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	<title>Développement Durable | Finances AO</title>
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	<description>L&#039;actualité économique au cœur de l&#039;Afrique de l&#039;Ouest</description>
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	<title>Développement Durable | Finances AO</title>
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		<title>Mozambique : la BAD soutient l’actualisation de la stratégie nationale contre le changement climatique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Sep 2026 12:29:00 +0000</pubDate>
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									<p>Le Mozambique franchit une nouvelle étape dans la préparation de sa réponse aux risques climatiques. Depuis le 14 septembre, le pays organise un atelier technique de cinq jours consacré à la prévalidation de sa stratégie nationale actualisée d’adaptation et d’atténuation du changement climatique, avec le soutien de la Banque africaine de développement (BAD).</p><p>Cette démarche vise à renforcer la résilience du pays face aux phénomènes météorologiques extrêmes et à promouvoir un développement à faibles émissions de carbone. La stratégie, une fois approuvée, doit définir des objectifs, des indicateurs et des responsabilités institutionnelles pour guider l’action climatique au cours de la prochaine décennie.</p><h3>Une stratégie face à des risques climatiques croissants</h3><p>La stratégie nationale actualisée d’adaptation et d’atténuation du changement climatique, désignée par son acronyme portugais ENAMMC, entend répondre à plusieurs menaces qui affectent déjà le territoire mozambicain.</p><p>Le pays est notamment confronté aux cyclones, aux inondations, aux sécheresses, à l’érosion côtière, à l’élévation du niveau de la mer et à la dégradation des écosystèmes. Ces phénomènes fragilisent les communautés, les activités agricoles, les infrastructures et les moyens de subsistance.</p><p>L’actualisation de la stratégie doit permettre de mieux organiser la réponse nationale à ces risques, en précisant les priorités d’intervention et les responsabilités des différents secteurs.</p><h3>Un processus de concertation entre institutions et acteurs économiques</h3><p>L’atelier réunit des représentants des institutions publiques, des autorités provinciales et des districts, des partenaires au développement, du secteur privé, de la société civile et du monde universitaire.</p><p>Les participants examinent les enseignements tirés de la stratégie précédente ainsi que les orientations proposées pour la nouvelle période de mise en œuvre. Les discussions portent également sur plusieurs documents complémentaires : un plan d’action, une stratégie de mobilisation des ressources et un mécanisme de communication.</p><p>L’objectif est de parvenir à un consensus technique sur le contenu de la stratégie, son architecture institutionnelle, son financement et son système national de suivi.</p><p>Cette concertation doit contribuer à renforcer l’appropriation du document par les institutions et les acteurs appelés à participer à son application.</p><p><a href="https://financesao.com/la-bad-investit-31-millions-pour-renforcer-la-resilience-climatique-en-afrique/"><strong><em>Lire aussi : La BAD investit 31 millions $ pour renforcer la résilience climatique en Afrique</em></strong></a></p><h3>Placer les communautés vulnérables au cœur de l’action climatique</h3><p>Lors de l’ouverture des travaux, Sónia Muando, directrice nationale de l’Environnement et du Changement climatique du Mozambique, a rappelé que les risques climatiques faisaient désormais partie de la réalité quotidienne du pays.</p><p>Elle a insisté sur la nécessité de placer les personnes et les communautés vulnérables au centre de la stratégie. L’action climatique doit, selon elle, se traduire par des améliorations concrètes de la sécurité alimentaire, de l’accès à l’eau, de la résilience des infrastructures, de l’habitat et de la protection des moyens de subsistance.</p><p>La responsable a également souligné l’importance de renforcer les investissements dans la prévention, la préparation aux catastrophes, les systèmes d’alerte précoce et l’aménagement du territoire. La protection des écosystèmes côtiers et terrestres figure aussi parmi les priorités évoquées.</p><h3>Adaptation et développement à faibles émissions de carbone</h3><p>La stratégie actualisée ne se limite pas à l’adaptation aux impacts du changement climatique. Elle vise également à soutenir une trajectoire de développement à faibles émissions de carbone.</p><p>Les domaines identifiés comprennent notamment l’énergie propre, l’efficacité énergétique, les transports durables, l’agriculture climato-intelligente et la gestion durable des forêts.</p><p>L’enjeu consiste à intégrer les considérations climatiques dans les choix de développement, tout en tenant compte des besoins économiques et sociaux du pays. Les mesures d’atténuation doivent ainsi accompagner le développement du Mozambique plutôt que constituer un objectif isolé.</p><h3>La BAD met l’accent sur la mise en œuvre</h3><p>La Banque africaine de développement accompagne l’actualisation de la stratégie par l’intermédiaire de la Plateforme africaine pour les contributions déterminées à l’échelle nationale (Africa NDC Hub) et du Fonds pour les changements climatiques en Afrique.</p><p>Lors de l’atelier, Goran Lima, chargé principal de programme pays à la BAD, s’exprimant au nom du chef du bureau pays pour le Mozambique, Rômulo Cunha Corrêa, a souligné que l’adoption du document ne constituerait que le début du processus.</p><p>Il a notamment déclaré : « La finalisation de ces documents ne marque pas la fin du processus ; c’est le début d’une tâche bien plus importante : celle de la mise en œuvre. »</p><p>Pour la Banque, l’adhésion d’un large éventail de parties prenantes sera déterminante afin que la stratégie fonctionne comme un instrument mobilisant l’ensemble du gouvernement et de la société.</p><h3>Un appui qui s’inscrit dans une coopération plus large</h3><p>Le soutien à la stratégie climatique s’ajoute aux interventions de la BAD au Mozambique dans plusieurs secteurs, notamment l’agriculture, les transports, l’énergie, l’eau et l’assainissement, la gouvernance et la préparation aux catastrophes.</p><p>Ces domaines sont également couverts par le Document de stratégie pays 2023-2028 de la Banque. L’accompagnement de la stratégie climatique s’inscrit ainsi dans une coopération plus large, qui associe développement économique, renforcement des infrastructures et préparation aux risques.</p><h3>Le financement et le suivi, des enjeux déterminants</h3><p>Au terme de l’atelier, les participants doivent rechercher un accord technique sur le projet de stratégie, son dispositif institutionnel, son plan de mise en œuvre, son cadre de financement climatique et son système national de suivi.</p><p>Ces éléments seront essentiels pour passer de la planification à l’action. La mobilisation des ressources devra permettre de soutenir les mesures retenues, tandis que le suivi devra aider à mesurer les progrès accomplis et à clarifier les responsabilités.</p><p><strong>Pour le Mozambique, l’enjeu sera désormais de traduire cette stratégie actualisée en investissements et en mesures concrètes capables de protéger les populations, les infrastructures et les activités économiques face aux risques climatiques.</strong></p>								</div>
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		<title>COP31 : l’OCDE et la Türkiye scellent un partenariat stratégique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2026 15:07:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement Durable]]></category>
		<category><![CDATA[OCDE]]></category>
		<category><![CDATA[Partenariats]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’OCDE s’associe à la présidence turque de la COP31 L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et la présidence turque de la COP31 ont conclu un partenariat stratégique destiné à accélérer la traduction des engagements climatiques en politiques publiques concrètes. L’accord doit notamment aider les pays à mieux articuler action climatique, croissance économique, résilience [&#8230;]</p>
