La durée de vie de la mine d’or de Tongon en Côte d’Ivoire, initialement prévue pour 2020, sera prolongée « au moins jusqu’en 2030 ». Cette mine, la plus grande du pays en termes de production, bénéficiera de nouvelles opportunités d’exploitation grâce à des découvertes sur des gisements satellites, comme l’ont annoncé ses dirigeants.
Dans une interview avec Reuters le 10 juillet, Hilaire Diarra, le directeur général de la Société des mines de Tongon, une filiale de la canadienne Barrick Gold, a détaillé ces découvertes faites en 2021 et 2022. La découverte la plus significative a été un « imposant gisement » dans la région de Boundiali.
Les premiers minerais extraits de ces nouveaux gisements seront traités dans la mine de Tongon. Si les réserves de Boundiali se confirment, une nouvelle infrastructure de production pourrait y être installée.
Située à 628 km au nord d’Abidjan, près de la frontière malienne, la mine d’or de Tongon a produit son premier lingot en 2010. Elle est détenue à 89,7% par Barrick Gold, 10% par l’État ivoirien et 0,3% par des investisseurs locaux, faisant d’elle la plus importante exploitation minière du pays. En 2020, la mine a atteint un record de production avec 284 863 onces d’or, soit environ 8 tonnes. Ces dernières années, sa production annuelle s’est stabilisée autour de 200 000 onces, soit environ 5,7 tonnes.
La prolongation de l’exploitation de la mine de Tongon est une nouvelle encourageante pour l’économie ivoirienne, en particulier pour le secteur minier. Cela assure non seulement des revenus continus mais aussi des emplois locaux pendant plusieurs années supplémentaires.
La découverte de nouveaux gisements autour de Tongon et Boundiali promet de prolonger la durée de vie de la mine d’or la plus productive de Côte d’Ivoire. Avec une gestion efficace et des investissements continus, cette extension pourrait renforcer la position de la Côte d’Ivoire sur le marché mondial de l’or.







