La Chambre de Commerce de Guinée-Bissau (CCGB) a exprimé son soutien à la suspension de Mama Samba Embaló, présidente de la Chambre de Commerce, d’Industrie, d’Agriculture et de Services (CCIAS), accusée de détournement présumé de 500 millions FCFA. Cette position, exprimée dans une lettre officielle datée du 12 septembre, vise à restaurer la crédibilité des organisations du secteur privé guinéen.
Le 22 novembre, le Conseil d’Administration de la CCIAS a pris la décision de suspendre Mama Samba Embaló suite à des allégations de détournement de fonds. Dans une lettre adressée au Président par intérim de la CCIAS, la CCGB a déclaré que cette mesure était nécessaire pour :
- Restaurer la légalité et la moralité dans la gestion des institutions.
- Protéger la crédibilité des organisations du secteur privé.
Le président de la CCGB, Fernando Jorge Pedreira Gomes, a souligné l’importance de cette suspension pour éviter de nuire à l’image des institutions économiques et commerciales du pays.
Dans cette même lettre, la Chambre de Commerce de Guinée-Bissau a formulé plusieurs recommandations pour renforcer la transparence et la gouvernance de la CCIAS :
- Réalisation d’un audit financier des comptes de l’institution par une société indépendante.
- Création d’une commission de révision des statuts de la CCIAS afin de moderniser sa gouvernance.
- Organisation d’élections internes dans un délai de 90 jours suivant la suspension de Mama Samba Embaló.
Les accusations portées contre Mama Samba Embaló et la gestion financière de la CCIAS mettent en lumière des défis importants pour le secteur privé guinéen :
- La nécessité d’assurer une gestion transparente des fonds publics et privés.
- Le besoin de renforcer la bonne gouvernance dans les organisations économiques.
La CCGB insiste sur l’importance de redorer l’image des chambres de commerce pour maintenir la confiance des investisseurs et des acteurs économiques, essentiels à la relance et au développement économique de la Guinée-Bissau.
Alors que les enquêtes et l’audit financier doivent être lancés, la suspension de Mama Samba Embaló souligne l’importance de la responsabilité des dirigeants dans la gestion des institutions clés. L’issue de cette affaire pourrait servir de précédent pour d’autres organisations dans la sous-région, confrontées à des enjeux similaires de gouvernance et de transparence.










