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									<p><strong>L’OCDE s’associe à la présidence turque de la COP31</strong></p><p>L’<strong>Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)</strong> et la présidence turque de la <strong>COP31</strong> ont conclu un partenariat stratégique destiné à accélérer la traduction des engagements climatiques en politiques publiques concrètes.</p><p>L’accord doit notamment aider les pays à mieux articuler <strong>action climatique, croissance économique, résilience et investissement</strong>.</p><p>La COP31, qui se tiendra à Antalya, en Türkiye, doit ainsi mettre l’accent sur la mise en œuvre des engagements pris en matière de lutte contre le changement climatique.</p><p>Dans le cadre de ce partenariat, l’OCDE apportera son expertise économique, ses données et ses analyses afin d&rsquo;accompagner les gouvernements dans la conception et la mise en œuvre de politiques climatiques compatibles avec leurs objectifs de développement.</p><p><strong>Transformer les engagements climatiques en politiques publiques</strong></p><p>L’un des principaux objectifs du partenariat est de réduire l’écart entre les engagements climatiques et leur mise en œuvre effective.</p><p>L’OCDE contribuera notamment à analyser les politiques publiques susceptibles de favoriser simultanément la réduction des émissions, la compétitivité économique et la résilience face aux chocs climatiques et énergétiques.</p><p>L’Organisation organisera également des <strong>dialogues mondiaux de haut niveau</strong> autour des principales priorités du programme d’action de la COP31.</p><p>Cette contribution doit permettre de mettre davantage l’accent sur les conditions économiques et financières nécessaires au passage des objectifs climatiques aux projets concrets.</p><p><a href="https://financesao.com/cop17-13-milliard-de-dollars-mobilises-pour-restaurer-les-terres-dans-23-pays/"><strong><em>Lire aussi : COP17 : 1,3 milliard de dollars mobilisés pour restaurer les terres dans 23 pays</em></strong></a></p><p><strong>Mathias Cormann : accélérer la transition vers les énergies vertes</strong></p><p>Le secrétaire général de l’OCDE, <strong>Mathias Cormann</strong>, estime que l’accélération de la transition énergétique et de l’adaptation au changement climatique sera déterminante pour soutenir la croissance future.</p><p>Selon lui, la présidence turque a placé ces enjeux au centre de son programme pour la COP31.</p><p>L’OCDE entend ainsi mobiliser son expertise économique pour favoriser des politiques capables de réduire l’exposition des économies aux chocs énergétiques tout en renforçant leur compétitivité et leur capacité de croissance.</p><p>L’enjeu est donc de rapprocher les politiques climatiques des politiques économiques et industrielles, notamment dans les domaines de la finance, de l’investissement, de la fiscalité, du commerce et de l’innovation.</p><p><strong>La Türkiye veut faire de la COP31 une « COP de la mise en œuvre »</strong></p><p>Le président désigné de la COP31 et ministre turc de l’Environnement, de l’Urbanisation et du Changement climatique, <strong>Murat Kurum</strong>, a placé la mise en œuvre au cœur des priorités de la présidence turque.</p><p>L’objectif affiché est de transformer les engagements climatiques en <strong>politiques publiques, investissements et résultats mesurables</strong>.</p><p>La Türkiye souhaite notamment articuler l’action climatique avec plusieurs enjeux économiques et sociaux : la sécurité énergétique, la résilience économique, la croissance durable et le bien-être des populations.</p><p>Pour Ankara, la COP31 doit ainsi constituer une étape permettant de rapprocher les objectifs internationaux des investissements et des politiques effectivement déployés sur le terrain.</p><p><strong>Cinq grandes priorités pour le partenariat</strong></p><p>Le partenariat entre l’OCDE et la présidence turque s’articule autour de plusieurs axes prioritaires.</p><ol><li><strong> Accélérer la mise en œuvre</strong></li></ol><p>Le premier axe consiste à passer des plans aux projets.</p><p>Il s’agit d’aider les pays à transformer leurs engagements climatiques nationaux en politiques et actions concrètes, en accordant une attention particulière aux mesures susceptibles de soutenir la <strong>croissance, la compétitivité et la résilience</strong>.</p><p>Cette approche doit permettre de renforcer le lien entre les stratégies climatiques nationales et les politiques économiques.</p><ol start="2"><li><strong> Accélérer la transition vers les énergies propres</strong></li></ol><p>Le partenariat accorde également une place importante à la transition énergétique.</p><p>Les travaux porteront notamment sur la mobilisation des financements nécessaires au développement de la production d’énergie propre, à l’expansion des réseaux électriques et à la décarbonation de l’industrie.</p><p>La décarbonation des secteurs de consommation finale constitue également un enjeu majeur.</p><p>Dans les marchés émergents et les économies en développement, l’objectif sera notamment de <strong>réduire les risques associés aux investissements</strong>, de renforcer la confiance des investisseurs et de favoriser la mobilisation de capitaux privés.</p><p><strong>L’industrialisation verte au cœur de la stratégie</strong></p><p>La troisième priorité concerne l’<strong>industrialisation verte</strong>.</p><p>L’OCDE et la présidence de la COP31 souhaitent aider les pays à améliorer la préparation des projets afin de faciliter leur financement et leur mise en œuvre.</p><p>L’enjeu consiste notamment à renforcer les dispositifs nationaux capables d’attirer des investissements à grande échelle dans les secteurs industriels engagés dans la décarbonation.</p><p>Cette question est particulièrement importante pour les économies émergentes et les pays en développement, qui doivent simultanément renforcer leur appareil productif et réduire l’empreinte carbone de leur croissance.</p><p><strong>Le « zéro déchet » comme levier de l’économie circulaire</strong></p><p>Le quatrième axe porte sur le <strong>zéro déchet</strong>.</p><p>Le partenariat cherchera à rapprocher les politiques liées au climat et celles consacrées à l’économie circulaire.</p><p>L’objectif est d’aider les pays à intégrer davantage de mesures favorisant la réduction des déchets, le recyclage, la réutilisation des ressources et l’efficacité dans l’utilisation des matières premières dans leurs stratégies climatiques.</p><p>Cette approche vise à faire de l’économie circulaire un élément complémentaire des politiques de transition climatique.</p><p><strong>Climat, biodiversité, océans et jeunesse</strong></p><p>Le dernier axe repose sur une approche transversale de l’action climatique.</p><p>L’OCDE et la présidence de la COP31 souhaitent renforcer les liens entre les politiques climatiques et plusieurs domaines, notamment la <strong>biodiversité, les océans, la résilience des territoires et la jeunesse</strong>.</p><p>L’objectif est également de mieux intégrer les enjeux climatiques dans les systèmes éducatifs afin de développer la culture climatique à l’échelle internationale.</p><p>Les politiques d’adaptation seront également examinées sous l’angle de leurs bénéfices économiques et territoriaux, notamment dans les régions et les villes.</p><p><strong>L’Australie associée à la démarche</strong></p><p>Le partenariat ne sera pas porté uniquement par l’OCDE et la présidence turque de la COP31.</p><p>La <strong>Türkiye</strong>, l’OCDE et l’Australie travailleront ensemble sur la mise en œuvre du programme d’action climatique. L’Australie doit en effet présider les négociations de la COP31 cette année.</p><p>Cette coopération doit permettre de renforcer la coordination internationale autour des priorités définies pour la conférence d’Antalya.</p><p>L’objectif affiché est d&rsquo;accélérer la mise en œuvre, de renforcer la coopération entre les pays et d’identifier des solutions concrètes dans les différents domaines du programme climatique.</p><p><strong>De l’ambition aux investissements</strong></p><p>Avec ce partenariat, l’OCDE et la présidence turque veulent renforcer le lien entre <strong>ambition climatique et action économique</strong>.</p><p>La question du financement occupe une place centrale dans cette démarche, notamment pour les infrastructures énergétiques, la décarbonation industrielle et les investissements dans les économies émergentes et en développement.</p><p>La capacité à mobiliser des capitaux privés, à réduire les risques d’investissement et à améliorer la préparation des projets sera déterminante pour transformer les engagements en réalisations concrètes.</p><p><strong>La COP31 veut privilégier les résultats mesurables</strong></p><p>Le partenariat stratégique entre l’OCDE et la présidence turque s’inscrit donc dans une volonté de faire de la COP31 une étape davantage tournée vers la mise en œuvre.</p><p>Les deux parties entendent contribuer à des résultats <strong>mesurables et durables</strong>, en reliant les engagements climatiques aux politiques économiques, aux investissements et aux projets concrets.</p><p>À travers cette coopération, l’objectif affiché est de faire progresser simultanément la transition énergétique, l’industrialisation verte, l’économie circulaire, l’adaptation et la résilience, tout en tenant compte des impératifs de croissance et de développement.</p><p>La COP31 d’Antalya constituera ainsi un rendez-vous important pour évaluer la capacité des engagements climatiques internationaux à se traduire en actions et en investissements effectivement réalisés.</p>								</div>
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		<title>CCDA-XIV : l’Afrique veut passer aux solutions climatiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 14:24:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement Durable]]></category>
		<category><![CDATA[Webinaires et Séminaires]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Conférences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La 14e Conférence sur le changement climatique et le développement en Afrique (CCDA-XIV) s’est tenue du 7 au 9 septembre 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, avec un objectif central : accélérer le passage des engagements climatiques à leur mise en œuvre. Responsables politiques, négociateurs, chercheurs, institutions financières, partenaires au développement, représentants de la société civile, [&#8230;]</p>
