Dans le cadre de la coopération croissante entre le Burkina Faso et la Chine, le gouvernement burkinabè, dirigé par le Premier ministre Apollinaire Joachim Kyelem de Tambela, explore la possibilité de créer une compagnie maritime conjointe entre les deux pays. Cette initiative vise à faciliter le commerce bilatéral, en renforçant les échanges de biens et services sur la voie maritime.
Lors d’un point de presse, le Premier ministre a révélé que des discussions fructueuses ont eu lieu durant son séjour en Chine, où les autorités chinoises se sont montrées favorables à l’idée de soutenir de nombreuses initiatives burkinabè. Parmi ces projets, les secteurs clés tels que l’agriculture, l’élevage, ainsi que les infrastructures routières, ferroviaires, aéroportuaires et énergétiques ont été mis en avant.
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Le Premier ministre Kyelem de Tambela a également rappelé que, contrairement aux idées reçues, la Chine offre à l’Afrique des opportunités bien plus importantes que celles proposées par les partenaires occidentaux. « Il y a eu beaucoup de désinformation sur les relations avec la Chine, mais en réalité, ce pays présente d’immenses perspectives pour le continent africain », a-t-il déclaré.
Ces annonces ont été faites à la suite de la participation de la délégation burkinabè au Forum de coopération sino-africain qui s’est tenu du 4 au 6 septembre 2024, sous le thème central : « S’associer pour promouvoir la modernisation et construire une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de haut niveau ». Cet événement a permis de réaffirmer les engagements des deux parties à renforcer leurs liens économiques et à explorer de nouvelles pistes de coopération stratégique.
Avec cette potentielle compagnie maritime, le Burkina Faso espère faciliter ses exportations et ses importations, tout en réduisant les coûts et les délais de transport. Cela pourrait avoir des répercussions positives sur l’économie burkinabè, en ouvrant de nouveaux débouchés pour les produits locaux sur les marchés asiatiques.







