S&P Global Ratings a confirmé la notation S&P Cameroun à ‘B-/B’ en monnaie locale et étrangère, soulignant des perspectives économiques globalement stables. La croissance du PIB est attendue à 4,3 % sur la période 2025-2028, portée par l’augmentation de la production de gaz, l’industrialisation et des prix favorables pour les exportations de cacao et d’or.
Malgré ces atouts, le pays fait face à des défis persistants, notamment une gouvernance budgétaire fragile et une dépendance aux matières premières. Le déficit budgétaire devrait se stabiliser autour de 1 % du PIB, aidé par une réduction des subventions énergétiques et une amélioration des recettes fiscales. Toutefois, la pression sur les finances publiques pourrait s’intensifier en cas de chute des prix des hydrocarbures ou d’instabilité politique à l’approche des élections de 2025.
L’appartenance du Cameroun à la CEMAC lui offre une relative protection contre les risques extérieurs, avec des réserves de change solides couvrant plus de cinq fois les paiements du compte courant. Cependant, la région reste vulnérable aux fluctuations des prix pétroliers.
S&P estime que des progrès notables ont été réalisés dans le cadre des programmes du FMI, avec une hausse des recettes non pétrolières et une réduction progressive des subventions aux carburants. Cependant, la prise de décision reste centralisée et l’incertitude institutionnelle pourrait peser sur l’économie.
À moyen terme, la croissance démographique de 2,5 %, combinée aux investissements dans les infrastructures et l’énergie, devrait soutenir l’économie. Toutefois, le pays reste exposé aux chocs climatiques et à des investissements privés limités.
En cas d’amélioration de la gouvernance budgétaire et de la gestion des finances publiques, une revalorisation de la notation pourrait être envisagée. À l’inverse, une détérioration de la stabilité institutionnelle ou une pression accrue sur la liquidité publique pourrait conduire à une révision à la baisse.







