Réunis à Pretoria les 23 et 24 avril 2025, les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du Groupe des Vingt (G20) ont validé un programme de travail stratégique visant à lever les obstacles au développement et à la croissance en Afrique. Ce programme identifie des solutions politiques concrètes pour accompagner le continent dans sa transformation économique.
Selon un communiqué conjoint du Trésor sud-africain et de la Banque centrale d’Afrique du Sud, les discussions ont mis en avant l’importance du renforcement institutionnel, de la lutte contre les vulnérabilités macroéconomiques, du développement des infrastructures et de la réduction du coût du capital pour soutenir durablement l’Afrique.
L’accent a également été mis sur l’élaboration de politiques macro-financières visant à assurer une croissance inclusive et une stabilité financière face aux défis mondiaux. Ce consensus témoigne d’une volonté accrue d’ancrer l’Afrique dans une dynamique économique mondiale fondée sur des bases solides.
Les membres du G20 ont réaffirmé leur attachement au multilatéralisme et à un système commercial international fondé sur des règles. Dans un contexte marqué par la fragmentation croissante des échanges, les participants ont souligné que les pays à faible revenu, notamment africains, en seraient les principales victimes. Cette réunion a ainsi réitéré la nécessité de préserver des mécanismes de coopération ouverts et équitables pour maintenir la stabilité économique globale.
La discussion sur l’architecture financière internationale a notamment porté sur les avancées du cadre de suivi du G20 pour la mise en œuvre de sa feuille de route sur les banques multilatérales de développement. L’objectif est de rendre ces institutions plus efficaces et capables de soutenir davantage les économies africaines, tant sur le plan des investissements que des réformes structurelles.
Ce programme approuvé à Pretoria marque un tournant dans la collaboration entre le G20 et le continent africain, en plaçant les priorités africaines au centre d’un dispositif multilatéral destiné à produire des résultats concrets.










