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									<p>La <strong>14e Conférence sur le changement climatique et le développement en Afrique (CCDA-XIV)</strong> s’est tenue du 7 au 9 septembre 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, avec un objectif central : accélérer le passage des engagements climatiques à leur mise en œuvre.</p><p>Responsables politiques, négociateurs, chercheurs, institutions financières, partenaires au développement, représentants de la société civile, de la jeunesse et du secteur privé se sont réunis autour du thème <strong>« Des engagements à la mise en œuvre : la feuille de route de Belém-Antalya-Addis »</strong>.</p><p>À l’approche de la COP31 et alors que l’Éthiopie doit accueillir la présidence de la COP32 en 2027, les discussions ont porté sur les moyens de mieux financer l’action climatique et de renforcer la capacité du continent à proposer ses propres solutions.</p><h3>Du plaidoyer à la mise en œuvre</h3><p>La CCDA-XIV intervient dans le cadre de <strong>ClimDev-Afrique</strong>, un programme destiné à renforcer les liens entre la science, les politiques publiques et l’action climatique sur le continent.</p><p>L’initiative est portée conjointement par la <strong>Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA)</strong>, la Commission de l’Union africaine, le Groupe de la Banque africaine de développement, l’Alliance panafricaine pour la justice climatique et Afreximbank.</p><p>Les échanges d’Addis-Abeba ont notamment porté sur le financement climatique, l’adaptation, la résilience, les marchés du carbone, les minéraux critiques, les systèmes alimentaires et les liens entre climat et paix.</p><p>L’un des enjeux était également de consolider les positions africaines en amont de la <strong>COP31</strong> et de préparer les travaux qui accompagneront la présidence éthiopienne de la <strong>COP32 en 2027</strong>.</p><p><a href="https://financesao.com/cop17-13-milliard-de-dollars-mobilises-pour-restaurer-les-terres-dans-23-pays/"><strong>Lire aussi : COP17 : 1,3 milliard de dollars mobilisés pour restaurer les terres dans 23 pays</strong></a></p><h3>La CEA appelle l’Afrique à devenir force de proposition</h3><p>À l’ouverture de la conférence, <strong>Claver Gatete</strong>, secrétaire général adjoint des Nations unies et secrétaire exécutif de la CEA, a appelé le continent à renforcer son rôle dans l’élaboration des réponses internationales au changement climatique.</p><p>Selon lui, l’Afrique doit continuer à défendre ses intérêts dans les négociations internationales, mais également présenter des propositions concrètes dans des domaines tels que la finance, l’adaptation, l’énergie, le commerce, la technologie et la gouvernance climatique.</p><p>Cette orientation repose sur un constat : l’Afrique contribue relativement peu aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, tout en étant particulièrement exposée aux conséquences du changement climatique.</p><p>Le continent dispose parallèlement d’importantes ressources en énergies renouvelables et en minéraux critiques, ainsi que d’un marché en expansion et d’une population jeune. Ces ressources constituent, selon les participants, des leviers potentiels pour associer développement économique et action climatique.</p><h3><strong>Le financement reste au cœur des préoccupations</strong></h3><p>La question du financement s’est imposée comme l’un des principaux enjeux de la conférence.</p><p><strong>James Kinyangi</strong>, coordinateur du Fonds climatique pour le développement de l’Afrique, a présenté les ambitions de la deuxième phase de ce mécanisme financier. Celle-ci vise à mobiliser <strong>100 millions de dollars</strong> et à lever jusqu’à <strong>300 millions de dollars d’ici 2030</strong> afin de renforcer la résilience climatique sur le continent.</p><p>Le financement doit notamment permettre de transformer les engagements politiques en projets capables d’être effectivement déployés sur le terrain.</p><p>Cette problématique concerne particulièrement l’adaptation, domaine dans lequel les besoins africains restent importants alors que les ressources disponibles sont limitées.</p><h3>L’Afrique veut accélérer l’adaptation et la résilience</h3><p>Les discussions de la CCDA-XIV ont accordé une place importante à l’<strong>adaptation au changement climatique</strong> et au renforcement de la résilience.</p><p>Pour les économies africaines, l’enjeu consiste à intégrer davantage les risques climatiques dans les politiques de développement, les investissements et les infrastructures.</p><p>Les participants ont également insisté sur la nécessité de mieux articuler science et décision publique afin que les politiques climatiques reposent sur des données et des analyses adaptées aux réalités du continent.</p><h3>Des marchés du carbone aux minéraux critiques</h3><p>La conférence a également abordé plusieurs secteurs susceptibles de jouer un rôle croissant dans la transition climatique.</p><p>Les <strong>marchés du carbone</strong>, les minéraux critiques et les énergies renouvelables figurent notamment parmi les domaines examinés.</p><p>Les minéraux critiques occupent une place particulière dans la transition énergétique mondiale, notamment en raison de leur utilisation dans plusieurs technologies nécessaires à la décarbonation.</p><p>Pour les pays africains, la question porte donc à la fois sur la valorisation de ces ressources et sur leur contribution au développement économique et industriel du continent.</p><h3>Le climat, l’agriculture et la sécurité alimentaire</h3><p>Les <strong>systèmes alimentaires</strong> ont également été intégrés aux discussions.</p><p>Les effets du changement climatique sur l’agriculture, les ressources en eau et les moyens de subsistance renforcent la nécessité de développer des systèmes de production plus résilients.</p><p>La question climatique dépasse ainsi le seul cadre environnemental : elle touche directement l’agriculture, les revenus, la sécurité alimentaire et les conditions de vie des populations.</p><p>Les échanges ont également porté sur les interactions entre <strong>climat et paix</strong>, dans un contexte où les pressions exercées sur les ressources naturelles peuvent accentuer certaines vulnérabilités.</p><h3>Les négociateurs africains fixent leurs priorités</h3><p>La présidente du <strong>Groupe africain des négociateurs (AGN)</strong>, <strong>Nana Antwi-Boasiako Amoah</strong>, a de son côté mis l’accent sur trois priorités : préserver la marge de manœuvre nécessaire au développement durable, obtenir des financements climatiques plus prévisibles pour l’adaptation et l’atténuation, et accélérer la mise en œuvre des engagements concernant l’Afrique.</p><p>Ces orientations doivent contribuer à structurer la position africaine lors des prochaines négociations climatiques internationales.</p><p>L’objectif est notamment de parvenir à une meilleure traduction des engagements financiers et politiques en programmes et investissements effectivement réalisés sur le continent.</p><h3>Addis-Abeba prépare déjà les prochaines échéances</h3><p>La CCDA-XIV s’inscrit dans une séquence plus large du calendrier climatique africain.</p><p>La conférence intervient après la <strong>7e édition des pourparlers africains sur le climat</strong> et les réunions des organes subsidiaires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).</p><p>Elle précède également la <strong>COP31</strong>, tout en préparant le terrain pour la présidence éthiopienne de la COP32 prévue en 2027.</p><p>La conférence devait aboutir à l’adoption des <strong>Messages d’action climatique d’Addis-Abeba</strong>, destinés à définir les priorités africaines pour la COP31 et à établir une feuille de route commune en vue de la COP32.</p><h3>Une nouvelle étape pour l’action climatique africaine</h3><p>Au-delà des déclarations de principe, les échanges d’Addis-Abeba ont mis en avant une question centrale : <strong>comment transformer les engagements climatiques de l’Afrique en projets financés et exécutés à grande échelle ?</strong></p><p>Le financement, l’adaptation, l’accès à l’énergie, les infrastructures, les systèmes alimentaires, les marchés du carbone et la valorisation des ressources du continent constituent autant de chantiers identifiés.</p><p>À l’approche de la COP31 et de la future présidence éthiopienne de la COP32, la CCDA-XIV aura ainsi contribué à structurer les priorités africaines autour d’un même enjeu : renforcer la capacité du continent à passer des engagements climatiques à des <strong>solutions concrètes, financées et adaptées à ses propres besoins de développement</strong>.</p>								</div>
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		<title>Afrique de l’Est : 200 millions $ pour financer l’adaptation climatique rurale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Sep 2026 16:46:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement Durable]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Orientale]]></category>
