GTCO Holdings a levé 105 millions de dollars grâce à une offre d’actions à la Bourse de Londres (LSE), marquant son entrée historique sur ce marché le 9 juillet 2025. Cette opération, qui inclut l’émission de 2,29 milliards d’actions ordinaires à 70 nairas chacune, dépasse les 100 millions de dollars initialement visés et renforce la présence internationale de la première institution financière ouest-africaine cotée à Londres.
L’offre, lancée via un processus accéléré de constitution de carnet d’ordres (ABB) entre le 2 et le 3 juillet 2025, a attiré des investisseurs institutionnels des États-Unis, du Royaume-Uni et d’autres régions. Avec un capital social minimum atteignant 508 milliards de nairas et une capitalisation boursière dépassant 3 000 milliards de nairas, GTCO dépasse les exigences de la Banque centrale du Nigeria (N500 milliards). Les actions seront négociées à la NGX et à la LSE à partir du 31 juillet, sous le symbole « GTCO » après un passage initial par « GTHC ».
En parallèle, GTCO retire ses certificats de dépôt mondiaux (GDR) de la LSE, effective le 30 juillet 2025, pour privilégier une cotation directe de ses actions ordinaires. Cette transition, facilitée par Citigroup comme coordinateur global, vise à simplifier l’accès des investisseurs et à booster la liquidité, un choix salué par le PDG Segun Agbaje comme une « étape clé » pour l’avenir des institutions financières africaines sur la scène mondiale.
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Cette levée s’inscrit dans un contexte de réformes économiques nigérianes qui stabilisent l’environnement macroéconomique, renforçant la confiance des investisseurs. Avec un bénéfice net de 258 milliards de nairas au premier trimestre 2025 (+61 % sur un an) et un ratio de prêts non performants réduit à 4,5 %, GTCO montre une santé financière solide. Les fonds serviront à recapitaliser GTBank Nigeria et à soutenir sa croissance internationale, notamment au Ghana et en Côte d’Ivoire.
Si cette cotation ouvre des portes aux investisseurs globaux, certains doutent de la liquidité réelle à Londres, où les volumes quotidiens (1,23 million $ au Nigeria) pourraient rester modestes. La dépendance à l’ABB, rapide mais risquée, et la volatilité du naira (1 540 N/$) soulèvent des questions sur la viabilité à long terme, surtout si les réformes économiques ralentissent, un point débattu sur les réseaux sociaux.
Avec cette dualité boursière, GTCO rejoint Seplat Energy et Airtel Africa, renforçant la visibilité du Nigeria. Cependant, le succès dépendra de la capacité à attirer des capitaux stables et à gérer les défis locaux, comme les infrastructures et la régulation, pour transformer cette levée en levier de croissance durable.







