Le 16 octobre 2024, le Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS) a octroyé une enveloppe de 5 milliards de francs CFA à Taysir Finances, une institution de microfinance islamique basée à Dakar. Ce financement, issu du Fonds islamique de relance, a pour objectif de soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) sénégalaises en leur offrant un accès à des financements compétitifs.
Doté de 20 milliards FCFA, ce fonds a été mis en place en partenariat avec la Banque islamique de développement (BID) et l’État du Sénégal. Il a pour vocation de financer des projets d’investissement via des banques partenaires telles que la Banque islamique du Sénégal et Coris Bank Baraka. Le partenariat avec Taysir Finances permettra aux PME d’accéder à des prêts à un taux attractif de 5,5 %.
Un soutien stratégique aux PME
Pour Babacar Gning, directeur général du FONSIS, cet investissement reflète la volonté du fonds souverain de co-développer avec le secteur privé des solutions innovantes pour financer les PME. « Les PME sont le moteur de la modernisation de notre économie », a-t-il déclaré. Cette initiative est cruciale pour stimuler le secteur productif sénégalais et améliorer l’accès au financement.
Adama Cissé, président du conseil d’administration de Taysir Finances, a également exprimé sa satisfaction face à cette collaboration. « Le soutien du FONSIS renforce notre capacité à accompagner les PME et à développer leur potentiel économique », a-t-il affirmé.
Taysir Finances : un acteur clé de la finance islamique
Avec un capital social d’un milliard de francs CFA, Taysir Finances joue un rôle central dans l’accompagnement des particuliers et des petites entreprises dans divers secteurs tels que le commerce, l’agriculture, l’artisanat, et la petite industrie. Grâce à ce nouveau financement, l’institution espère renforcer son impact sur l’économie sénégalaise.
Cette initiative du FONSIS marque une étape importante dans le soutien aux PME au Sénégal, en facilitant leur accès à des financements islamiques attractifs. Elle témoigne également de la volonté du gouvernement et de ses partenaires de renforcer l’inclusion financière pour soutenir la croissance économique du pays.







