La Namibie a été rétrogradée de la catégorie des pays à revenu intermédiaire de tranche supérieure à celle des pays à revenu intermédiaire de tranche inférieure, selon le classement 2026 de la Banque mondiale, couvrant juillet 2025 à juin 2026. Publiée mardi 1er juillet 2025, cette décision fait de la Namibie le seul pays à subir un tel recul cette année, soulignant des défis économiques persistants.
La Banque mondiale attribue ce changement à un ralentissement de la croissance du PIB, passé de 4,4 % en 2023 à 3,7 % en 2024. Un facteur clé est la chute du secteur minier, avec une croissance de 19,3 % en 2023 tombant à -1,2 % en 2024, due à une faible demande mondiale de diamants. De plus, une révision démographique des Nations Unies a augmenté la population de 13,8 % en 2023, réduisant le produit national brut par habitant de 12,9 %, ce qui a pesé sur le classement.
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La Namibie, riche en diamants et uranium, dépend fortement de l’extraction minière, qui représente environ 12,5 % de son PIB. Cependant, la baisse des prix des diamants et la concurrence des diamants synthétiques ont fragilisé cette économie. Avec une population d’environ 3 millions d’habitants et un taux de pauvreté de 19,6 % en 2025, les inégalités restent marquées, le coefficient de Gini atteignant 59,1, l’un des plus élevés au monde.
Ce reclassement pourrait limiter l’accès à certains financements concessionnels, bien que la Banque mondiale n’ait pas encore détaillé les implications. Certains experts remettent en question la fiabilité du produit national brut par habitant comme indicateur unique, arguant qu’il masque les disparités régionales et le poids de l’économie informelle, qui soutient deux tiers des ruraux. Le gouvernement mise sur l’exploration pétrolière et l’hydrogène vert pour relancer la croissance, prévue à 3,9 % en 2025.









































