Le Congo réussit sa première émission obligataire internationale
La République du République du Congo a réalisé avec succès sa toute première émission d’obligations internationales, pour un montant de 700 millions de dollars américains, assortie d’un coupon de 9,5 % et d’une échéance fixée à janvier 2035.
L’annonce a été faite par le ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public, qui y voit une étape majeure dans le retour du pays sur les marchés internationaux de capitaux.
Un signal fort envoyé aux investisseurs
Cette opération marque la première offre publique d’obligations internationales du Congo et s’inscrit dans la continuité des transactions privées menées en novembre et décembre 2025.
Selon les autorités, elle reflète :
- La confiance renouvelée des investisseurs internationaux
- La crédibilité de la stratégie économique et financière du gouvernement
- L’amélioration progressive du profil de crédit du pays
Le rendement obtenu affiche une baisse de plus de 200 points de base par rapport aux opérations précédentes, traduisant une perception plus favorable du risque souverain.
Optimisation du portefeuille de dette publique
Les fonds levés serviront principalement au financement d’une offre publique de rachat partiel de l’obligation internationale arrivant à échéance en 2032.
Objectifs affichés :
- Allonger la maturité moyenne de la dette publique
- Réduire les besoins de refinancement à court terme
- Améliorer les coûts de financement de l’État
Le remboursement de l’encours s’effectuera via un amortissement progressif en cinq tranches annuelles égales à partir de janvier 2031.
Une nouvelle étape dans la stratégie financière du pays
Pour le ministre des Finances, Christian Yoka, l’opération constitue un « nouveau vote de confiance » des marchés internationaux et marque une évolution stratégique vers une gestion plus structurée et durable de la dette publique.
Cette première émission obligataire internationale positionne ainsi le Congo comme un acteur plus actif sur les marchés de capitaux, dans un contexte de consolidation macroéconomique et de discipline budgétaire accrue.







