Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) renforce son engagement en faveur du capital humain et de l’innovation en Afrique de l’Est. Son Conseil d’administration a approuvé un financement de 33,64 millions de dollars pour soutenir la phase II du Centre d’excellence en génie biomédical et cybersanté du Rwanda, un projet stratégique destiné à moderniser durablement le système de santé du pays.
Un financement structurant pour la santé et les compétences
Sur le montant total, 29,85 millions de dollars proviennent du Groupe de la BAD, dont 24,64 millions de dollars du Fonds africain de développement (FAD) — son guichet concessionnel — et 5,21 millions de dollars de la Banque africaine de développement. Le gouvernement rwandais assurera le complément du financement.
Implanté à Kigali Innovation City, pôle technologique en plein essor, le projet vise à étendre et moderniser le Centre d’excellence à travers :
- l’amélioration des programmes universitaires et professionnels ;
- la construction de laboratoires modernes ;
- l’acquisition d’équipements biomédicaux de pointe ;
- le renforcement des partenariats avec le secteur privé.
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Former les compétences de demain en santé numérique
S’appuyant sur les acquis de la phase I, la phase II permettra de former 470 étudiants aux niveaux licence et master dans les domaines du génie biomédical, de la réadaptation, de la mobilité et de la santé numérique. Les bénéficiaires seront majoritairement issus du Rwanda et des autres pays de la Communauté de l’Afrique de l’Est.
Le projet prévoit également la formation avancée du corps enseignant de l’Université du Rwanda aux niveaux doctoral et postdoctoral, afin de garantir un enseignement et une recherche de standard international.
Innovation, intégration régionale et entrepreneuriat
Au cœur de cette seconde phase figure la création d’un parc d’innovation biomédicale, conçu comme un espace collaboratif où étudiants, chercheurs et entreprises privées pourront concevoir, tester et produire des technologies de santé adaptées aux besoins locaux et régionaux.
Le projet soutiendra aussi :
- la réforme et l’accréditation des programmes académiques ;
- la recherche collaborative avec des institutions internationales ;
- l’intégration régionale via des échanges universitaires, des initiatives de recherche conjointes et des programmes d’appui à l’entrepreneuriat.
Des retombées économiques et sociales majeures
Les bénéfices attendus dépassent largement le cadre universitaire. Les hôpitaux et cliniques auront accès à des spécialistes formés localement, capables d’installer, d’entretenir et de réparer les équipements médicaux, réduisant ainsi la dépendance aux solutions importées et les coûts des soins.
Les populations, notamment dans les zones rurales, devraient bénéficier d’un meilleur accès aux soins, grâce au développement de la télémédecine et des outils de santé numérique. À terme, l’amélioration des compétences et des technologies contribuera à des diagnostics plus précis, des traitements plus sûrs et un système de santé plus résilient.
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Emplois, innovation et vision à long terme
Durant la phase de construction, le projet générera des centaines d’emplois temporaires, principalement pour les jeunes. À plus long terme, il devrait favoriser la création de startups de technologies de la santé, attirer des financements pour la recherche et soutenir l’émergence d’emplois qualifiés.
« Ce projet permettra à nos jeunes d’acquérir des compétences de classe mondiale tout en rapprochant des services de santé de qualité des familles », a déclaré Hendrina Doroba, cheffe de la division Éducation et développement des compétences du Groupe de la BAD.
Approuvé le 9 janvier 2026, le projet sera mis en œuvre par le gouvernement rwandais, via l’Université du Rwanda, jusqu’en 2030. Il s’inscrit pleinement dans l’ambition du Rwanda de bâtir une économie fondée sur la connaissance et un système de santé inclusif et durable.








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