Le Japon a annoncé une contribution supplémentaire de 51,67 milliards de yens, soit 421 millions de dollars (253 milliards FCFA), en faveur du 16ème Fonds africain de développement (FAD-16). Ce fonds, le guichet concessionnel de la Banque africaine de développement (BAD), est destiné à soutenir les pays africains les plus fragiles. Cet engagement a été concrétisé par un accord signé le 15 octobre 2024 à Tokyo entre l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et le groupe de la BAD.
Ce prêt concessionnel du Japon vise à répondre aux défis majeurs auxquels font face les pays africains, notamment le changement climatique, les infrastructures insuffisantes, la fragilité socio-économique et l’intégration régionale. Selon Daiho Fujii, vice-ministre japonais en charge des Finances, cette initiative permettra également de développer le secteur privé africain. Il a réaffirmé l’engagement du Japon à participer activement aux discussions pour la reconstruction du FAD-17, prévue l’année prochaine.
Le président de la BAD, Akinwumi Adesina, a souligné l’importance de projets pertinents pour les pays africains. Dans le cadre du FAD-16, 1,5 million de personnes ont obtenu un accès à l’eau et à l’assainissement, tandis qu’un million de personnes ont bénéficié des services dans le secteur des transports aériens, et 2,7 millions ont reçu des soins de santé. Ces résultats démontrent l’impact positif des initiatives soutenues par le fonds.
Membre du FAD depuis sa création en 1972, le Japon a joué un rôle crucial lors des précédentes phases de reconstruction du fonds, notamment lors des FAD-14 et FAD-15. La contribution actuelle renforce encore davantage la coopération entre le Japon et la BAD, ouvrant la voie à de nombreux projets stratégiques pour le développement durable en Afrique.
Cette nouvelle contribution japonaise au FAD-16 témoigne de l’engagement du Japon à soutenir le développement des pays africains les plus vulnérables, tout en mettant l’accent sur des secteurs essentiels tels que les infrastructures et la santé. Avec ces financements, la BAD est bien positionnée pour continuer à relever les défis du continent africain.