		<category><![CDATA[Equity Group]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’accès aux financements climatiques reste difficile pour les petits exploitants agricoles et les entreprises rurales africaines. Pour répondre à ce déficit, le Fonds international de développement agricole (FIDA) et Equity Group ont lancé, le 4 septembre 2026 à Kigali, le Mécanisme africain de financement de l’adaptation climatique rurale (ARCAFIM). Présenté lors de l’Africa Food Systems [&#8230;]</p>
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									<p>L’accès aux financements climatiques reste difficile pour les petits exploitants agricoles et les entreprises rurales africaines. Pour répondre à ce déficit, le <strong>Fonds international de développement agricole (FIDA)</strong> et <strong>Equity Group</strong> ont lancé, le 4 septembre 2026 à Kigali, le <strong>Mécanisme africain de financement de l’adaptation climatique rurale (ARCAFIM)</strong>.</p><p>Présenté lors de l’<strong>Africa Food Systems Forum 2026</strong>, ce dispositif mobilisera <strong>200 millions de dollars</strong> afin d&rsquo;améliorer l&rsquo;accès des petits producteurs et des entreprises rurales d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est aux financements destinés à renforcer leur résilience face au changement climatique.</p><p><strong>Un mécanisme de 200 millions de dollars</strong></p><p>ARCAFIM repose sur deux composantes principales : <strong>180 millions de dollars de capital de prêt</strong> et environ <strong>20 millions de dollars d&rsquo;assistance technique</strong>.</p><p>Le capital de prêt devrait être réutilisé sur environ quatre cycles d&rsquo;investissement, permettant de générer près de <strong>266 millions de dollars de prêts</strong> au bénéfice des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) et des petits exploitants agricoles.</p><p>Le mécanisme est prévu pour une durée de <strong>12 ans</strong> et bénéficie notamment du concours du <strong>Fonds vert pour le climat</strong>, du ministère finlandais des Affaires étrangères et du Fonds nordique de développement. Le Danemark et l&rsquo;Union européenne participent également à son financement.</p><p><strong>Equity Group partage le risque avec les bailleurs</strong></p><p>L&rsquo;une des particularités d&rsquo;ARCAFIM réside dans la participation directe d&rsquo;une banque commerciale au risque financier.</p><p>Sur les 180 millions de dollars destinés aux prêts, <strong>90 millions proviennent directement du bilan d&rsquo;Equity Group</strong>. La banque engage ainsi ses propres ressources aux côtés des financements concessionnels.</p><p>Le mécanisme prévoit plusieurs niveaux de protection du crédit. Les partenaires financiers internationaux prennent en charge une première couche de pertes, tandis qu&rsquo;une tranche mezzanine est partagée avec la banque. <strong>Equity Group assume pour sa part le risque senior.</strong></p><p>Cette architecture vise à inciter les établissements financiers africains à considérer progressivement le financement de l&rsquo;adaptation climatique comme une activité bancaire viable.</p><p><a href="https://financesao.com/equity-group-les-filiales-africaines-contribuent-a-47-du-pnb-au-s1-2026/"><strong><em>Lire aussi : Equity Group : les filiales africaines contribuent à 47 % du PNB au S1 2026</em></strong></a></p><p><strong>260 000 petits producteurs ciblés</strong></p><p>Le programme sera initialement déployé au <strong>Kenya, en Ouganda, en Tanzanie et au Rwanda</strong>.</p><p>ARCAFIM ambitionne de financer environ <strong>260 000 petits exploitants agricoles et 500 MPME rurales</strong>. Une attention particulière sera accordée aux groupes généralement confrontés à un accès plus limité au financement : <strong>au moins 50 % des bénéficiaires seront des femmes et 30 % des jeunes</strong>.</p><p>Au total, le mécanisme devrait contribuer à renforcer la sécurité alimentaire d&rsquo;environ <strong>1,2 million de personnes</strong> et bénéficier directement ou indirectement à près de <strong>1,5 million de personnes</strong>.</p><p><strong>Financer concrètement la résilience climatique</strong></p><p>Le dispositif prévoit également une importante composante d&rsquo;assistance technique. Celle-ci doit renforcer les capacités des institutions de microfinance et des coopératives d&rsquo;épargne et de crédit afin qu&rsquo;elles puissent proposer des financements adaptés aux besoins des populations rurales.</p><p>Les bénéficiaires pourront notamment investir dans <strong>l&rsquo;irrigation, la collecte de l&rsquo;eau, l&rsquo;élevage, le stockage post-récolte, les énergies renouvelables ou encore l&rsquo;agro-transformation résiliente au climat</strong>.</p><p>ARCAFIM prévoit par ailleurs une taxonomie spécifique de l&rsquo;adaptation climatique destinée à aider les institutions financières, les agriculteurs et les entreprises à identifier les investissements réellement capables de renforcer leur résilience.</p><p><strong>Faire du financement climatique une activité bancaire ordinaire</strong></p><p>Au-delà des montants mobilisés, le principal objectif du mécanisme est de créer un <strong>marché durable du financement climatique rural</strong>.</p><p>L&rsquo;ambition affichée par le FIDA et Equity Group est qu&rsquo;à terme, les institutions financières africaines puissent continuer à financer les investissements liés à l&rsquo;adaptation climatique <strong>même après l&rsquo;épuisement des ressources concessionnelles</strong>.</p><p>Le mécanisme, lancé en Afrique de l&rsquo;Est, est ainsi conçu comme un modèle susceptible d&rsquo;être <strong>reproduit dans d&rsquo;autres régions du continent</strong>.</p><p>Pour les petits exploitants et les entreprises rurales, l&rsquo;enjeu est majeur : transformer le financement de l&rsquo;adaptation climatique d&rsquo;un dispositif ponctuel soutenu par les bailleurs en une <strong>offre financière durable et accessible</strong>, capable d&rsquo;accompagner les investissements nécessaires face à l&rsquo;intensification des risques climatiques.</p>								</div>
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		<title>COP17 : 1,3 milliard de dollars mobilisés pour restaurer les terres dans 23 pays</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 09:24:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement Durable]]></category>
		<category><![CDATA[Webinaires et Séminaires]]></category>
		<category><![CDATA[Conférences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La COP17 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) s’est achevée le 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie, avec un résultat particulièrement marqué sur le front du financement. Les gouvernements, banques de développement, fonds et investisseurs privés ont annoncé un portefeuille de 1,3 milliard de dollars destiné à [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://financesao.com/cop17-13-milliard-de-dollars-mobilises-pour-restaurer-les-terres-dans-23-pays/">COP17 : 1,3 milliard de dollars mobilisés pour restaurer les terres dans 23 pays</a> first appeared on <a href="https://financesao.com">Finances AO</a>.</p>]]></description>
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									<p>La <strong>COP17 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD)</strong> s’est achevée le 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie, avec un résultat particulièrement marqué sur le front du financement. Les gouvernements, banques de développement, fonds et investisseurs privés ont annoncé un portefeuille de <strong>1,3 milliard de dollars</strong> destiné à soutenir des projets de restauration des terres et de résilience face à la sécheresse dans <strong>23 pays répartis sur cinq continents</strong>.</p><p>La conférence, organisée du 17 au 28 août, réunissait les parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification autour des enjeux liés à la dégradation des terres, à la sécheresse, à la sécurité alimentaire et à la mobilisation des capitaux.</p><h3>Un financement de 1,3 milliard de dollars</h3><p>Le principal résultat financier de la COP17 concerne le portefeuille de projets annoncé en faveur de la restauration des terres et de la résilience face à la sécheresse.</p><p>Sur les <strong>1,3 milliard de dollars</strong> annoncés, <strong>644,5 millions de dollars correspondent à de nouveaux financements identifiés</strong>, tandis que <strong>216,4 millions de dollars ont déjà été confirmés et sont en cours de mise en œuvre</strong>, selon l’UNCCD. Les projets se trouvent à différents stades de développement.</p><p>Cette mobilisation associe plusieurs catégories d’acteurs, notamment les gouvernements, les banques de développement, les fonds et le secteur privé. Elle traduit ainsi la volonté de faire de la restauration des terres un domaine d’investissement à part entière plutôt qu&rsquo;un enjeu exclusivement environnemental.</p><p>La COP17 a d’ailleurs accordé une place importante aux mécanismes permettant de rapprocher les capitaux privés des projets liés à la gestion durable des terres, à l’eau et à la résilience climatique. Un dialogue ministériel consacré aux mécanismes financiers innovants s’est notamment tenu le 24 août.