Niger : le coût de la dette tombe à 7,45 % après une nouvelle opération de reprofilage
Le Niger poursuit l’amélioration de ses conditions de financement sur le marché régional des titres publics de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. À l’issue d’une nouvelle opération de reprofilage de sa dette intérieure réalisée le 2 juillet 2026, l’État a mobilisé 100,653 milliards de FCFA tout en réduisant le coût moyen pondéré de ses nouveaux emprunts à 7,45 %, contre plus de 10 % au début de l’année.
Cette opération s’inscrit dans la stratégie engagée par les autorités pour optimiser la gestion de la dette publique, réduire les coûts de financement et améliorer le profil des remboursements.
Une mobilisation de plus de 100 milliards FCFA
Selon le gouvernement nigérien, l’opération a permis de lever l’intégralité du montant recherché, soit 100,653 milliards de FCFA.
Le taux de couverture et le taux d’absorption se sont tous deux établis à 100 %, ce qui signifie que les souscriptions ont couvert exactement les besoins de financement et que toutes les offres retenues ont été entièrement servies.
En parallèle, l’État a procédé au rachat anticipé de titres publics pour un montant de 669 millions de FCFA. Cette opération vise à réaménager le calendrier des remboursements en réduisant les concentrations d’échéances et en améliorant la soutenabilité de la dette.
Une baisse continue du coût de financement
L’un des principaux enseignements de cette opération réside dans la poursuite de la détente des conditions de financement.
Le gouvernement rappelle que le taux global de sortie dépassait 10 % au début de 2026. Grâce aux différentes opérations de gestion active de la dette, ce taux est progressivement descendu à un peu plus de 9 %, puis à 8,80 % lors de la précédente opération, avant d’atteindre désormais 7,45 %.
Cette diminution de plus de 2,5 points de pourcentage en quelques mois représente une économie significative sur la charge d’intérêts supportée par le budget de l’État et contribue à préserver les marges de manœuvre budgétaires.
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Une confiance renforcée des investisseurs
Pour les autorités, cette évolution traduit une amélioration progressive de la courbe des taux du Niger sur le marché financier régional.
Une courbe des taux plus favorable signifie que les investisseurs exigent une rémunération moins élevée pour souscrire aux émissions souveraines du pays, ce qui reflète une perception plus positive du risque.
Le gouvernement estime que cette performance témoigne du renforcement de la confiance des investisseurs institutionnels — banques, compagnies d’assurance, fonds d’investissement et autres acteurs du marché — dans la signature souveraine du Niger.
Une stratégie de gestion active de la dette
Depuis le début de l’année, le Niger multiplie les opérations de reprofilage afin d’optimiser la structure de sa dette intérieure.
Cette stratégie consiste notamment à remplacer des emprunts arrivant rapidement à échéance par des financements de plus longue maturité ou obtenus à des conditions plus avantageuses. L’objectif est de lisser les remboursements dans le temps, de réduire les risques de refinancement et d’améliorer la soutenabilité des finances publiques.
Selon le gouvernement, les résultats obtenus confirment « la pertinence de la stratégie de gestion active de la dette » engagée depuis plusieurs mois.
Le gouvernement salue les acteurs du marché
À l’issue de l’opération, les autorités nigériennes ont remercié l’ensemble des investisseurs ayant participé à cette émission, ainsi que les établissements bancaires, les sociétés de gestion et d’intermédiation (SGI), la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest et UMOA-Titres, qui accompagnent les États de l’Union dans leurs opérations de financement sur le marché régional.







