Comme chaque année, la Guinée met en pause les activités liées à l’exploitation forestière. Du 7 juillet au 30 septembre 2025, la coupe et le transport de bois sont officiellement suspendus sur l’ensemble du territoire national. Cette mesure vise à ralentir la déforestation, protéger les ressources forestières et encourager leur régénération naturelle.
La ministre de l’Environnement et du Développement durable, Djami Diallo, a annoncé cette décision dans le journal télévisé de la RTG. Elle précise que cette suspension temporaire concerne également l’importation de madriers et répond à des impératifs écologiques et de gestion durable des forêts guinéennes.
Une réponse à l’exploitation anarchique des forêts
Selon les autorités, la suspension annuelle intervient pour freiner les coupes illégales, notamment celles effectuées par des exploitants artisanaux non autorisés. Un constat préoccupant avait déjà été fait en 2024 : une exploitation anarchique du bois, souvent sans aucun cadre légal, contribuant à la dégradation rapide des forêts.
Cette situation s’est traduite par un recul significatif des forêts de mangroves, qui sont passées de 250 000 hectares en 1990 à 192 000 hectares en 2023, soit une perte moyenne d’environ 1 750 hectares par an. Une alerte forte, évoquée par la ministre lors de la Journée Internationale des Forêts 2024.
Une mesure récurrente pour protéger le patrimoine forestier
La suspension est appliquée chaque année pendant trois mois, afin de permettre une pause écologique et une meilleure régulation du secteur. La reprise des activités se fera uniquement après la publication d’un communiqué officiel par les autorités.
Le ministère appelle à la responsabilité de tous les citoyens pour respecter cette décision. Des sanctions sont prévues en cas de non-respect. L’objectif affiché est clair : sauvegarder durablement le patrimoine forestier national face aux pressions économiques et environnementales croissantes.








































