La fintech britannique Revolut, l’une des néobanques les plus influentes au monde, se positionne pour une expansion stratégique au Maroc, marquant ainsi une nouvelle étape de sa croissance en Afrique du Nord.
Basée à Londres, Revolut a entamé les démarches préliminaires en vue de son entrée au Maroc, pays qu’elle considère comme une porte d’entrée clé dans la région MENA. L’entreprise a commencé à constituer une équipe locale et a engagé le processus réglementaire auprès de Bank Al-Maghrib, la banque centrale du Royaume. « Nous évaluons plusieurs marchés internationaux, et le Maroc émerge comme une option stratégique », a confié un porte-parole de Revolut au média Asharq.
Avec plus de 60 millions d’utilisateurs à travers le monde et plus de 1 000 milliards de dollars de transactions traitées en 2024, Revolut s’impose comme un géant mondial des services financiers numériques. Sa valorisation actuelle atteint environ 45 milliards de dollars US.
L’offre Revolut comprend :
des comptes d’épargne
des services de change multidevises
des prêts personnels
des échanges de cryptomonnaies
des outils d’investissement.
Pour piloter ses futures opérations au Maroc, Revolut a recruté Amine Berrada, ex-dirigeant d’Uber, qui était en charge des activités en Europe du Sud et de l’Est. Son expérience dans la gestion de marchés émergents représente un atout pour le déploiement efficace de la fintech au Maghreb.
Le secteur fintech marocain est en pleine évolution, porté par la digitalisation des services bancaires, le développement des paiements mobiles, et une jeunesse de plus en plus connectée. L’arrivée d’un acteur international comme Revolut pourrait stimuler la concurrence, accélérer l’inclusion financière et favoriser l’innovation dans l’écosystème financier local.
La présence de Revolut au Maroc reste soumise à l’obtention des autorisations nécessaires. Toutefois, ce projet témoigne de l’intérêt croissant des grandes fintechs mondiales pour les marchés africains à fort potentiel.










































