La République du Congo franchit un nouveau cap dans sa stratégie énergétique grâce à l’élargissement de son partenariat avec Eni. Avec un accent fort sur l’exportation de GNL (gaz naturel liquéfié), la modernisation des infrastructures et l’inclusion sociale, le pays ambitionne de devenir un acteur majeur du secteur gazier en Afrique.
Lors d’une rencontre à Brazzaville entre le Président congolais Denis Sassou Nguesso et le PDG d’Eni, Claudio Descalzi, les deux parties ont confirmé l’accélération du projet Congo LNG. Ce projet repose sur l’exploitation du gaz congolais à travers des infrastructures flottantes de liquéfaction.
Depuis la première phase déjà opérationnelle, le pays exporte 1 milliard de m³ de GNL par an. La deuxième phase, prévue pour fin 2025, fera grimper la capacité à 4,5 milliards m³ par an, consolidant la position du Congo parmi les leaders africains du GNL.
Le projet Congo LNG s’inscrit dans une stratégie plus large : valoriser les ressources nationales et structurer des filières locales. À ce jour, Eni est le seul opérateur étranger sur les ressources gazières du Congo, avec un apport direct à la Centrale Électrique du Congo (CEC), responsable de 70 % de la production d’électricité nationale.
En parallèle, Eni modernise le réseau électrique haute tension avec la réhabilitation de la ligne 220 kV Pointe-Noire – Brazzaville, ainsi que de neuf sous-stations, garantissant un meilleur équilibre entre production et consommation d’électricité dans le pays.
Au-delà du gaz, Eni mise aussi sur le développement d’une filière verte. L’entreprise a lancé un agri-hub d’une capacité de 30 000 tonnes/an destiné à la production d’huile végétale pour le bioraffinage. Cette initiative, conforme aux normes européennes (RED), s’appuie sur la mécanisation agricole pour améliorer les rendements et la traçabilité.
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Eni renforce aussi son empreinte sociale avec plusieurs projets structurants :
60 000 foyers améliorés distribués à Brazzaville et Pointe-Noire depuis 2024, impactant 300 000 bénéficiaires.
Projet Intégré Hinda pour 25 000 personnes en zones rurales, couvrant éducation, santé, énergie et diversification économique.
Soutien à la filière pêche à Pointe-Noire.
Appui à l’enseignement supérieur et à la formation professionnelle.
Ces actions s’inscrivent dans le cadre du Plan National de Développement et témoignent d’un engagement de long terme d’Eni dans le pays.
Avec le soutien d’Eni, la République du Congo affiche clairement ses ambitions : devenir un acteur stratégique du GNL en Afrique, tout en modernisant ses infrastructures énergétiques et en renforçant l’impact social de ses projets. Ce modèle d’alliance public-privé pourrait inspirer d’autres pays africains dans leur quête de souveraineté énergétique durable.








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