La Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et le gouvernement nigérien ont passé en revue, le 7 mai 2026 à Niamey, l’état de mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au titre de l’année 2025.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la revue annuelle instituée par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UEMOA afin d’évaluer les progrès réalisés par les États membres dans l’application des réformes communautaires.
Un taux de mise en œuvre des réformes de 76,1 %
À l’issue des travaux, le président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop, a salué les performances du Niger en matière d’intégration régionale.
Selon lui, le pays a enregistré un taux de mise en œuvre des réformes communautaires de 76,10 % en 2025.
« Le Niger a consolidé sa performance avec un taux de mise en œuvre des réformes de 76,10 %. Cette évaluation a porté sur 145 réformes contre 132 en 2024 », a déclaré Abdoulaye Diop.
La revue 2025 constitue la 11e édition de cet exercice communautaire destiné à renforcer l’intégration économique au sein de l’espace UEMOA.
Une légère baisse par rapport à 2024
Le ministre nigérien de l’Économie et des Finances, Mamane Laouali Abdou Rafa, a toutefois souligné une légère baisse du taux de mise en œuvre par rapport à l’année précédente.
Selon lui, le taux moyen s’établissait à 77,39 % en 2024, soit un recul de 1,29 point en 2025.
Le ministre explique cette évolution par des difficultés rencontrées dans plusieurs secteurs stratégiques liés au marché commun et aux réformes sectorielles.
Des difficultés dans plusieurs secteurs clés
Les contraintes identifiées concernent notamment :
- la fiscalité intérieure ;
- la libre circulation ;
- l’agriculture ;
- l’élevage ;
- l’environnement ;
- les eaux et forêts ;
- la culture et le tourisme.
Pour les autorités nigériennes, ces résultats montrent la nécessité d’adapter davantage certaines réformes communautaires aux réalités économiques, sociales et institutionnelles des États membres.
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Des programmes communautaires exécutés à 66 %
Concernant les programmes et projets communautaires, le gouvernement nigérien a indiqué que le taux moyen d’exécution physique s’établit à 66 % en 2025.
Le taux de décaissement atteint pour sa part 72,22 %.
Ces chiffres traduisent des avancées mais également la nécessité d’intensifier les efforts afin d’accélérer la mise en œuvre des projets communautaires dans le pays.
L’UEMOA insiste sur le renforcement de l’intégration régionale
Pour Abdoulaye Diop, cette revue constitue un instrument essentiel pour évaluer les actions communes menées dans le cadre du traité de l’UEMOA et renforcer l’intégration économique régionale.
Il a également salué l’engagement des autorités nigériennes en faveur du processus communautaire, malgré un contexte régional marqué par des défis économiques, sécuritaires et géopolitiques.
Le Niger veut renforcer sa résilience économique
De son côté, le ministre Mamane Laouali Abdou Rafa a rappelé que les autorités nigériennes accordent une attention particulière aux initiatives régionales susceptibles de renforcer la résilience économique du pays et d’améliorer les conditions de vie des populations.
Selon lui, cette phase politique de la revue doit permettre :
- de consolider les acquis ;
- d’identifier les difficultés persistantes ;
- de renforcer la coopération régionale ;
- de rechercher des solutions communes aux défis économiques.
À travers cette rencontre, le Niger et la Commission de l’UEMOA réaffirment ainsi leur volonté de poursuivre le dialogue et la coopération pour approfondir l’intégration économique dans l’espace communautaire ouest-africain.