</p><h3>Un déficit de financement de 278 milliards de dollars par an</h3><p>Malgré cette annonce, les besoins restent considérables.</p><p>L’UNCCD estime qu’environ <strong>355 milliards de dollars doivent être investis chaque année jusqu’en 2030</strong> pour atteindre les objectifs mondiaux de restauration des terres et lutter contre la dégradation des sols, la désertification et la sécheresse. Or, les investissements actuels sont évalués à environ <strong>77 milliards de dollars par an</strong>, ce qui laisse apparaître un déficit de financement de près de <strong>278 milliards de dollars chaque année</strong>.</p><p>Le financement privé demeure également limité. Selon l’UNCCD, il ne représente encore qu’une faible part des investissements consacrés à la restauration des terres. L’enjeu de la COP17 était donc aussi de démontrer que ces projets peuvent présenter un intérêt économique pour les investisseurs.</p><p>L’UNCCD estime ainsi que l’inaction face à la dégradation des terres représente un coût annuel proche de <strong>878 milliards de dollars</strong>, tandis que les investissements nécessaires pourraient générer jusqu’à <strong>1 800 milliards de dollars de bénéfices par an</strong>.</p><p><a href="https://financesao.com/cop17-sur-la-desertification-ouverture-des-travaux-ce-17-aout/"><strong><em>Lire aussi : COP17 sur la désertification : ouverture des travaux ce 17 Août</em></strong></a></p><h3>La restauration des terres devient un enjeu économique</h3><p>La désertification ne constitue plus uniquement une question environnementale. Elle touche directement la production agricole, la disponibilité de l’eau, les revenus ruraux et la stabilité économique des territoires.</p><p>La dégradation des terres réduit en effet la capacité des sols à soutenir l’agriculture et les activités économiques. Elle peut également accentuer les déplacements de populations et accroître la vulnérabilité des pays face aux épisodes de sécheresse.</p><p>Cette dimension économique explique la volonté de l’UNCCD de rapprocher les gouvernements des banques, des institutions financières et des investisseurs privés. L’objectif est de développer des mécanismes capables de rendre les projets de restauration suffisamment attractifs pour mobiliser des capitaux à grande échelle.</p><p>La COP17 a notamment lancé le <strong>Drought Resilience Investment Facility (DRIF)</strong>, un dispositif destiné à accélérer les investissements dans la résilience face aux sécheresses, les infrastructures hydrauliques et la restauration intégrée des terres et de l’eau.</p><h3>Les pays les plus vulnérables cherchent des financements</h3><p>La Mongolie, pays hôte de la COP17, a placé la question de la dégradation des terres au centre de ses priorités. Le pays est particulièrement exposé à la désertification et à la dégradation des pâturages.</p><p>D’autres pays ont également présenté leurs propres initiatives. L’Ouzbékistan a notamment mis en avant ses systèmes d’alerte précoce contre les tempêtes de sable et de poussière ainsi que ses programmes de restauration des zones désertiques.</p><p>La conférence a également permis de renforcer les échanges entre les collectivités locales. Le <strong>Forum des maires de la COP17</strong>, qui a réuni des responsables locaux et régionaux de plus de 30 pays, a débouché sur la Déclaration d’Oulan-Bator. Les collectivités ont notamment appelé à renforcer leur rôle dans la mise en œuvre des politiques de gestion durable des terres et de résilience face à la sécheresse.</p><h3>Des initiatives nationales de plus en plus nombreuses</h3><p>Au-delà des financements, la COP17 a également permis de mettre en avant la multiplication des initiatives nationales et des partenariats internationaux.</p><p>Les participants ont notamment présenté des projets de restauration des terres, de gestion durable de l’eau, d’agriculture résiliente et de lutte contre la désertification. Des coopérations entre pays ont également émergé, notamment autour du partage d&rsquo;expériences et de solutions techniques.</p><p>La Chine et la Ligue des États arabes ont ainsi travaillé sur un plan de coopération pluriannuel consacré à la restauration des terres.</p><p>Cette dynamique traduit une évolution du débat international : les engagements politiques doivent désormais être accompagnés de financements, de technologies et de projets suffisamment structurés pour produire des résultats mesurables.</p><h3>Le financement reste le principal défi</h3><p>La COP17 aura donc permis de franchir une étape importante en rapprochant les ambitions environnementales des réalités financières. Les <strong>1,3 milliard de dollars annoncés pour 23 pays</strong> constituent un signal positif, mais ils restent modestes au regard des <strong>278 milliards de dollars de déficit annuel</strong> estimé par l’UNCCD.</p><p>Le véritable enjeu sera désormais de transformer les annonces en investissements effectivement décaissés et en projets opérationnels. La restauration des terres devra également démontrer sa capacité à générer des rendements économiques, à créer des emplois et à renforcer la sécurité alimentaire et hydrique.</p><p>À ce titre, la COP17 marque moins l’aboutissement d’un processus que le début d’une nouvelle phase : <strong>faire de la lutte contre la désertification un secteur capable d’attirer durablement les capitaux publics et privés</strong>.</p>								</div>
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		<title>Égypte : la COP18 sur la désertification se tiendra en 2028</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 10:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement Durable]]></category>
		<category><![CDATA[Webinaires et Séminaires]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Égypte : la COP18 sur la désertification se tiendra en 2028 L’Égypte accueillera en 2028 la 18e Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP18). Cette désignation intervient à l’issue de la COP17, organisée du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie. Au-delà de la [&#8230;]</p>
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									<h1>Égypte : la COP18 sur la désertification se tiendra en 2028</h1><p>L’Égypte accueillera en 2028 la 18e Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP18). Cette désignation intervient à l’issue de la COP17, organisée du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie.</p><p>Au-delà de la portée diplomatique de cette décision, le rendez-vous de 2028 s’annonce stratégique. Les États devront notamment poursuivre les discussions sur les moyens de renforcer la résilience face aux sécheresses, à la dégradation des terres et à la désertification, alors que ces phénomènes exercent une pression croissante sur l’agriculture, les ressources en eau et la sécurité alimentaire.</p><h3>L’Égypte se positionne sur les enjeux de désertification</h3><p>Le choix du Caire prolonge l’engagement de l’Égypte sur les grandes négociations environnementales internationales. Le pays avait notamment accueilli la COP27 sur le climat à Charm el-Cheikh en 2022.</p><p>La COP18 devra également permettre de consolider les travaux engagés à Oulan-Bator. La sécheresse figurait parmi les principaux dossiers examinés lors de la COP17, avec des discussions consacrées à la résilience, au financement et à la restauration des terres.</p><p>L’enjeu sera désormais de transformer les engagements politiques en mesures concrètes, notamment pour améliorer la prévention des sécheresses et renforcer les capacités des pays les plus exposés.</p><p><a href="https://financesao.com/cop17-sur-la-desertification-ouverture-des-travaux-ce-17-aout/"><strong><em>Lire aussi : COP17 sur la désertification : ouverture des travaux ce 17 Août</em></strong></a></p><h3>La sécheresse au cœur des négociations</h3><p>La question de la sécheresse occupe une place croissante dans l’agenda international. Les effets du changement climatique, combinés à la dégradation des terres, accentuent les risques pour les populations rurales et les économies dépendantes de l’agriculture.</p><p>La COP17 a ainsi placé la restauration des terres et la résilience face aux sécheresses parmi ses priorités. La conférence a également permis d’annoncer plusieurs initiatives destinées à mobiliser des financements pour la restauration des terres et la résilience climatique. Selon la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, un portefeuille de 1,3 milliard de dollars couvrant 23 pays a notamment été annoncé à l’occasion de la COP17.</p><p>Pour les pays africains, ces mécanismes de financement revêtent une importance particulière. La dégradation des terres affecte directement les rendements agricoles, les revenus ruraux et la sécurité alimentaire, tout en accentuant les risques de déplacement des populations.</p><h3>Un enjeu économique majeur pour l’Afrique</h3><p>La lutte contre la désertification dépasse désormais le seul cadre environnemental. Elle constitue également un enjeu de développement économique.</p><p>La dégradation des sols réduit la productivité agricole, fragilise les chaînes d’approvisionnement et augmente les besoins d’investissement dans l’irrigation, la restauration des terres et l’adaptation climatique. Pour les économies africaines, où une part importante de la population dépend directement ou indirectement de l’agriculture, les conséquences peuvent être particulièrement importantes.