Tchad : le FMI en mission pour la deuxième revue du programme FEC
Le Tchad accueille une nouvelle mission du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre du suivi de son programme économique appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC). Prévue du 4 au 15 mai 2026, cette mission marque le lancement de la deuxième revue du programme FEC 2024-2029.
Le ministre d’État en charge des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Tahir Hamid Nguilin, a reçu à N’Djaména une délégation du FMI conduite par Julien Reynaud. Les discussions ont porté sur plusieurs sujets clés, notamment les perspectives macroéconomiques, l’exécution budgétaire, la mobilisation des ressources internes, la soutenabilité de la dette ainsi que les réformes engagées en matière de gouvernance économique et financière.
Cette mission vise à évaluer les progrès accomplis depuis la première revue du programme. Au cours de leur séjour, les experts du FMI mèneront des séances de travail avec les administrations publiques, les institutions concernées ainsi que les partenaires techniques et financiers.
Des défis structurels à relever
La deuxième revue intervient dans un contexte où le Tchad doit poursuivre plusieurs réformes stratégiques pour consolider sa stabilité économique.
Parmi les priorités figurent la diversification des sources de financement afin de réduire la dépendance aux revenus pétroliers, le renforcement de la gouvernance budgétaire pour améliorer la transparence des finances publiques et la maîtrise de l’endettement.
Les autorités tchadiennes cherchent ainsi à maintenir la crédibilité de leur programme économique auprès des bailleurs de fonds et à renforcer la confiance des investisseurs.
Un rendez-vous stratégique pour les réformes
Pour le gouvernement, cette mission représente une étape importante dans la mise en œuvre du programme FEC 2024-2029. Elle permettra non seulement de mesurer les avancées réalisées, mais aussi d’ajuster les priorités pour accélérer les réformes économiques et financières.
À travers ce processus de suivi, le Tchad entend démontrer son engagement en faveur d’une gouvernance économique plus solide, condition essentielle pour soutenir une croissance durable et améliorer la résilience de son économie face aux chocs externes.







