L’activité économique mondiale a poursuivi sa progression au quatrième trimestre 2025, dans un contexte marqué par une modération de l’inflation et un apaisement relatif des tensions commerciales. Toutefois, la dynamique de croissance reste contrastée selon les régions.
Une croissance modérée dans les économies avancées
Aux États-Unis, la croissance du PIB s’est établie à 1,8 % en glissement annuel au quatrième trimestre 2025, contre 2,3 % au trimestre précédent, traduisant un léger ralentissement de l’activité.
Dans la Zone euro, le rythme de croissance est également resté modéré, à 1,3 % sur la même période, après 1,4 % au trimestre précédent.
Des performances contrastées dans les économies émergentes
Du côté des économies émergentes, la Chine maintient une croissance relativement solide, avec une progression de 4,5 % au quatrième trimestre 2025, légèrement en retrait par rapport aux 4,8 % enregistrés au trimestre précédent.
En Afrique du Sud, l’activité a également ralenti, avec une croissance de 1,9 % contre 2,1 % précédemment.
En revanche, la dynamique s’est renforcée en Afrique de l’Ouest. Le Nigeria et le Ghana ont enregistré des croissances respectives de 5,1 % et 5,5 % au quatrième trimestre, illustrant une résilience accrue dans la sous-région.
Une désinflation globale, mais encore fragile
La tendance à la désinflation s’est confirmée à l’échelle mondiale. Aux États-Unis, l’inflation a légèrement reculé à 2,7 % en décembre 2025, contre 2,8 % trois mois plus tôt.
Dans la Zone euro, elle est passée de 2,2 % à 1,9 %, confirmant le ralentissement des pressions sur les prix.
Cependant, dans certaines économies émergentes, les prix ont légèrement augmenté. En Chine, l’inflation est remontée à 0,8 % après une période de déflation, tandis qu’en Afrique du Sud, elle a atteint 3,6 %.
En Afrique de l’Ouest, la baisse de l’inflation est plus marquée, notamment au Nigeria (15,2 % contre 21,0 %) et au Ghana (5,4 % contre 9,4 %), reflétant une amélioration des conditions macroéconomiques.
Des risques persistants liés aux tensions mondiales
Malgré cette accalmie, les perspectives restent incertaines. Les tensions géopolitiques et les effets du changement climatique pourraient raviver les pressions inflationnistes.
Les perturbations des chaînes d’approvisionnement et la volatilité des prix des matières premières constituent notamment des risques majeurs pour l’économie mondiale.
Des politiques monétaires prudentes
Dans ce contexte, les principales banques centrales ont adopté une approche prudente. Au cours du quatrième trimestre 2025, elles ont soit maintenu leurs taux directeurs inchangés, soit engagé un assouplissement monétaire mesuré afin de soutenir la croissance sans relancer l’inflation.
Une reprise encore sous surveillance
En définitive, l’économie mondiale évolue dans un environnement plus stable qu’au cours des périodes précédentes, mais reste exposée à des incertitudes importantes.
L’équilibre entre soutien à la croissance et maîtrise de l’inflation demeure un enjeu central pour les décideurs économiques en 2026.







