La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) vient de franchir une étape majeure en accédant au marché obligataire chinois avec l’émission réussie de sa toute première obligation Panda. Cette émission d’un montant de 2,2 milliards de RMB, soit environ 303 millions de dollars US, s’inscrit dans le cadre du Programme d’obligations Panda 2025 de la banque. Elle porte sur une durée de trois ans, assortie d’un taux de coupon final de 2,99 %.
Réalisée le 28 mars, cette opération marque une avancée significative pour les institutions panafricaines dans la diversification de leurs sources de financement. Afreximbank devient ainsi la première institution financière multilatérale panafricaine à émettre une obligation Panda, et le deuxième émetteur africain après l’Égypte, qui avait ouvert la voie en 2022.
La Banque d’Import-Export de Chine et l’Industrial and Commercial Bank of China ont joué le rôle de co-chefs de file dans cette transaction saluée comme un tournant stratégique dans les relations financières sino-africaines.
Pour Chandi Mwenebungu, Trésorier et Directeur général de la division Trésorerie et Marchés chez Afreximbank, cette réussite illustre non seulement la solidité du profil de crédit de l’institution, mais aussi la confiance croissante des investisseurs asiatiques envers le potentiel économique africain.
Selon lui, cette opération incarne l’engagement continu de la banque à diversifier ses instruments de financement, ses bases géographiques d’investisseurs, ainsi que la durée et la typologie de ses passifs. Elle s’inscrit également dans la stratégie plus large d’Afreximbank de mobiliser des ressources alternatives pour soutenir la croissance du continent et combler les déficits de financement structurels.
Cette émission historique renforce par ailleurs les relations économiques sino-africaines, consolidant une collaboration financière stratégique appelée à se développer. Elle offre un précédent inspirant pour d’autres institutions africaines désireuses d’explorer les opportunités du marché obligataire chinois, tout en confirmant l’intérêt grandissant de Pékin pour les perspectives économiques du continent.



























