L’ancien directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase), Lat Diop, également ex-ministre des Sports, fait face à des accusations de corruption et de détournement de deniers publics portant sur 5 milliards FCFA. Ce montant aurait été perçu de la part de la plateforme de paris sportifs 1xbet, partenaire de la Lonase. En garde à vue depuis samedi, il est attendu ce lundi devant le Procureur du Pool judiciaire et financier, devenant ainsi l’un des premiers cas traités par ce nouveau mécanisme dédié à la lutte contre la criminalité économique au Sénégal.
Un nouveau dispositif contre les crimes économiques
Mis en place récemment, le Pool judiciaire et financier du Sénégal regroupe des magistrats spécialisés, des enquêteurs financiers, ainsi que d’autres experts, avec pour mission de traiter les affaires complexes de corruption, de blanchiment d’argent, et de détournement de fonds publics. Ce mécanisme vise à promouvoir la transparence et à renforcer l’efficacité dans la gestion des affaires économiques, souvent longues et complexes.
Ce pool doit également accélérer le traitement des dossiers de corruption, en apportant une expertise particulière et en favorisant la coopération entre différentes institutions. Il a pour ambition d’améliorer la gouvernance, dissuader les crimes économiques et assurer une meilleure gestion des ressources publiques.
Voir aussi : Sénégal : Installation d’un Pool Judiciaire et Financier pour Renforcer la Transparence des Gouvernants
Lat Diop, premier d’une longue série ?
L’affaire Lat Diop n’est que le début. D’autres enquêtes sont actuellement sur la table, notamment celle impliquant l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf), où un détournement de 20 millions FCFA est en cours d’investigation. Ces premières arrestations marquent le début d’une série de poursuites contre plusieurs responsables ayant géré des fonds publics.
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, avait récemment averti des actions à venir contre ceux ayant « pillé les ressources publiques », dénonçant une gestion marquée par des dérapages budgétaires et une détérioration grave des finances publiques.







