Le Groupe d’action financière (GAFI) a annoncé ce 25 octobre l’ajout de la Côte d’Ivoire, ainsi que de l’Algérie, de l’Angola, et du Liban, à sa « liste grise ». Cette liste regroupe les pays sous surveillance accrue en raison de faiblesses dans leurs régimes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Bien que l’ajout à cette liste ne soit pas une sanction, il indique des mesures renforcées pour combler des lacunes stratégiques identifiées.
Selon Elisa de Anda Madrazo, présidente du GAFI, cette surveillance vise à encourager les pays concernés à intensifier leurs efforts dans la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Pour la Côte d’Ivoire, cet encadrement signifie l’optimisation des mécanismes de traçabilité des flux financiers et le renforcement de la coopération interinstitutionnelle.
Voir aussi : Le Sénégal sort de la liste grise du GAFI
Dans cette démarche, la Côte d’Ivoire s’est engagée politiquement depuis octobre 2024 à travailler avec le GAFI et le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) pour corriger les failles identifiées. Depuis le Rapport d’évaluation mutuelle en juin 2023, la Côte d’Ivoire a progressé sur plusieurs recommandations en matière de régulation des institutions financières et des professions non financières réglementées, tout en renforçant son dispositif de sanctions.
Alors que la Côte d’Ivoire s’efforce d’implémenter les réformes, le retrait du Sénégal de cette même liste démontre que le renforcement des normes LBC/FT peut restaurer la confiance des partenaires internationaux. Le gouvernement ivoirien ambitionne d’atteindre ce même objectif et de renforcer son attractivité financière dans la sous-région.








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