L’industrie ivoirienne de la noix de cajou multiplie les succès. Après avoir arraché le titre de premier producteur mondial de noix depuis 2015 et avoir passé le cap du million de tonnes en 2022, la Côte d’Ivoire fait le pari de la transformation locale. Un choix stratégique qui donne des résultats particulièrement encourageants.
Depuis le début de l’année, ce 12 juillet marque l’opérationnalisation d’une nouvelle usine de transformation de noix de cajou à Boundiali, une importante zone de production à l’extrême nord du pays, à 662 km d’Abidjan. Ce projet, porté par le groupe émirati Al Sayegh Group via sa filiale locale Pan African Agro Commodities, représente une avancée significative pour le secteur.
D’un coût initialement estimé à 15 milliards FCFA, l’usine dispose d’une capacité de transformation de 50 tonnes de noix par jour. Cette capacité permettra d’absorber une bonne partie de la récolte dans une zone qui produit environ 100 000 tonnes de noix par an, soit près de 10% de l’offre nationale.
En raison du besoin important de main-d’œuvre, le décorticage des noix étant manuel, l’infrastructure va générer 2 000 emplois directs et plus de 3 000 emplois indirects selon les chiffres présentés par les autorités. À terme, avec l’ambition du groupe émirati de consentir de nouveaux investissements afin d’accroître la capacité de l’usine installée sur une ère de 10 hectares, ce sont 6 000 emplois directs et 10 000 autres indirects qui sont annoncés.
Transformer 50% de la production d’ici 2030
Pour le Premier ministre ivoirien Robert Beugré Mambé, présent à la cérémonie d’inauguration, cet investissement souligne le choix stratégique du gouvernement de transformer 50% de la production nationale de noix de cajou à l’horizon 2030. Une projection « parfaitement réaliste et réalisable » selon Kobenan Kouassi Adjoumani, le ministre en charge de l’Agriculture. En effet, de 7 usines en 2018, le pays compte aujourd’hui « plus de 35 » avec plus de 268 000 tonnes de noix transformées en 2023, soit 22% de la production annuelle, contre 34 000 tonnes en 2011. Une dynamique soutenue par une politique incitative qui intègre notamment une subvention aux unités de transformations et des « avantages d’ordres financiers et fiscaux », a fait valoir Kobenan Kouassi Adjoumani.
Depuis le début de l’année, la Côte d’Ivoire a enregistré l’ouverture des usines de noix de cajou à Yamoussoukro et à Odienné. En outre, dans l’intervalle, le groupe singapourien Valency a ouvert son usine d’une capacité annuelle de 45 000 tonnes près d’Abidjan.
Soulignons que la production annuelle s’est consolidée à 1,225 million de tonnes en 2023, représentant environ 40% de l’offre mondiale, alors que la Côte d’Ivoire revendique le statut de troisième transformateur et deuxième fournisseur d’amandes de cajou sur le marché international.
L’inauguration de cette nouvelle usine à Boundiali par Al Sayegh Group marque une étape significative dans le développement de l’industrie de la noix de cajou en Côte d’Ivoire. Le pays poursuit ainsi son ambition de devenir un leader mondial non seulement en production mais aussi en transformation, avec des impacts positifs sur l’emploi et l’économie locale.








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