</p><p>La restauration des terres apparaît ainsi comme un levier permettant à la fois de renforcer la production agricole, de préserver les ressources naturelles et de soutenir les revenus des populations rurales.</p><h3>La COP18 devra accélérer le financement de la résilience</h3><p>L’un des principaux défis de la conférence de 2028 sera donc de mobiliser davantage de capitaux en faveur de la restauration des terres et de la prévention des sécheresses.</p><p>La COP17 a déjà mis l’accent sur la mobilisation des investissements publics et privés. Plusieurs initiatives annoncées à Oulan-Bator visent notamment à financer des projets de restauration des terres et de résilience dans les pays vulnérables.</p><p>Pour l’Égypte, l’organisation de la COP18 offrira ainsi l’occasion de placer les questions de sécurité hydrique, de production agricole et de financement de l’adaptation au centre des négociations internationales.</p><p>Le rendez-vous de 2028 devra surtout permettre de passer des engagements aux investissements. Dans un contexte marqué par l’aggravation des sécheresses et la dégradation des terres, la capacité des États à mobiliser des financements et à déployer des projets concrets sera déterminante pour renforcer la résilience des économies les plus vulnérables.</p>								</div>
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		<title>Grande muraille verte : la BAD accélère la mobilisation des financements en Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 16:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement Durable]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Grande muraille verte : la BAD veut accélérer les investissements pour restaurer les terres africaines La Banque africaine de développement (BAD) veut accélérer la mobilisation des financements destinés à la restauration des terres en Afrique. En marge de la COP17 sur la lutte contre la désertification, organisée à Oulan-Bator, en Mongolie, l’institution a réuni les [&#8230;]</p>
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									<p><strong>Grande muraille verte : la BAD veut accélérer les investissements pour restaurer les terres africaines</strong></p><p>La Banque africaine de développement (BAD) veut accélérer la mobilisation des financements destinés à la restauration des terres en Afrique. En marge de la COP17 sur la lutte contre la désertification, organisée à Oulan-Bator, en Mongolie, l’institution a réuni les principaux acteurs de la Grande muraille verte autour d’un objectif : transformer les engagements financiers en projets concrets et bancables.</p><p>Le dialogue de haut niveau a rassemblé des représentants de l’Union africaine, de l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte (APGMV), de la SADC, du gouvernement malien, des Fonds d’investissement climatiques, du Mécanisme mondial de la CNULCD, de l’Observatoire du Sahara et du Sahel, ainsi que des partenaires techniques et financiers et de la société civile.</p><p><strong>La restauration des terres, un enjeu économique</strong></p><p>Pour la BAD, la lutte contre la désertification ne relève plus uniquement de la protection de l’environnement. La restauration des terres constitue également un levier de sécurité alimentaire, de résilience économique et de stabilité sociale.</p><p>Al-Hamndou Dorsouma, chef de la division Changement climatique et croissance verte de la BAD, a rappelé que la restauration des terres devait être considérée comme une priorité de développement. Elle contribue notamment à renforcer la résilience des communautés, à soutenir les activités agricoles et à consolider la cohésion sociale.</p><p>Cette approche vise à faire de la Grande muraille verte un véritable programme d’investissement, associant restauration des écosystèmes, agriculture résiliente, création d’emplois et développement économique local.</p><p><strong>La BAD engagée à hauteur de 6,5 milliards de dollars</strong></p><p>La Banque africaine de développement figure parmi les principaux partenaires financiers de l’Initiative de la Grande muraille verte. Elle s’est engagée à mobiliser jusqu’à <strong>6,5 milliards de dollars</strong> pour soutenir sa mise en œuvre.</p><p>L’enjeu consiste désormais à transformer les annonces de financement en projets effectivement réalisables. Dans ce cadre, Arona Soumare, coordinateur de l’initiative Grande muraille verte au sein de la BAD, a présenté les investissements et instruments financiers susceptibles d’accélérer la restauration des paysages africains.</p><p>L’institution souhaite notamment renforcer la préparation de projets suffisamment structurés pour attirer les financements publics, privés et multilatéraux.</p><p><strong>Six secteurs prioritaires pour les investissements</strong></p><p>Les échanges ont également permis de mettre en avant plusieurs domaines d’intervention prioritaires. La SADC a notamment identifié <strong>six secteurs d’investissement : l’eau, les énergies renouvelables, les écosystèmes résilients, les infrastructures vertes, l’agriculture résiliente et le développement économique</strong>.</p><p>À ces secteurs s’ajoutent des priorités transversales telles que la gouvernance, les technologies vertes, le renforcement des capacités, l’égalité de genre, l’emploi des jeunes et le financement innovant.</p><p>Cette approche élargit ainsi la conception traditionnelle de la Grande muraille verte. L’initiative ne se limite plus à la restauration des paysages, mais cherche à créer autour de celle-ci un ensemble d’activités économiques capables de générer des revenus et des emplois.</p><p><strong>Les communautés au cœur du dispositif</strong></p><p>La question de l’impact local a également occupé une place importante dans les discussions. Au Mali, Soumana Fofana, conseiller technique au ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, a insisté sur la nécessité de placer les communautés au centre de la planification et de l’exécution des projets.</p><p>Les femmes et les jeunes doivent notamment pouvoir bénéficier directement des investissements consacrés à la restauration des terres.</p><p>Cette dimension apparaît essentielle pour garantir la durabilité des projets. La restauration des terres ne pourra produire des résultats durables que si elle améliore parallèlement les revenus, la productivité agricole et les conditions de vie des populations concernées.</p><p><strong>Transformer les engagements en projets bancables</strong></p><p>Au-delà de la mobilisation des ressources, le principal défi reste désormais celui de l’exécution. Les acteurs réunis à Oulan-Bator ont souligné la nécessité d’améliorer la coordination entre les États, les institutions africaines, les banques multilatérales, les partenaires techniques et le secteur privé.</p><p>L’objectif est de constituer un <strong>pipeline de projets bancables</strong>, suffisamment structurés pour attirer les investisseurs et permettre un passage rapide des engagements à la réalisation.</p><p>Pour la BAD, la Grande muraille verte doit ainsi devenir un véritable portefeuille d’investissements en faveur de la résilience climatique et du développement des territoires.</p><p><strong>La réussite de l’initiative dépendra donc moins du nombre d’engagements annoncés que de la capacité à mobiliser effectivement les capitaux, à exécuter les projets et à faire bénéficier directement les populations africaines des investissements consacrés à la restauration des terres.</strong></p>								</div>
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		<title>COP17 sur la désertification : ouverture des travaux ce 17 Août</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Aug 2026 15:17:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement Durable]]></category>
		<category><![CDATA[Webinaires et Séminaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La lutte contre la désertification au cœur des débats La 17e Conférence des parties (COP17) de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) s&#8217;est ouverte ce lundi 17 août en Mongolie. Jusqu&#8217;au 28 août, près de 197 pays sont réunis pour renforcer leurs actions contre la sécheresse, la dégradation des [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://financesao.com/cop17-sur-la-desertification-ouverture-des-travaux-ce-17-aout/">COP17 sur la désertification : ouverture des travaux ce 17 Août</a> first appeared on <a href="https://financesao.com">Finances AO</a>.</p>]]></description>
