Le Ghana est secoué par un scandale administratif de grande ampleur avec la découverte de 81 885 fonctionnaires fantômes sur la liste de paie de l’Autorité du Service National. Cette fraude a été révélée à l’issue d’un audit des arriérés de paiements, déclenché pour régulariser les indemnités des bénéficiaires légitimes du programme de service national obligatoire pour les diplômés.
Face à cette situation, le président John Dramani Mahama a ordonné, mercredi 12 février 2025, une enquête approfondie pour faire la lumière sur ces irrégularités et identifier les responsables. L’ampleur du phénomène soulève des interrogations sur la gestion des fonds publics sous l’ancien gouvernement, alors qu’on ignore encore si des paiements frauduleux ont été réalisés sous ces noms fictifs.
Selon les premières estimations du ministère des Finances, 14,6 millions de dollars ont été versés à 98 000 bénéficiaires légitimes, excluant ainsi les noms fictifs du système. Cette affaire met en lumière les failles du système de paie de la fonction publique, dans un pays qui cherche à se relever de sa plus grave crise économique depuis une génération.
Le président Mahama, revenu au pouvoir en janvier 2025, a fait de la lutte contre la corruption une priorité. Il s’engage à éradiquer les détournements de fonds publics et à assainir les finances du pays, notamment en renforçant la transparence dans l’administration.
Parallèlement à cette affaire, l’Office du Procureur Spécial (OSP) du Ghana a émis un mandat d’arrêt contre Ken Ofori-Atta, ancien ministre des Finances, le déclarant fugitif recherché. Il est soupçonné d’avoir joué un rôle clé dans cinq transactions financières suspectes, faisant l’objet d’une enquête pour corruption et délits connexes.
Cette série d’actions judiciaires confirme la volonté du gouvernement de restaurer la confiance dans l’appareil d’État et de mettre fin aux fraudes qui affectent l’économie du pays. Avec cette nouvelle enquête, le Ghana envoie un signal fort sur sa détermination à assainir sa gestion publique et à sanctionner les responsables de détournements de fonds.









































