Le Sénégal bénéficie d’un appui financier de 65 milliards FCFA (115 millions de dollars) de la Banque mondiale, approuvé par l’Association internationale de développement (IDA). Annoncé le 27 juin 2025, ce financement soutient le programme SEN-FINTRAC 2025-2029, aligné sur la Vision 2050 du Sénégal. L’objectif est de moderniser la gestion des finances publiques, d’assurer la soutenabilité de la dette et de booster la collecte des ressources internes.
Ce programme ambitieux repose sur trois axes majeurs :
- Modernisation des finances publiques : Mise en place d’un système financier intégré et adoption de procédures électroniques pour les marchés publics, améliorant l’efficacité et la transparence.
- Viabilité de la dette : Création d’un système unifié d’enregistrement de la dette pour une gestion plus rigoureuse et durable.
- Mobilisation des recettes : Modernisation des administrations fiscale et douanière, avec un accent sur la facturation électronique pour optimiser la collecte des impôts.
Le programme SEN-FINTRAC s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique entre le Sénégal et la Banque mondiale. Il vise à créer un cadre propice à une croissance économique inclusive et à améliorer la qualité des services publics. Selon Keiko Miwa, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, « ces réformes renforcent l’engagement du pays envers une gestion transparente des finances publiques, favorisant la confiance des citoyens et la résilience face aux chocs économiques et climatiques ».
Le soutien financier se divise en deux volets :
- Un prêt de 105 millions de dollars (environ 59 milliards FCFA) axé sur des résultats concrets.
- Une assistance technique de 10 millions de dollars (plus de 5 milliards FCFA) pour accompagner la transformation numérique et renforcer les capacités institutionnelles.
Ces fonds permettront notamment de déployer des outils de suivi en temps réel des finances publiques et de promouvoir des approches basées sur la performance, alignées avec le programme RESET (Réformes pour la stabilisation économique, la transformation et la transparence).
Ce financement marque une étape clé pour le Sénégal dans sa quête d’un système financier plus robuste et transparent. En renforçant la gestion budgétaire, le pays pourra mieux financer des projets structurants, comme l’éducation, la santé ou les infrastructures, tout en s’adaptant aux défis climatiques. De plus, la numérisation des services fiscaux pourrait inspirer d’autres nations de l’UEMOA, renforçant l’attractivité économique de la région.







