L’intérêt pour les ressources d’uranium du Niger demeure élevé malgré les récentes révocations des licences d’exploitation pour les mines d’Imouraren et de Madaouela détenues par Orano et GoviEX. La société African Discovery Group (AfDG), basée aux États-Unis, a récemment signé une lettre d’intention pour acquérir les actifs uranifères de la société Central Global Access International Niger (CGAIN). Cet accord vise à formaliser un partenariat juridique contraignant dans un avenir proche.
CGAIN possède un permis d’exploration pour le gisement d’Ouricha-3, couvrant une superficie de 494 km² dans la région nord du pays, à mi-chemin entre les mines d’Agadez et d’Arlit. Selon la compagnie, cette collaboration avec le gouvernement nigérien permettra de développer des compétences locales dans l’industrie nucléaire, un secteur prometteur pour le continent.
Aux termes de l’accord, AfDG devrait émettre des actions aux détenteurs du permis d’exploitation existant, facilitant ainsi l’absorption de CGAIN. Cette acquisition permettra à AfDG de prendre le contrôle de CGAIN, qui sera ensuite renommée Africa Uranium tout en conservant les parts de l’État nigérien. La transaction devrait être finalisée au quatrième trimestre de 2024, sous réserve de l’approbation des actionnaires et des autorités nigériennes. Alan Kessler, président d’AfDG, a qualifié cette transaction de « changement de paradigme ».
La majeure partie du gisement Ouricha-3 a été explorée par Areva (devenu Orano) en 2006, comprenant au moins 161 forages, des relevés géophysiques aéroportés et terrestres, une cartographie géologique et des levés sismiques. De nombreuses anomalies de surface ont été identifiées mais nécessitent encore des études approfondies pour évaluer leur potentiel.
Le Niger est le septième producteur mondial d’uranium. En 2022, le pays a fourni plus d’un quart de l’uranium utilisé dans l’Union européenne, devenant ainsi le deuxième fournisseur après le Kazakhstan.







