Au premier semestre 2024, l’économie sénégalaise a enregistré une croissance modérée de 1,2 %, en excluant les secteurs de l’agriculture et de la sylviculture. Cette performance, selon les dernières données de la Direction de la Prévision et des Études Économiques (DPEE), reflète une évolution contrastée des différents secteurs d’activité.
Les services et le secteur primaire, moteurs de la croissance
Les secteurs tertiaire et primaire ont joué un rôle clé dans cette croissance. Le secteur tertiaire a progressé de 3,9 %, porté par le commerce (+3%), le transport (+2%) et les services financiers et d’assurance (+5,1%). Le secteur primaire a, quant à lui, connu une augmentation de 3,1 %, stimulée par les activités d’élevage (+2,9%) et la pêche (+3,8%). Les taxes sur les biens et services (+1,8%) ont également contribué à cette dynamique, bien que de manière plus modeste.
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Le secteur secondaire en difficulté
À l’inverse, le secteur secondaire a reculé de 3,7 %, impacté par une baisse marquée dans plusieurs industries. Le secteur agroalimentaire a chuté de 5,3 %, tandis que les activités extractives ont plongé de 11,3 %. Les industries du textile (-8,2 %) et la fabrication de papier, cartons et articles (-18,9 %) ont également enregistré des baisses notables. Cette contraction résulte principalement des difficultés d’approvisionnement en matières premières, ainsi que de problèmes liés à la compétitivité des entreprises dans un contexte économique mondial incertain.
Dynamique contrastée au deuxième trimestre
Au deuxième trimestre 2024, la croissance économique s’est légèrement accélérée, atteignant 0,8 % par rapport au trimestre précédent. Cette performance est attribuable à la reprise du secteur secondaire (+3%) et à la hausse des taxes sur les biens et services (+21%). Cependant, des contreperformances ont été observées dans les secteurs primaire (-1,0%) et tertiaire (-4,1%).
Sur une base annuelle, l’économie sénégalaise a progressé de 2,2 % au deuxième trimestre 2024, grâce à une bonne performance du secteur tertiaire (+4,4%) et une légère amélioration du secteur primaire (+1,4%). Toutefois, le secteur secondaire continue de se contracter, enregistrant une chute de 19 %.