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									<h2>La lutte contre la désertification au cœur des débats</h2><p class="isselectedend">La <strong>17e Conférence des parties (COP17) de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD)</strong> s&rsquo;est ouverte ce lundi 17 août en Mongolie. Jusqu&rsquo;au 28 août, près de <strong>197 pays</strong> sont réunis pour renforcer leurs actions contre la sécheresse, la dégradation des terres et leurs conséquences sur les populations.</p><p class="isselectedend">Placée sous le thème <strong>« Restaurer les terres, restaurer l&rsquo;espoir »</strong>, la conférence intervient dans un contexte marqué par l&rsquo;intensification des épisodes de chaleur, de sécheresse et d&rsquo;incendies dans plusieurs régions du monde.</p><p class="isselectedend">L&rsquo;enjeu dépasse désormais la seule question environnementale. La dégradation des terres menace directement la <strong>production agricole, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance</strong> de millions de personnes.</p><h2>12 milliards de dollars pour renforcer la résilience</h2><p class="isselectedend">L&rsquo;un des principaux sujets de discussion concerne le <strong>Riyadh Global Drought Resilience Partnership</strong>, lancé lors de la précédente COP sur la désertification, organisée en 2024 en Arabie saoudite.</p><p class="isselectedend">Les pays et institutions partenaires ont annoncé plus de <strong>12 milliards de dollars sur sept ans</strong> pour soutenir les États particulièrement exposés aux conséquences de la sécheresse.</p><p class="isselectedend">Ces financements doivent notamment permettre de renforcer les infrastructures d&rsquo;irrigation, de développer des cultures plus résistantes au manque d&rsquo;eau et d&rsquo;améliorer les capacités de stockage des eaux de pluie.</p><p class="isselectedend">L&rsquo;objectif de la COP17 est désormais de transformer les engagements financiers en projets concrets sur le terrain.</p><h2>Transformer les plans contre la sécheresse en projets</h2><p class="isselectedend">Plus de <strong>70 pays ont déjà soumis leurs plans de gestion de la sécheresse</strong>. La prochaine étape consiste donc à passer de la planification à la mise en œuvre.</p><p class="isselectedend">L&rsquo;enjeu est notamment d&rsquo;aider les États à financer des infrastructures et des solutions capables de réduire leur vulnérabilité face aux épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents et intenses.</p><p class="isselectedend">Cette transition entre engagements politiques et réalisations concrètes devrait constituer l&rsquo;un des principaux défis des négociations de cette COP17.</p><h2>Un besoin de financement estimé à 2 600 milliards de dollars</h2><p class="isselectedend">Les 12 milliards de dollars annoncés constituent toutefois une enveloppe encore très éloignée des besoins estimés à l&rsquo;échelle mondiale.</p><p class="isselectedend">Selon les estimations de l&rsquo;<strong>UNCCD</strong>, environ <strong>2 600 milliards de dollars seraient nécessaires d&rsquo;ici 2030</strong> pour restaurer les terres dégradées, lutter contre la désertification et renforcer la résilience face aux sécheresses.</p><p class="isselectedend">L&rsquo;écart entre les ressources actuellement disponibles et les besoins pourrait donc pousser les négociateurs à accorder une place plus importante au <strong>financement privé</strong>.</p><p class="isselectedend">La mobilisation des banques, des investisseurs institutionnels et des entreprises apparaît ainsi comme un enjeu majeur pour augmenter l&rsquo;échelle des investissements consacrés à la restauration des terres.</p><h2>Pourquoi la Mongolie accueille la COP17</h2><p class="isselectedend">Le choix de la <strong>Mongolie</strong> pour accueillir cette conférence n&rsquo;est pas anodin. Selon les données citées par les Nations unies, environ <strong>77 % du territoire mongol est considéré comme dégradé</strong>.</p><p class="isselectedend">Le pays entend notamment mettre en avant les enjeux liés au <strong>pastoralisme</strong>, un mode d&rsquo;élevage extensif fondé sur la mobilité des troupeaux.</p><p class="isselectedend">Cette activité occupe une place centrale dans l&rsquo;économie et le mode de vie de nombreuses communautés mongoles. La dégradation des pâturages et les épisodes climatiques extrêmes représentent donc une menace directe pour leurs moyens de subsistance.</p><p class="isselectedend">L&rsquo;expérience mongole doit ainsi nourrir les discussions sur la gestion durable des terres et l&rsquo;adaptation des systèmes agricoles et pastoraux aux changements climatiques.</p><h2>Désertification, climat et sécurité alimentaire</h2><p class="isselectedend">La question de la restauration des terres est étroitement liée à celle du <strong>changement climatique et de la sécurité alimentaire</strong>.</p><p class="isselectedend">Des sols dégradés produisent moins, tandis que les sécheresses réduisent les rendements agricoles et accentuent la pression sur les ressources en eau.</p><p class="isselectedend">À l&rsquo;inverse, restaurer les terres permet d&rsquo;améliorer leur capacité à retenir l&rsquo;eau, de renforcer la productivité agricole et de contribuer à la résilience des populations rurales.</p><p class="isselectedend">Les politiques de lutte contre la désertification constituent donc également un outil d&rsquo;adaptation aux conséquences du changement climatique.</p><h2>Une COP avant la conférence sur la biodiversité</h2><p class="isselectedend">La COP17 sur la désertification intervient quelques semaines avant une autre grande échéance environnementale : la <strong>COP17 sur la biodiversité</strong>, prévue à Erevan, en Arménie, du 19 au 30 octobre.</p><p class="isselectedend">Les deux processus sont distincts, mais leurs enjeux sont fortement liés. La restauration des terres peut contribuer à préserver les écosystèmes, protéger la biodiversité et renforcer la capacité des territoires à faire face au changement climatique.</p><p class="isselectedend">Les engagements internationaux en matière de biodiversité prévoient notamment de protéger <strong>30 % des terres et des océans de la planète d&rsquo;ici 2030</strong> et d&rsquo;accroître les financements destinés à la biodiversité dans les pays en développement.</p><h2>Le défi : passer des engagements aux résultats</h2><p class="isselectedend">À travers cette COP17, les États cherchent donc moins à multiplier les engagements qu&rsquo;à <strong>accélérer leur mise en œuvre</strong>.</p><p class="isselectedend">Avec des besoins financiers estimés à 2 600 milliards de dollars d&rsquo;ici 2030, la réussite de la conférence dépendra largement de la capacité des gouvernements et des institutions financières à mobiliser des ressources à une échelle beaucoup plus importante.</p><p class="isselectedend">Pour les pays les plus vulnérables, l&rsquo;enjeu est immédiat : restaurer les terres, sécuriser l&rsquo;accès à l&rsquo;eau, protéger les moyens de subsistance et préserver la production alimentaire.</p><p><strong>La COP17 devra ainsi transformer le mot d&rsquo;ordre « Restaurer les terres, restaurer l&rsquo;espoir » en investissements et en actions mesurables sur le terrain.</strong></p>								</div>
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		<title>Togo : le Budget Vert 2027 au cœur de la gestion des finances publiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Aug 2026 10:21:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement Durable]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Budget Vert]]></category>
		<category><![CDATA[Togo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Togo accélère l’intégration du climat dans son budget Le ministère de l’Économie et de la Veille Stratégique (MEVS) a lancé, le 3 août 2026, un atelier de formation consacré à la budgétisation verte. Organisée à la salle Entente du Centre administratif des services économiques et financiers (CASEF), la rencontre s’étale sur cinq jours, jusqu’au [&#8230;]</p>
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									<p><strong>Le Togo accélère l’intégration du climat dans son budget</strong></p><p>Le ministère de l’Économie et de la Veille Stratégique (MEVS) a lancé, le <strong>3 août 2026</strong>, un atelier de formation consacré à la budgétisation verte. Organisée à la salle Entente du Centre administratif des services économiques et financiers (CASEF), la rencontre s’étale sur cinq jours, jusqu’au 7 août, avec pour objectif de renforcer les capacités des cadres publics et de préparer l’élaboration du <strong>Budget Vert 2027</strong> du ministère.</p><p>L’ouverture des travaux a été présidée par <strong>Ahodo TCHAMDJA</strong>, Directeur général des Études et Analyses économiques (DGEAE), représentant le ministre de l’Économie et de la Veille Stratégique, <strong>Badanam PATOKI</strong>. Mme <strong>Akouvi Valérie KOUHOUE</strong>, point focal du ministère des Finances et du Budget en matière de budgétisation verte, participe également aux travaux.</p><p>Au-delà d’une simple formation technique, l’atelier s’inscrit dans la volonté des autorités togolaises d’intégrer progressivement les considérations climatiques et environnementales dans l’ensemble du processus budgétaire.</p><p><strong>Le Budget Vert devient un outil de décision publique</strong></p><p>Pour Ahodo TCHAMDJA, la budgétisation verte ne consiste pas à créer un budget séparé consacré à l’environnement. Elle implique une transformation plus profonde de la manière dont l’État conçoit et arbitre ses dépenses.</p><p>L’approche consiste à intégrer les considérations environnementales et climatiques <strong>dans l’ensemble du cycle budgétaire</strong>, depuis la planification stratégique jusqu’à l’évaluation des dépenses, en passant par la programmation, l’arbitrage et le suivi de l’exécution.