Gabon : une mission du FMI attendue en février sur fond de tensions budgétaires
Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit d’envoyer une mission au Gabon dès le mois de février, selon des informations relayées par le site spécialisé Zone Bourse. Cette visite s’inscrit dans la poursuite des échanges entre les équipes de l’institution de Bretton Woods et les autorités gabonaises, en vue de la conclusion d’un futur programme économique axé sur la croissance.
Cette démarche intervient dans un contexte financier délicat pour le Gabon, confronté à une dépendance accrue aux marchés régionaux de capitaux pour le financement de ses besoins budgétaires. En décembre dernier, l’agence de notation Fitch Ratings a souligné l’érosion marquée de l’appétit des investisseurs pour la dette gabonaise, conduisant à une dégradation de la note de défaut à long terme en devises étrangères.
Vers un programme soutenu par le FMI
Le nouveau ministre de l’Économie et des Finances, Thierry Minko, a récemment indiqué que le gouvernement s’engageait à mettre en œuvre un programme de croissance économique avec l’appui du FMI. Il a également fait état d’une intensification des discussions techniques et institutionnelles avec l’institution financière internationale.
Toutefois, le FMI tempère. Un représentant de l’institution a précisé que, malgré un renforcement de l’engagement des autorités gabonaises depuis le récent remaniement gouvernemental, aucune demande formelle de programme n’a encore été déposée. « Les autorités ont manifesté leur intention de travailler vers un programme soutenu par le FMI, mais nous n’avons pas encore reçu de requête officielle », a-t-il indiqué.
Une mission d’évaluation macroéconomique décisive
La mission FMI au Gabon, attendue en février, aura pour objectif principal d’évaluer la situation macroéconomique et budgétaire du pays, tout en ouvrant des discussions approfondies sur les réformes structurelles et les orientations de politiques économiques envisagées par le gouvernement.
En octobre dernier, Alexandre Barro Chambrier, ancien vice-président du gouvernement du Gabon, avait déclaré à Reuters que les autorités n’envisageaient ni restructuration ni reprofilage de la dette publique. Il avait également évoqué une révision de la base de calcul du PIB, susceptible d’améliorer le ratio dette/PIB.
Les prochains mois s’annoncent ainsi déterminants pour le Gabon, qui cherche à stabiliser ses équilibres macroéconomiques, restaurer la confiance des investisseurs et consolider sa coopération avec le FMI dans un environnement financier régional de plus en plus contraint.







