Un atelier consacré à la finance climatique s’est déroulé du 28 au 30 octobre 2025 à Koudougou, à une centaine de kilomètres de Ouagadougou. Organisé par la Banque africaine de développement (BAD), l’événement a rassemblé une cinquantaine de participants issus des ministères, d’organismes publics, de partenaires techniques, d’organisations de la société civile, d’institutions de recherche et du secteur privé.
L’objectif principal : renforcer les capacités nationales en matière d’accès, de gestion et de mobilisation des financements verts afin de renforcer la résilience du Burkina face aux effets du changement climatique.
Cette formation s’inscrit dans le cadre du Projet de renforcement des capacités institutionnelles et techniques pour la mobilisation de la finance climatique (RECFIC). Financé par la Facilité d’appui à la transition, ce programme couvre six pays africains : le Burkina Faso, Djibouti, le Niger, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo et le Tchad.
Le RECFIC vise à améliorer l’accès de ces pays aux financements climatiques pour soutenir des projets de résilience et de gestion des risques climatiques.
Durant l’atelier, les participants ont été formés aux principaux mécanismes existants, notamment :
le Fonds d’adaptation,
le Fonds pour l’environnement mondial (FEM),
le Fonds vert pour le climat (FVC),
ainsi que les instruments proposés par la Banque africaine de développement.
Les sessions ont également porté sur :
la préparation de projets bancables,
la structuration de partenariats techniques et financiers,
les exigences de transparence,
et les pratiques de suivi-évaluation.
Selon Mme Mouna Diawara, chargée des Opérations de la BAD au Burkina Faso, l’initiative vise à faire émerger dans chaque pays bénéficiaire « un portefeuille de projets solides et porteurs d’impact, prêts à recevoir un appui des guichets climatiques mondiaux ».
Elle a rappelé que ce renforcement des capacités s’aligne sur :
la Stratégie décennale 2024-2033 de la Banque,
le Cadre stratégique sur le changement climatique et la croissance verte 2021-2030,
qui ambitionnent de placer l’Afrique sur une trajectoire de développement résilient et bas carbone, tout en favorisant la mise en œuvre des Contributions déterminées au niveau national (CDN).
Pour M. Souleymane Nabolé, conseiller technique représentant le ministre de l’Économie et des Finances, la mobilisation de financements verts est aujourd’hui essentielle :
« Les changements climatiques ne sont plus uniquement des enjeux environnementaux ; ils constituent une crise multidimensionnelle qui affecte nos économies, nos infrastructures, nos moyens de subsistance et notre sécurité collective. »
Il souligne que des ressources financières conséquentes sont nécessaires pour alimenter des programmes intégrés de résilience et favoriser une croissance sobre en carbone.
De son côté, Mme Ako Charlotte Eyong, Task Manager du RECFIC, a indiqué que le projet ambitionne de mobiliser d’ici sa clôture des financements pour au moins un grand projet climatique structurant dans chacun des pays bénéficiaires.
Pour assurer la continuité des acquis, le projet prévoit la mise en place d’une plateforme e-learning. Celle-ci permettra aux techniciens et cadres nationaux de poursuivre leur formation et de renforcer leurs compétences même après la fin du programme.







