Abidjan, 22 décembre 2024 – La Côte d’Ivoire, inscrite sur la liste grise du Groupe d’Action Financière (GAFI), multiplie les efforts pour consolider son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT/FP).
Après l’évaluation cyclique menée par le GAFI et le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), des insuffisances ont été relevées. En réponse, un plan d’action ambitieux comportant 14 mesures prioritaires doit être mis en œuvre dans un délai de deux ans maximum.
Un plan structuré pour quitter la liste grise
Contrairement à une perception négative, l’inscription sur la liste grise ne désigne pas un pays comme une plaque tournante de blanchiment d’argent, mais comme un État nécessitant des ajustements pour renforcer son cadre de lutte contre la criminalité financière.
Les efforts ivoiriens se concentrent sur deux axes principaux :
- La conformité technique : Mettre en place des bases légales solides alignées sur les 40 recommandations et 11 résultats immédiats du GAFI.
- L’efficacité opérationnelle : Garantir une application optimale des dispositifs pour perturber les réseaux criminels.
Lors des récentes réunions internationales, les progrès de la Côte d’Ivoire ont été salués, notamment lors des sessions du Groupe Conjoint en Belgique et de la plénière du GAFI en octobre 2024.
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Une mobilisation nationale autour du plan d’action
Pour accélérer la mise en œuvre des réformes, le gouvernement a lancé une série de rencontres impliquant les acteurs publics et privés. Du 16 au 26 décembre 2024, ces réunions visent à partager le plan d’action et à identifier les éventuels obstacles.
Alain Philippe Pohan, Directeur de Cabinet Adjoint du Premier Ministre, a déclaré : « Adresser efficacement les défaillances résiduelles est une priorité. Nous devons également sensibiliser le grand public sur les enjeux liés à ce processus. »
Ces rencontres incluent également des actions de communication pilotées par le Ministère de la Communication. Amadou Coulibaly, le ministre, a souligné l’importance d’un plan de communication structuré, intégrant formation, sensibilisation et suivi.
Vers une sortie rapide de la liste grise
Grâce à la synergie entre ses institutions et le soutien des partenaires internationaux, la Côte d’Ivoire espère quitter rapidement la liste grise. Cette étape marquera un progrès important dans la lutte contre la criminalité financière et renforcera la crédibilité du pays sur la scène internationale.
Les efforts soutenus de la Côte d’Ivoire dans ce domaine illustrent sa volonté de moderniser ses dispositifs financiers et de protéger son économie des activités criminelles. Ces avancées renforceront sa position en tant que modèle de gouvernance financière en Afrique de l’Ouest.







