Côte d’Ivoire : le gouvernement cible 114 838 milliards FCFA pour réussir le PND 2026-2030
À un mois de la tenue du Groupe consultatif pour le financement du Plan national de développement (PND) 2026-2030, la Côte d’Ivoire intensifie ses discussions avec ses partenaires techniques et financiers afin de mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre de son ambitieux programme de transformation économique.
Dans cette dynamique, le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, a reçu à Abidjan une délégation du Groupe de la Banque mondiale conduite par Seynabou Sakho. Les échanges ont porté sur les priorités du futur plan, les besoins de financement et les stratégies destinées à renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs privés.
Un programme de plus de 114 000 milliards FCFA sur cinq ans
Élaboré sous l’impulsion du président Alassane Ouattara, le PND 2026-2030 représente l’un des programmes d’investissement les plus ambitieux de l’histoire récente du pays.
Le gouvernement prévoit de mobiliser 114 838,5 milliards de FCFA sur cinq ans afin de soutenir la transformation structurelle de l’économie ivoirienne. L’objectif affiché est de maintenir une croissance économique moyenne annuelle de 7,2 %, tout en accélérant l’industrialisation et la création d’emplois.
Ce nouveau cycle de développement doit permettre à la Côte d’Ivoire de consolider sa position parmi les économies les plus dynamiques du continent africain.
L’investissement privé au cœur de la stratégie
Les discussions avec la Banque mondiale ont particulièrement mis l’accent sur le rôle central du secteur privé dans le financement du plan.
Le gouvernement entend renforcer le développement des grappes industrielles, promouvoir des stratégies sectorielles ciblées et multiplier les opérations de promotion économique à travers des roadshows internationaux destinés à attirer de nouveaux investisseurs.
Cette approche vise à accroître la participation des capitaux privés dans les grands projets structurants et à réduire la pression sur les finances publiques.
Selon le ministre Souleymane Diarrassouba, la réussite du PND repose avant tout sur la capacité du pays à mobiliser l’investissement privé et à maintenir la confiance des partenaires au développement.
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Réduire les disparités régionales et accélérer la transformation économique
Au-delà de la croissance économique, le nouveau plan entend répondre à plusieurs défis structurels qui continuent de freiner le développement du pays.
Les autorités souhaitent notamment réduire les disparités régionales, améliorer l’accès aux opportunités économiques dans l’ensemble du territoire, moderniser le système foncier à travers la numérisation du cadastre et renforcer la qualité des projets d’investissement soumis aux bailleurs et aux investisseurs.
La diversification des sources de financement figure également parmi les priorités du gouvernement afin de sécuriser les ressources nécessaires à la réalisation des grands projets prévus.
La Banque mondiale réaffirme son soutien
Au cours des échanges, Seynabou Sakho a réitéré l’engagement du Groupe de la Banque mondiale à accompagner la Côte d’Ivoire dans la réalisation de ses objectifs de développement.
L’institution entend notamment soutenir les efforts de mobilisation des ressources, le renforcement du secteur privé, la réduction des inégalités territoriales et la préservation de la soutenabilité budgétaire.
Ce soutien s’inscrit dans la continuité du partenariat stratégique entre la Banque mondiale et la Côte d’Ivoire, qui a permis de financer de nombreux projets d’infrastructures, d’éducation, de santé et de développement économique au cours des dernières années.
Un rendez-vous décisif en juillet
Toutes les attentions se tournent désormais vers le Groupe consultatif des 8 et 9 juillet 2026 à Abidjan, rendez-vous crucial pour la mobilisation des financements du PND 2026-2030.
Cette rencontre réunira partenaires techniques et financiers, investisseurs institutionnels, bailleurs de fonds et acteurs du secteur privé autour des ambitions économiques de la Côte d’Ivoire pour les cinq prochaines années.
Pour les autorités ivoiriennes, l’enjeu est de convaincre les investisseurs de participer activement à la mise en œuvre de la vision présidentielle : bâtir une nation plus prospère, plus compétitive et davantage inclusive. Avec un programme d’investissements de près de 115 000 milliards de FCFA, le pays entend franchir un nouveau cap dans sa transformation économique et renforcer son statut de locomotive économique en Afrique de l’Ouest.







