La banque américaine Citigroup a récemment commis une erreur colossale en créditant par inadvertance un montant astronomique de 81 000 milliards de dollars sur le compte d’un client, alors qu’elle ne devait envoyer que 280 dollars. Cette faute, qualifiée d’« erreur de gros doigt », a été rapidement détectée et corrigée avant que des fonds ne quittent la banque.
L’incident s’est produit lors d’une opération interne de la banque. Deux employés n’ont pas repéré l’erreur, qui a finalement été signalée 90 minutes plus tard par un troisième employé. Citigroup a immédiatement annulé la transaction et a informé les autorités financières, dont la Réserve fédérale et le Bureau du contrôleur de la monnaie, selon le Financial Times.
Ce montant serait largement suffisant pour acheter à prix fort l’ensemble du marché boursier américain, évalué à 62 000 milliards de dollars à la fin de 2024, y compris toutes les grandes entreprises technologiques. Ce montant aurait également permis d’acheter 200 fois la fortune d’Elon Musk et représentait 18 % de la richesse mondiale totale, évaluée à 450 000 milliards de dollars par UBS.
Bien que cet incident ait été corrigé sans impact financier, il soulève des questions sur les contrôles internes de Citigroup. La banque a précisé que ses systèmes auraient empêché l’exécution d’un tel paiement et a réaffirmé son engagement à automatiser davantage ses processus pour éviter les erreurs humaines.
Ce n’est pas la première fois que Citigroup se retrouve dans une situation similaire. En 2020, la banque avait accidentellement envoyé 900 millions de dollars aux créanciers de Revlon, déclenchant une longue bataille judiciaire pour récupérer les fonds. Plus récemment, en 2022, une erreur de trading au Royaume-Uni avait provoqué un mini-krach boursier, après la vente accidentelle d’actions d’une valeur de 1,4 milliard de dollars.
Ces incidents montrent à quel point les erreurs humaines en finance peuvent avoir des répercussions majeures, mettant en lumière la nécessité pour les banques de renforcer leurs contrôles automatisés et d’éviter les risques liés aux opérations manuelles.







