Un accord structurant entre le Togo et le Brésil
Le Togo franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de transformation économique. À Lomé, les autorités togolaises ont conclu un accord stratégique avec l’Institut Daniel Franco, acteur reconnu du secteur agro-industriel au Brésil.
Baptisé « Établissement d’un marché commun entre le Togo et le Brésil en matière d’agroalimentaire et de renforcement des capacités », ce partenariat vise à renforcer durablement les relations commerciales et technologiques entre les deux pays.
Trois axes majeurs pour dynamiser l’agroalimentaire
L’accord repose sur trois piliers stratégiques :
- Le transfert de technologies et de savoir-faire
- La facilitation des échanges agroalimentaires
- Le développement de projets d’investissements conjoints
L’objectif est clair : moderniser l’appareil productif togolais et créer un écosystème agro-industriel plus compétitif et durable.
Modernisation productive et montée en gamme
Au-delà de la coopération technique, l’enjeu est profondément économique. À travers des formations spécialisées, des missions d’expertise et l’accompagnement des filières, le Togo ambitionne de :
- Accroître la productivité agricole
- Développer la production végétale et animale
- Renforcer la transformation locale
Cette stratégie vise à réduire la dépendance aux importations alimentaires et à capter davantage de valeur ajoutée sur le territoire national. En structurant des chaînes de valeur intégrées (de la production à la transformation), le pays entend stimuler l’emploi rural, sécuriser les revenus des producteurs et soutenir une croissance inclusive.
Attirer capitaux et expertise internationale
Le partenariat prévoit également un soutien actif à la dynamisation du commerce bilatéral et aux investissements conjoints. Un signal fort envoyé aux investisseurs, à l’heure où les États africains cherchent à consolider leur souveraineté alimentaire tout en diversifiant leurs alliances économiques.
Fondé il y a 94 ans, l’Institut Daniel Franco s’est imposé comme une référence en sélection animale, en élevage et en pratiques agricoles durables. Son expertise pourrait contribuer à structurer des filières plus performantes au Togo, notamment dans l’élevage et l’agro-transformation.
L’agriculture, futur moteur de compétitivité
En misant sur le transfert technologique et l’investissement productif, Lomé ambitionne de repositionner l’agriculture. Il ne s’agit plus seulement d’un secteur traditionnel, mais d’un levier stratégique de compétitivité et de création de richesse.
Ce pacte agro-industriel entre le Togo et le Brésil s’inscrit ainsi dans une vision à long terme : faire de l’agroalimentaire un pilier central de la transformation économique nationale.







