Félix Tshisekedi multiplie les échanges de haut niveau à Jérusalem
Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a intensifié les contacts diplomatiques entre Kinshasa et Israël. Ce mardi 1er septembre 2026, à Jérusalem, le chef de l’État congolais a rencontré successivement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président Isaac Herzog.
Les deux rencontres ont été consacrées au renforcement des relations diplomatiques et de la coopération entre la RDC et Israël, avec un accent particulier sur plusieurs secteurs stratégiques.
Sécurité, défense et technologies au cœur des discussions
Lors de son entretien avec Benjamin Netanyahu, Félix Tshisekedi a abordé plusieurs domaines prioritaires pour les deux pays.
Les discussions ont notamment porté sur la sécurité, la défense, l’agriculture, les infrastructures, l’énergie et les hautes technologies.
À l’ouverture de la rencontre, le Premier ministre israélien a affiché sa volonté d’approfondir les relations avec Kinshasa.
« C’est une grande amitié que nous souhaitons approfondir encore plus », a déclaré Benjamin Netanyahu.
Les deux responsables ont ensuite poursuivi leurs échanges en tête-à-tête avant d’élargir la séance de travail à leurs délégations respectives.
Cette séquence a permis de réaffirmer leur volonté commune de consolider le rapprochement entre la RDC et Israël et de donner davantage de contenu au partenariat stratégique entre les deux États.
Tshisekedi et Herzog veulent donner une nouvelle dimension à leur coopération
Le président Félix Tshisekedi s’est également entretenu avec son homologue israélien Isaac Herzog.
Cette rencontre a permis aux deux dirigeants de poursuivre le dialogue engagé lors de leur précédent échange, tenu en novembre 2025 à Kinshasa.
Les deux présidents ont réaffirmé leur volonté de bâtir une coopération fondée sur des intérêts communs et mutuellement avantageux.
Les discussions ont notamment porté sur l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’eau, la santé, les technologies et l’innovation, mais également sur la sécurité, la formation et l’investissement.
Agriculture, eau et santé parmi les secteurs prioritaires
Pour Kinshasa, l’agriculture et la sécurité alimentaire figurent parmi les principaux domaines dans lesquels le partenariat avec Israël pourrait être renforcé.
La question de l’eau et les enjeux liés à la santé ont également occupé une place importante dans les échanges.
La coopération pourrait par ailleurs s’étendre aux technologies et à l’innovation, des secteurs dans lesquels Israël dispose d’une expertise reconnue et que la RDC souhaite davantage mobiliser dans le cadre de son développement.
La formation et l’investissement complètent cette liste de priorités, avec l’ambition de favoriser des projets susceptibles de produire des résultats concrets pour les populations.
Lire aussi : RDC–Émirats : un accord économique pour doubler les investissements
Tshisekedi mise sur un partenariat axé sur les résultats
À l’issue de ses échanges avec Isaac Herzog, Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité de dépasser le simple cadre des accords diplomatiques.
« Notre ambition est de bâtir avec Israël un partenariat moderne, pragmatique et mutuellement bénéfique », a déclaré le chef de l’État congolais.
Pour lui, la réussite de cette coopération devra être appréciée non seulement à travers les accords conclus, mais surtout à travers leur mise en œuvre et les résultats obtenus pour les deux peuples.
Cette approche traduit la volonté de Kinshasa de privilégier des partenariats capables de déboucher sur des investissements et des réalisations concrètes.
Vers un renforcement des relations RDC-Israël
Les rencontres de Jérusalem témoignent de la volonté des autorités congolaises et israéliennes de donner un nouvel élan à leurs relations.
La diversité des secteurs évoqués montre également que la coopération envisagée dépasse désormais le seul cadre diplomatique pour englober des enjeux économiques, sécuritaires, technologiques et sociaux.
Pour la RDC, le rapprochement avec Israël pourrait ainsi ouvrir de nouvelles perspectives dans des domaines stratégiques tels que l’agriculture, l’innovation, l’énergie, la formation et les infrastructures.
Kinshasa et Jérusalem affichent désormais une ambition commune : transformer le dialogue politique en coopération concrète et durable, au bénéfice des deux pays.







