Niger : les prix du mil et du sorgho en hausse avec le Ramadan
Les prix des principales céréales connaissent une hausse modérée sur les marchés nigériens, portée par le raffermissement saisonnier de la demande à l’approche du mois de Ramadan. Selon les dernières données publiées par le Système d’Informations sur les Marchés Agricoles (SIMA), les prix du mil et du sorgho ont progressé respectivement de 4 % et 2 % au cours de la semaine du 25 février au 3 mars 2026.
Le mil en hausse sous l’effet de la demande saisonnière
Au niveau national, le prix moyen du sac de 100 kg de mil s’est établi à 21 013 FCFA, contre 20 208 FCFA la semaine précédente, soit une progression d’environ 4 %. Cette évolution s’explique principalement par la hausse saisonnière de la demande liée au Ramadan, période durant laquelle cette céréale est particulièrement prisée pour la consommation courante et la constitution de stocks domestiques.
Dans certaines zones, la hausse est encore plus marquée. Sur les marchés de Niamey, les prix ont progressé d’environ 10 %, oscillant entre 22 000 et 23 000 FCFA selon les marchés et les variétés.
L’analyse spatiale met également en évidence d’importants écarts régionaux. À Iférouane, le sac de mil atteint 33 000 FCFA en raison de contraintes logistiques et d’une offre limitée, tandis qu’à N’Guelkolo, il tombe à 15 672 FCFA, grâce à une meilleure disponibilité et à la fluidité des circuits d’approvisionnement.
Le sorgho poursuit sa progression
Le prix moyen national du sac de 100 kg de sorgho suit également une tendance haussière, bien que plus modérée. Il est passé de 16 967 FCFA à 17 378 FCFA, soit une augmentation de 2 %.
Cette progression s’explique elle aussi par l’augmentation des achats des ménages dans un contexte de demande accrue liée au Ramadan. Malgré cette hausse, l’approvisionnement reste globalement satisfaisant sur l’ensemble du territoire.
Les disparités régionales demeurent toutefois importantes. À Maïné-Soroa, le sac de sorgho s’échange autour de 11 200 FCFA grâce à une offre abondante et à une forte concurrence entre commerçants. À l’inverse, à Arlit, les contraintes logistiques et la disponibilité limitée peuvent faire grimper les prix jusqu’à 32 000 FCFA.
Dans la capitale Niamey, les prix restent relativement stables, oscillant entre 15 000 et 17 000 FCFA selon les marchés.
Le maïs et le riz restent globalement stables
Contrairement au mil et au sorgho, le marché du maïs demeure globalement stable. Le prix moyen national du sac de 100 kg est passé de 17 640 FCFA à 17 721 FCFA, une hausse marginale qui reflète une offre suffisante pour couvrir la demande actuelle.
L’analyse spatiale révèle toutefois des contrastes importants. Dans les zones bien connectées comme Say, les prix peuvent descendre autour de 10 000 FCFA grâce à des flux commerciaux réguliers. En revanche, dans des zones enclavées telles que Agadez et Arlit, les contraintes logistiques peuvent faire grimper les prix jusqu’à 30 000 FCFA.
Pour sa part, le riz importé reste globalement stable. Le prix moyen national du sac de 25 kg est passé de 11 182 FCFA à 11 232 FCFA, reflétant un marché équilibré soutenu par des importations régulières et des stocks commerciaux suffisants.
Sur les marchés de Niamey, le sac de riz importé se vend autour de 11 000 FCFA, un niveau légèrement supérieur au prix indicatif recommandé par les autorités pour prévenir toute spéculation durant le Ramadan.
Des prix toujours en baisse sur un an
Malgré les hausses observées cette semaine, la tendance reste nettement favorable aux consommateurs sur le plan interannuel.
Comparés à février 2025, les prix affichent en effet des reculs significatifs :
- –30 % pour le mil
- –35 % pour le sorgho
- –39 % pour le maïs
- –25 % pour le riz importé
Ces baisses traduisent une détente structurelle du marché des céréales, soutenue par une disponibilité globalement satisfaisante et une meilleure fluidité des circuits d’approvisionnement.
Dans ce contexte, les marchés céréaliers du Niger semblent pour l’instant capables d’absorber la hausse saisonnière de la demande liée au Ramadan, limitant ainsi les tensions excessives sur les prix.







