Au Burkina Faso, la filière oignon franchit une étape clé avec l’instauration d’un prix minimum garanti (PMG) de 165 FCFA le kilogramme au producteur. Annoncée le 1er décembre 2025 à Ouagadougou, cette décision est le fruit d’un plaidoyer engagé depuis 2021 par les acteurs du secteur.
Portée par le Comité interprofessionnel de la filière oignon du Burkina (CIFOB), l’UNAPOB et l’APCOB, la mesure vise à sécuriser les revenus des producteurs, réduire la volatilité des prix et renforcer la transparence commerciale. En dessous de ce seuil, l’achat de l’oignon au producteur n’est plus autorisé.
Le prix de 165 FCFA n’est pas figé. Il constitue un plancher, susceptible d’évoluer à la hausse selon l’offre et la demande, pouvant dépasser 200, 300 voire 500 FCFA/kg en période de forte tension sur le marché.
Déterminé à partir d’études sur les coûts de production et des prix à l’exportation, le PMG répond aussi aux difficultés structurelles du secteur, notamment l’absence d’unités de stockage, à l’origine des fortes fluctuations saisonnières des prix.
En instaurant ce mécanisme, la filière entend encourager la production nationale, améliorer la régulation du marché et poser les bases d’une dynamique durable, bénéfique à la fois aux producteurs, commerçants et consommateurs.









































