Des décisions pour l’éducation et les droits des enseignants
Lors du Conseil des ministres présidé ce mercredi 15 janvier 2025 par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, d’importantes mesures ont été adoptées pour la gestion de la nation. Parmi celles-ci, le décret relatif à la fixation des taux des indemnités pour le personnel enseignant ou d’encadrement, ainsi que pour les agents des nouveaux emplois spécifiques du ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales (MEBAPLN).
Ce décret vise à régler une dette sociale datant de 2023, d’un montant de plus de 31 milliards FCFA, qui sera intégralement apurée en 2025. Selon le ministre Jacques Sosthène Dingara, cette décision témoigne de la reconnaissance du rôle central des enseignants dans la refondation sociale du Burkina Faso. Les remboursements seront effectués en tenant compte d’une répartition géographique du pays en quatre zones.
Le gouvernement, par cette mesure, répond à l’effort patriotique consenti par les enseignants depuis plusieurs années, dans un contexte marqué par des défis économiques et sociaux complexes.
Des investissements stratégiques pour l’économie nationale
Au titre du ministère de l’Économie et des Finances, deux décrets ont été adoptés pour autoriser l’Agence pour la Promotion de l’Entrepreneuriat Communautaire (APEC) à prendre des participations dans deux usines en cours de construction.
La première concerne une usine semi-mécanisée de mine située dans la région du Sud-Ouest, portée par Bielméra Mining. L’APEC investira à hauteur de 21 %, soit une part équivalente à 325 millions FCFA, tandis que les 79 % restants seront détenus par la Société coopérative « Bâtir l’avenir ». Le coût total de l’usine est estimé à 1 milliard 548 millions FCFA.
La seconde participation porte sur une usine de transformation de tomates à Tenkodogo, dans la région du Centre-Est. Le projet, dont le coût s’élève à 7 milliards 500 millions FCFA, verra l’APEC injecter 1,5 milliard FCFA. Là encore, la majorité des parts sera détenue par « Bâtir l’avenir ».
Des perspectives économiques prometteuses
La construction de ces usines marque un pas significatif vers l’industrialisation du Burkina Faso, avec des retombées attendues en termes de création d’emplois et de dynamisation de l’économie nationale. Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie globale visant à renforcer l’autonomie industrielle et à diversifier les secteurs économiques.
Le gouvernement continue de montrer son engagement à répondre aux besoins des populations, tout en soutenant des projets structurants pour le développement durable du pays. Le Conseil des ministres de ce 15 janvier illustre une volonté ferme d’allier progrès économique et justice sociale.










































