Congo : 60 millions de dollars pour développer l’aviculture et l’aquaculture
Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé un financement de 60 millions de dollars en faveur du Congo pour renforcer la compétitivité et la résilience des chaînes de valeur de l’aviculture et de l’aquaculture.
À travers ce financement, le Projet de développement de l’aviculture et de l’aquaculture entend accroître la production locale de volaille et de poisson, réduire la dépendance du pays aux importations alimentaires et créer de nouvelles opportunités économiques dans les chaînes de valeur agroalimentaires.
L’initiative cible notamment les agriculteurs, les organisations de producteurs, les micro, petites et moyennes entreprises, les prestataires de services agricoles publics ainsi que les communautés rurales. Une attention particulière sera accordée aux femmes et aux jeunes.
Réduire la dépendance aux importations alimentaires
Le projet vise à renforcer les bases d’une filière avicole et aquacole plus compétitive en améliorant notamment l’accès aux intrants de qualité et à des prix abordables.
Les investissements porteront entre autres sur l’accès aux aliments pour animaux, aux alevins et aux poussins d’un jour. Le projet prévoit également un renforcement des compétences et des capacités techniques des différents acteurs des filières.
Cette approche doit permettre d’accroître la production nationale de viande de volaille et de poisson, tout en améliorant la productivité des producteurs et la disponibilité de produits alimentaires locaux.
Des infrastructures adaptées au changement climatique
Le financement de la Banque mondiale doit également soutenir le développement d’infrastructures productives et résilientes au changement climatique dans certaines zones agricoles protégées.
L’objectif est de renforcer la capacité des chaînes de valeur à faire face aux risques climatiques, tout en améliorant leur efficacité et leur capacité à attirer les investissements.
Le projet prévoit par ailleurs des réformes destinées à améliorer l’environnement politique et réglementaire, afin de faciliter davantage la participation du secteur privé.
L’accès au financement pour les agriculteurs et les investisseurs privés figure également parmi les priorités, avec l’ambition de mobiliser davantage de capitaux privés dans les filières avicole et aquacole.
Un potentiel important pour l’emploi
Pour Cheick F. Kanté, directeur de division pour la République du Congo, le développement de ces deux filières peut contribuer à transformer la structure de l’économie congolaise.
« En libérant le potentiel de la volaille et de l’aquaculture, le Congo peut créer davantage d’emplois, améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et bâtir une économie plus diversifiée et résiliente », souligne-t-il.
Le responsable de la Banque mondiale insiste également sur l’approche combinant investissements publics, participation du secteur privé, développement des compétences et solutions climato-intelligentes.
À terme, le projet doit bénéficier à l’ensemble de la chaîne, des producteurs aux transformateurs, en passant par les entrepreneurs, les commerçants et les prestataires de services agricoles.
Les femmes et les jeunes au cœur du dispositif
L’un des enjeux du programme sera également de favoriser la création d’emplois plus nombreux et de meilleure qualité dans les zones rurales.
En renforçant les chaînes de valeur locales et l’accès aux actifs productifs, le projet doit permettre aux agriculteurs et aux entreprises de développer leurs activités tout en créant de nouvelles opportunités économiques.
Les femmes et les jeunes constituent une cible prioritaire de cette stratégie, dans un contexte où le développement des filières agroalimentaires peut contribuer à la fois à l’emploi, à la sécurité alimentaire et à la diversification de l’économie congolaise.
Avec cette enveloppe de 60 millions de dollars, la Banque mondiale entend ainsi accompagner le Congo dans la structuration de filières avicole et aquacole capables de répondre davantage à la demande intérieure, de stimuler l’investissement privé et de renforcer la résilience de l’économie.







