Au Gabon, le gouvernement de transition a annoncé qu’il rendrait publics tous les contrats signés par l’État avec les sociétés exploitant le pétrole. Cet engagement a été pris lors de récents échanges avec le Fonds Monétaire International (FMI) dans le cadre du programme économique en cours. « Les autorités ont indiqué qu’elles travaillaient sur les modalités pratiques pour la publication des contrats pétroliers, sous réserve des clauses de confidentialité figurant dans les contrats existants », peut-on lire dans un rapport de l’institution.
Le FMI a également souhaité que les autorités réalisent un audit pour évaluer « les coûts d’extraction du pétrole – déclarés par les entreprises exploitantes – qui déterminent les recettes partagées avec l’État, et clarifient les obligations financières mutuelles des parties prenantes du secteur pétrolier ». L’objectif est de faire la lumière sur un secteur longtemps marqué par l’opacité et la sous-déclaration des revenus générés, selon les autorités de transition. En 2023, la part du pétrole dans les recettes publiques du Gabon était estimée à 50%. Selon le FMI, le manque de transparence sur les contrats, la production et le partage des revenus empêche de connaître avec précision les revenus réels du secteur extractif.
En matière de transparence des comptes budgétaires, le gouvernement de transition a déjà fait de nombreux efforts pour éclaircir les dépenses extra-budgétaires de l’administration précédente. Cela a permis de révéler une sous-déclaration des postes de dépenses, un manque de données sur les entreprises publiques, et la dissimulation de comptes bancaires en dehors du Trésor. Le nouvel exécutif s’est engagé à combler ces lacunes pour mieux comprendre la situation budgétaire, gérer efficacement les ressources publiques et créer un climat favorable pour les entreprises.







