L’économie ghanéenne confirme son redressement. Le PIB du Ghana a progressé de 6 % en glissement annuel au deuxième trimestre 2026, selon les données publiées mercredi 9 septembre par le Ghana Statistical Service (GSS).
Cette performance, après une croissance de 6,4 % au premier trimestre, confirme la dynamique de reprise de l’économie ghanéenne, après plusieurs années marquées par de fortes difficultés économiques.
Les services portent la croissance
Le secteur des services a joué un rôle central dans cette progression. Il a enregistré une croissance de 8 % au deuxième trimestre et représente désormais 45,9 % du PIB.
À lui seul, le secteur a contribué à 57,6 % de la croissance globale enregistrée sur la période.
L’industrie a, de son côté, progressé de 4,3 %, tandis que l’agriculture a enregistré une croissance de 3,9 %.
Les technologies au cœur de la dynamique
Au sein des services, les technologies de l’information et de la communication (TIC) se sont particulièrement distinguées.
La branche a enregistré une croissance de 30,9 % au deuxième trimestre 2026, contre 21,3 % sur la même période de 2025.
Pour le statisticien en chef du GSS, Alhassan Iddrisu, cette performance ne constitue pas un phénomène ponctuel. Il souligne que les TIC affichent une croissance à deux chiffres chaque trimestre depuis trois ans, faisant du numérique l’un des principaux moteurs de la transformation économique du Ghana.
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Le secteur pétrolier rebondit fortement
La croissance a également bénéficié d’un net rebond du secteur pétrolier et gazier.
L’activité dans cette branche a progressé de 22,4 % au deuxième trimestre 2026, après une contraction particulièrement marquée de 29 % un an auparavant.
Hors hydrocarbures, le PIB réel a tout de même enregistré une progression de 5,4 %, confirmant que la dynamique économique ne repose pas uniquement sur le secteur extractif.
Le Ghana poursuit sa sortie de crise
Cette nouvelle performance intervient après une période particulièrement difficile pour l’économie ghanéenne.
Le pays avait notamment fait défaut sur une grande partie de sa dette extérieure en 2022, dans un contexte marqué par les effets de la pandémie de Covid-19 et les conséquences économiques de la guerre en Ukraine.
Accra a depuis engagé un vaste programme de restructuration de sa dette publique et bénéficié d’un programme de financement de 3 milliards de dollars du Fonds monétaire international (FMI), approuvé en mai 2023.
Le 27 juillet 2026, le Conseil d’administration du FMI a validé la sixième et dernière revue du programme, permettant le décaissement d’une ultime tranche de 371 millions de dollars.
Inflation et réserves de change en amélioration
Le FMI avait alors relevé plusieurs signes d’amélioration de la situation économique du Ghana, notamment le reflux de l’inflation et la progression des réserves de change.
L’institution a également souligné l’importance des réformes structurelles engagées et de conditions favorables sur les marchés des matières premières pour stabiliser l’économie et réduire les risques liés à la dette.
Avec deux trimestres consécutifs de croissance supérieure à 6 %, le Ghana semble ainsi confirmer son retour sur une trajectoire de croissance plus solide. La poursuite des réformes et la consolidation des acquis économiques seront toutefois déterminantes pour inscrire cette reprise dans la durée.







