Washington et Madrid en tension après le refus d’utiliser des bases militaires espagnoles
Les relations entre les États-Unis et l’Espagne connaissent un nouvel épisode de tension. Le président américain Donald Trump a vivement critiqué le gouvernement espagnol dirigé par Pedro Sánchez, après le refus de Madrid d’autoriser l’aviation américaine à utiliser deux bases militaires situées dans le sud du pays.
Cette décision intervient dans le contexte des frappes militaires menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, une opération qui suscite de vives réactions sur la scène internationale.
Pedro Sánchez assume un « non à la guerre »
Dans une allocution prononcée mercredi, le chef du gouvernement espagnol a défendu la position de son pays en affirmant que l’Espagne ne serait « pas complice » d’attaques militaires contre l’Iran.
Pedro Sánchez a également insisté sur le fait que cette décision ne serait pas dictée par la peur de représailles, faisant clairement référence aux pressions exercées par Donald Trump.
Cette prise de position tranche avec l’attitude plus prudente observée ces derniers jours dans plusieurs capitales européennes, notamment à Paris, Londres et Berlin.
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Donald Trump hausse le ton
La réaction de la Maison-Blanche ne s’est pas fait attendre. Mardi, le président américain a vivement dénoncé la position de Madrid, accusant l’Espagne d’avoir été « terrible » dans ce dossier.
Donald Trump est même allé plus loin en menaçant de mettre un terme aux relations commerciales entre les deux pays, ce qui marquerait une escalade majeure dans les tensions diplomatiques entre Washington et Madrid.
Un désaccord déjà ancien au sein de l’OTAN
Ce nouvel affrontement s’inscrit dans un climat déjà tendu entre les deux dirigeants. Depuis plusieurs mois, le président américain critique régulièrement le gouvernement espagnol, notamment après la décision de Madrid de ne pas porter ses dépenses militaires à 5 % du PIB, objectif défendu par l’Organisation du traité de l’Atlantique nord.
Pour sa part, l’Espagne revendique une politique étrangère indépendante et continue de recevoir des messages de soutien de plusieurs partenaires européens.
Dans un contexte international marqué par la montée des tensions au Moyen-Orient, cet épisode illustre les divisions qui traversent les alliés occidentaux sur la stratégie à adopter face au conflit.







