Madagascar réclame une meilleure représentation de l’Afrique dans la gouvernance mondiale
Madagascar plaide pour une réforme de la gouvernance mondiale afin de renforcer la représentation du continent africain dans les instances internationales de décision. Cette position a été défendue le 28 octobre à Moscou, lors d’une rencontre entre des ministres africains des Affaires étrangères et leur homologue russe, Sergueï Lavrov, en marge du 3e Sommet Russie-Afrique.
La cheffe de la diplomatie malgache, Alice N’Diaye, a notamment insisté sur la nécessité de renforcer le multilatéralisme, de préserver la souveraineté des États et de diversifier les partenariats internationaux dans un contexte de tensions géopolitiques.
Madagascar appelle à rééquilibrer la gouvernance mondiale
Au cours de cette rencontre, Madagascar a mis en avant les défis sécuritaires, géopolitiques et économiques auxquels les pays africains sont confrontés. Les difficultés liées aux chaînes d’approvisionnement figurent également parmi les préoccupations évoquées par la ministre, selon un communiqué publié jeudi.
Pour Antananarivo, l’évolution de la gouvernance mondiale doit permettre une participation plus équitable des pays africains aux décisions internationales. Cette revendication s’inscrit dans le débat plus large sur la place du continent au sein des institutions multilatérales et sur la prise en compte de ses priorités dans les mécanismes de décision mondiaux.
La diplomatie malgache défend également un système financier international davantage adapté aux besoins des pays en développement. L’objectif est de favoriser des conditions plus propices au financement du développement et à la prise en compte des contraintes économiques propres à ces États.
Russie-Afrique : diversifier les partenariats économiques
Madagascar a par ailleurs souligné les perspectives offertes par la coopération entre la Russie et les pays africains. Les domaines évoqués comprennent les investissements, les échanges commerciaux, le transfert de compétences scientifiques et technologiques, le développement du capital humain ainsi que l’industrialisation.
Cette orientation traduit la volonté malgache de promouvoir une diversification des relations internationales sur la base du respect mutuel et de la souveraineté des États.
Pour les économies africaines, la diversification des partenaires peut contribuer à élargir les débouchés commerciaux, à attirer de nouveaux investissements et à faciliter l’accès à des compétences et à des technologies. La concrétisation de ces possibilités dépend toutefois des accords conclus, des financements mobilisés et de leur traduction en projets économiques effectifs.
Dans ce contexte, le partenariat Russie-Afrique constitue l’un des cadres de coopération évoqués par Madagascar pour soutenir ses objectifs de développement et renforcer ses relations économiques extérieures.
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Le multilatéralisme et le droit international au cœur du discours malgache
La ministre malgache des Affaires étrangères a également réaffirmé l’attachement de son pays au multilatéralisme, au règlement pacifique des différends et au respect du droit international.
Cette position souligne l’importance accordée aux mécanismes de dialogue et de coopération entre États face aux tensions internationales. Elle rejoint la revendication d’une gouvernance mondiale dans laquelle les pays africains disposeraient d’une représentation plus conforme à leur place dans les affaires internationales.
La réforme du système financier international constitue un autre volet de cette démarche. Les pays en développement cherchent notamment à faire mieux prendre en compte leurs besoins de financement, leurs priorités économiques et les contraintes auxquelles ils sont confrontés.
Le 3e Sommet Russie-Afrique attendu sur les priorités communes
Le 3e Sommet Russie-Afrique est présenté comme une occasion de consolider les acquis de la coopération entre Moscou et les pays du continent, de définir des priorités communes et d’accélérer la mise en œuvre des engagements en faveur de la paix, de la stabilité et du développement durable.
Pour Madagascar, les enjeux dépassent le seul cadre diplomatique. Ils concernent également la diversification des relations économiques, le développement industriel et le renforcement des capacités scientifiques et technologiques.
La portée concrète de cette coopération dépendra notamment des engagements qui seront traduits en initiatives opérationnelles et des résultats obtenus dans les domaines annoncés.
À travers sa position exprimée à Moscou, Madagascar remet ainsi au premier plan deux priorités : une participation africaine plus équitable à la gouvernance mondiale et une coopération internationale davantage orientée vers les besoins économiques et les choix souverains des États.







