Le Conseil National de Transition (CNT) du Mali a adopté à l’unanimité, jeudi 3 juillet 2025, le projet de loi portant révision de la charte de la transition, avec les 131 membres présents en accord. Cette décision marque une étape clé dans le processus politique du pays, en pleine période de transition depuis 2020.
La révision fixe la durée de la transition à cinq ans renouvelables, autant de fois que nécessaire jusqu’à la pacification du Mali. Elle autorise également le président de la transition, ainsi que les membres du gouvernement et du CNT, à se présenter aux élections présidentielles et générales. Cependant, la durée peut être réduite si les conditions pour organiser des élections sont réunies. En cas de conflit, la constitution prévaut sur la charte.
Depuis son adoption en 2020, la charte de la transition a été plusieurs fois ajustée pour répondre aux évolutions politiques. Cette nouvelle version intervient dans un climat de tensions, avec des débats sur la concentration du pouvoir et les retards dans le retour à un gouvernement civil, initialement prévu en 2022.
Cette révision pourrait prolonger la transition indéfiniment tant que la sécurité n’est pas restaurée, un défi majeur avec les conflits persistants dans le nord et le centre du Mali. Certains y voient une opportunité pour stabiliser le pays, tandis que d’autres craignent une restriction des libertés démocratiques. Le CNT devra maintenant travailler sur un cadre électoral clair pour éviter une impasse politique.










































