Le 17 juillet 2025, la Chambre des représentants des États-Unis a adopté le GENIUS Act par 308 voix contre 122, une loi historique régulant les stablecoins, des cryptomonnaies adossées à des actifs comme le dollar. Soutenue par Donald Trump et une centaine de démocrates, dont Hakeem Jeffries, cette législation, déjà validée par le Sénat en juin, attend la signature présidentielle imminente. Ce cadre réglementaire pourrait transformer le secteur des cryptomonnaies, avec des implications potentielles pour les transactions financières en Afrique de l’Ouest.
Le GENIUS Act impose aux émetteurs de stablecoins de maintenir des réserves équivalentes à la valeur en circulation, sous forme d’actifs liquides comme des dépôts bancaires ou des bons du Trésor. Des audits mensuels et des règles anti-blanchiment renforcent la transparence et la sécurité. Cette régulation répond aux demandes d’acteurs comme Coinbase et Circle, qui cherchaient un cadre clair après des années de litiges sous l’administration Biden. Des géants comme Amazon, Walmart, et même des banques comme JPMorgan explorent déjà leurs propres stablecoins, voyant dans ces actifs un moyen d’accélérer les paiements numériques.
Le marché des stablecoins, évalué à 250 milliards de dollars en 2025, connaît une croissance fulgurante, portée par la position pro-cryptomonnaies de Trump. Le bitcoin a atteint un record de 123 205 dollars le 14 juillet, dopé par la « Crypto Week » du Congrès. Le GENIUS Act, combiné au Clarity Act (en attente d’approbation au Sénat), légitime les cryptomonnaies tout en renforçant la domination du dollar dans les transactions numériques mondiales. En Afrique de l’Ouest, où les transferts transfrontaliers via des plateformes comme Wave ou Chipper Cash sont populaires, les stablecoins pourraient réduire les coûts et accélérer les paiements, stimulant le commerce régional.
Malgré son adoption bipartisan, le GENIUS Act divise. Certains républicains craignent une surveillance gouvernementale accrue, tandis que des démocrates, comme Elizabeth Warren, dénoncent une protection insuffisante contre les fraudes. En Afrique de l’Ouest, où les escroqueries numériques freinent l’adoption des cryptomonnaies, un cadre inspiré du GENIUS Act pourrait rassurer les investisseurs et encourager l’utilisation des stablecoins pour des transactions transfrontalières, notamment dans l’UEMOA. Cependant, l’absence d’infrastructures numériques robustes et de régulations locales harmonisées reste un obstacle.
Le GENIUS Act marque un tournant pour les stablecoins, renforçant la confiance et l’innovation aux États-Unis. Pour l’Afrique de l’Ouest, il ouvre des perspectives pour des paiements numériques plus rapides et moins coûteux.
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