Guinée : la DGI instaure un cadre permanent de dialogue avec le secteur privé
La Direction générale des impôts (DGI) de Guinée franchit une nouvelle étape dans la modernisation de l’administration fiscale. En signant des protocoles d’accord avec la Confédération générale des entreprises de Guinée (CGE-GUI) et la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Guinée (CCIAG), l’administration fiscale entend renforcer le dialogue avec le secteur privé afin d’améliorer le climat des affaires et de favoriser une meilleure conformité fiscale.
La cérémonie officielle s’est tenue le 1er juillet 2026 à Conakry, sous la présidence de la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, en présence des principaux représentants du patronat guinéen ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Un partenariat au service de la modernisation fiscale
Ces accords s’inscrivent dans la dynamique du programme national de transformation économique « Simandou 2040 », qui vise à accélérer les réformes économiques et à renforcer l’attractivité de la Guinée.
À travers ce nouveau cadre permanent de concertation, les trois institutions souhaitent instaurer une relation plus étroite entre l’administration fiscale et les entreprises. L’objectif est de privilégier la transparence, le dialogue et la recherche de solutions concertées face aux difficultés rencontrées par les opérateurs économiques.
Les protocoles prévoient notamment l’organisation de rencontres régulières permettant d’anticiper les problématiques fiscales, de réduire les incompréhensions et d’améliorer l’environnement des affaires.
Le secteur privé plaide pour une fiscalité plus prévisible
Le président de la CGE-GUI, Ansoumane Kaba Guitter, a salué la création de ce mécanisme de dialogue, estimant qu’il répond à une attente de longue date du secteur privé.
Selon lui, la fiscalité constitue un levier essentiel du développement économique et les entreprises guinéennes sont conscientes de leur responsabilité dans la mobilisation des ressources publiques. Il a toutefois insisté sur la nécessité de construire un système fiscal davantage lisible, stable et prévisible afin de renforcer la confiance des investisseurs.
Le responsable du patronat a également réaffirmé l’engagement de la confédération à promouvoir le civisme fiscal auprès des entreprises.
La formalisation de l’économie au cœur des priorités
Pour sa part, la CCIAG entend jouer un rôle actif dans la mise en œuvre de cette nouvelle coopération.
Son représentant, Benjamin Colle, a indiqué que l’institution accompagnera la DGI dans des campagnes de sensibilisation destinées aux acteurs économiques, notamment ceux évoluant dans le secteur informel.
L’ambition est de favoriser une meilleure formalisation des activités économiques, d’élargir progressivement l’assiette fiscale et de renforcer l’équité entre les contribuables.
Le gouvernement veut renforcer l’attractivité économique
Prenant la parole, la ministre Mariama Ciré Sylla a qualifié cette signature de « moment historique » pour la Guinée.
Elle a souligné que cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision portée par le président Mamadi Doumbouya, qui fait du partenariat entre l’État et le secteur privé un levier majeur de la transformation économique du pays.
La ministre a également salué les efforts de la directrice générale des impôts, Fatoumata Foula Diallo, ainsi que ceux des équipes techniques ayant conduit les négociations.
Réduire les contentieux et simplifier les procédures
De son côté, Fatoumata Foula Diallo a assuré que l’administration fiscale mettra tout en œuvre pour faire de ce cadre permanent de concertation un outil efficace au service des entreprises.
À terme, cette coopération devrait contribuer à réduire les litiges fiscaux, simplifier les procédures administratives, fluidifier les relations entre l’administration et les contribuables et renforcer la confiance des investisseurs.
En consolidant le dialogue entre les pouvoirs publics et le secteur privé, la Guinée entend ainsi poursuivre les réformes destinées à améliorer son climat des affaires, renforcer la mobilisation des recettes fiscales et soutenir les ambitions de développement du programme Simandou 2040.







