La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a finalisé l’augmentation de sa facilité de prêt de 375 millions de dollars pour Oando Oil Limited, renforçant ainsi la flexibilité financière de cette entreprise pétrolière nigériane. Ce refinancement, soutenu par Mercuria Asia Resources PTE Limited, fait suite à la réduction de la dette initiale de 525 millions de dollars (2019) à 100 millions en 2024, libérant une marge pour de nouveaux investissements stratégiques.
Cette facilité de prêt basée sur les réserves (RBL) vise à propulser Oando vers une production de 100 000 barils de pétrole et 1,5 milliard de pieds cubes de gaz par jour d’ici fin 2029. Une cible qui pourrait augmenter la production nigériane et consolider son rôle sur le marché mondial de l’énergie. De plus, elle devrait stimuler l’économie locale en créant des emplois et en modernisant les infrastructures pétrolières, un enjeu crucial dans un pays où le secteur représente 90 % des exportations.
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Wale Tinubu, PDG d’Oando PLC, salue cette étape comme un « levier essentiel » pour exploiter des réserves capables de générer 11 milliards de dollars de flux de trésorerie nets sur leur durée de vie. Ce prêt, orchestré par Afreximbank avec le soutien de Mercuria, s’inscrit dans une stratégie post-acquisition de Nigerian Agip Oil Company (NAOC) en 2024, qui a porté la production d’Oando à 23 727 barils équivalent pétrole par jour, selon les résultats de 2024.
Haytham Elmaayergi, vice-président d’Afreximbank, voit dans cette transaction un moyen de promouvoir le contenu local dans l’industrie pétrolière africaine. Cependant, des défis persistent : la volatilité des prix du pétrole (68,5 $ le baril en juillet 2025) et les infrastructures limitées pourraient freiner les ambitions d’Oando. Certains observateurs doutent aussi de la capacité à atteindre 100 000 barils par jour, vu les retards historiques dans les projets similaires au Nigeria.
Si ce prêt renforce la confiance des investisseurs, comme en témoignent les discussions positives sur le web, il soulève des questions sur la dépendance d’Oando aux financements étrangers et la gestion des revenus. Avec une dette publique nigériane à 53 % du PIB en 2024, un échec pourrait alourdir les pressions budgétaires, un point débattu dans les cercles économiques locaux.











































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