L’Éthiopie ouvre son secteur bancaire aux investisseurs étrangers dans le cadre des réformes du FMI
La Banque nationale d’Éthiopie (NBE) a officiellement ouvert la voie aux banques et investisseurs étrangers souhaitant entrer sur son marché, marquant un tournant majeur dans la stratégie économique du pays. Cette annonce s’inscrit dans un programme ambitieux de réformes soutenu par le Fonds monétaire international (FMI), visant à moderniser et libéraliser le secteur bancaire éthiopien.
Dès ce 25 juillet, les établissements financiers internationaux peuvent déposer une demande de licence auprès de la NBE pour opérer en Éthiopie. Cette décision fait suite à l’adoption en décembre dernier d’une loi historique autorisant les banques étrangères à créer des filiales, des succursales ou des bureaux de représentation, ainsi qu’à acquérir des parts dans des banques locales.
L’Éthiopie mène actuellement une restructuration économique d’envergure dans le cadre d’un accord de 3,4 milliards de dollars sur quatre ans conclu avec le FMI. Ce programme comprend notamment la libéralisation du secteur bancaire, la mise en place d’un taux de change plus flexible pour le birr, ainsi qu’un accord en cours de négociation portant sur la restructuration d’une dette extérieure estimée à 8,4 milliards de dollars.
Cette ouverture du secteur bancaire vise à attirer de nouveaux capitaux, favoriser l’innovation financière, renforcer la concurrence et améliorer l’inclusion financière dans un pays où la majorité de la population n’a toujours pas accès aux services bancaires formels.
En ouvrant ses portes aux acteurs étrangers, l’Éthiopie espère stimuler la croissance économique, accélérer la transformation de son système financier et se positionner comme une destination attractive pour les investissements internationaux dans la région de la Corne de l’Afrique.










