</p><p>Elle permet notamment d’identifier les dépenses <strong>favorables, défavorables ou neutres</strong> au climat et à l’environnement. L’objectif est ainsi d’améliorer la cohérence des politiques publiques, de renforcer la transparence budgétaire et d’orienter progressivement les ressources vers des investissements favorables à une croissance durable.</p><p>Depuis <strong>2025</strong>, le Budget Vert est annexé à la Loi de Finances au Togo. Cette démarche permet notamment de mieux apprécier l’impact environnemental et climatique des choix budgétaires de l’État.</p><p><strong>Les changements climatiques exercent une pression sur les finances publiques</strong></p><p>L’urgence de cette démarche est également liée aux conséquences économiques croissantes du changement climatique. Sécheresses, inondations, érosion côtière et variabilité des précipitations affectent directement plusieurs secteurs stratégiques de l’économie togolaise.</p><p>L’agriculture, les infrastructures, l’énergie et les ressources en eau figurent parmi les secteurs particulièrement exposés. Ces chocs peuvent entraîner des pertes économiques, accentuer les vulnérabilités sociales et accroître la pression exercée sur les finances publiques.</p><p>Dans ce contexte, la budgétisation verte doit permettre à l’État de mieux anticiper les risques climatiques et d’intégrer leur coût potentiel dans ses décisions d’investissement.</p><p>« Le climat ne négocie pas. Il impose », a notamment déclaré Ahodo TCHAMDJA, soulignant que l’intégration du climat dans les choix budgétaires constitue désormais un impératif de gouvernance économique.</p><p><a href="https://financesao.com/togo-adoption-du-budget-vert-2026-pour-un-developpement-durable/"><strong><em>Lire aussi : Togo : adoption du budget vert 2026 pour un développement durable</em></strong></a></p><p><strong>Former les cadres pour préparer le Budget Vert 2027</strong></p><p>L’atelier vise principalement à <strong>renforcer la compréhension des principes de la budgétisation verte</strong>, à favoriser leur appropriation par les cadres et à améliorer la prise en compte des enjeux climatiques dans la programmation et l’allocation des ressources publiques.</p><p>La première phase, organisée du <strong>3 au 7 août 2026</strong>, est animée par deux experts du ministère des Finances et deux experts du ministère de l’Environnement.</p><p>Les travaux doivent notamment permettre aux participants de :</p><ul><li>comprendre les concepts clés de la budgétisation verte ;</li><li>maîtriser la méthodologie d’élaboration du Budget Vert ;</li><li>s’approprier les outils de marquage des activités du budget-programme du MEVS ;</li><li>réaliser le marquage des activités du <strong>PTBA 2027</strong> du ministère.</li></ul><p>Une deuxième phase est prévue au <strong>quatrième trimestre 2026</strong>. Elle sera consacrée à la finalisation du document Budget Vert 2027 du MEVS.</p><p><strong>Un marquage des dépenses pour mieux orienter les ressources</strong></p><p>À cette étape, la Cellule Budget Vert du MEVS, avec l’appui de deux personnes ressources, devra finaliser le marquage des activités et des projets, actualiser leurs coûts conformément à la lettre de cadrage 2027 et rédiger la partie narrative du document Budget Vert 2027.</p><p>À l’issue du processus, deux résultats sont attendus : des <strong>cadres mieux outillés</strong> et un <strong>document Budget Vert 2027 finalisé</strong>.</p><p>Cette démarche doit également contribuer à renforcer la capacité du Togo à mobiliser les financements climatiques internationaux. Ces ressources sont de plus en plus liées à la capacité des États à assurer la traçabilité, la transparence et l’évaluation des investissements consacrés au climat.</p><p><strong>Vers une nouvelle conception de la dépense publique</strong></p><p>Pour les autorités togolaises, l&rsquo;enjeu dépasse donc la seule production d&rsquo;un document budgétaire supplémentaire. Il s&rsquo;agit de faire du climat un paramètre systématique de la décision publique.</p><p>Dans son intervention, Ahodo TCHAMDJA a rappelé que la <strong>Vision 2040</strong> et la <strong>Feuille de route gouvernementale 2026-2031</strong> accordent une place importante à la lutte contre les changements climatiques et à la transformation durable de l’économie.</p><p>L’ambition affichée est que chaque dépense publique puisse être évaluée au regard de son impact climatique et environnemental. À terme, le Budget Vert 2027 doit ainsi devenir un véritable <strong>outil d’aide à la décision</strong>, permettant de rapprocher allocation des ressources publiques, croissance économique, résilience et préservation de l’environnement.</p><p>Pour le Togo, l’enjeu est désormais de transformer cette orientation en pratiques budgétaires durables afin que la prise en compte du climat ne reste pas une démarche ponctuelle, mais devienne progressivement une composante systématique de la gestion des finances publiques.</p>								</div>
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		<title>Afrique : le rapport 2026 appelle à accélérer les ODD</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 10:25:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement Durable]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Objectifs de Développement Durable (ODD)]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Afrique : le rapport 2026 appelle à accélérer les ODD À moins de cinq ans de l’échéance de 2030, l’Afrique doit accélérer considérablement ses efforts pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) et concrétiser les ambitions de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. C’est le principal message du Rapport sur le développement durable en Afrique [&#8230;]</p>
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									<p><strong>Afrique : le rapport 2026 appelle à accélérer les ODD</strong></p><p>À moins de cinq ans de l’échéance de 2030, l’Afrique doit accélérer considérablement ses efforts pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) et concrétiser les ambitions de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. C’est le principal message du <strong>Rapport sur le développement durable en Afrique 2026 (ASDR 2026)</strong>, présenté le 15 juillet à New York, en marge du Forum politique de haut niveau des Nations unies.</p><p>Le document dresse un constat contrasté : l’Afrique a enregistré des avancées dans plusieurs domaines, mais le continent <strong>n’est pas actuellement sur une trajectoire permettant d’atteindre les ODD à l’horizon 2030</strong>. Le déficit de financement, les chocs climatiques, la vulnérabilité croissante liée à la dette et les faibles capacités institutionnelles continuent notamment de freiner la mise en œuvre des politiques de développement.</p><p><strong>Cinq ODD au cœur du rapport 2026</strong></p><p>Élaboré conjointement par la <strong>Commission de l’Union africaine, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), le Groupe de la Banque africaine de développement et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD)</strong>, l’ASDR constitue le principal outil de suivi conjoint des progrès de l’Afrique au regard de l’Agenda 2030 et de l’Agenda 2063.</p><p>L’édition 2026 se concentre sur cinq objectifs faisant l’objet d’une revue internationale :</p><ul><li><strong>ODD 6</strong> : eau propre et assainissement ;</li><li><strong>ODD 7</strong> : énergie propre et abordable ;</li><li><strong>ODD 9</strong> : industrie, innovation et infrastructures ;</li><li><strong>ODD 11</strong> : villes et communautés durables ;</li><li><strong>ODD 17</strong> : partenariats pour la réalisation des objectifs.</li></ul><p>Ces cinq objectifs sont considérés comme des leviers essentiels de la transformation structurelle du continent, de la résilience climatique et d&rsquo;une croissance plus inclusive.</p><p><strong>Le financement reste le principal défi</strong></p><p>Le rapport met en évidence un décalage persistant entre les ambitions affichées et les ressources disponibles pour les concrétiser.</p><p>Les contraintes budgétaires, la vulnérabilité liée à la dette et la faiblesse des capacités de mobilisation de ressources limitent les investissements nécessaires dans les infrastructures, l&rsquo;énergie, l&rsquo;eau, l&rsquo;innovation et les services essentiels.</p><p>À ces difficultés financières s&rsquo;ajoutent les effets de plus en plus importants du changement climatique, qui accroissent les besoins d&rsquo;investissement alors même que de nombreux États disposent de marges de manœuvre budgétaires limitées.</p><p>L&rsquo;ASDR 2026 appelle ainsi à une <strong>augmentation des investissements</strong>, mais également à une mobilisation plus efficace des ressources existantes et à une meilleure coordination entre les gouvernements, les institutions financières et les partenaires au développement.</p><p><a href="https://financesao.com/financement-climatique-les-banques-multilaterales-mobilisent-103-milliards-usd/"><strong><em>Lire aussi : Financement climatique : les banques multilatérales mobilisent 103 milliards USD</em></strong></a></p><p><strong>Énergie, infrastructures et villes au cœur de la transformation</strong></p><p>L&rsquo;accès à une énergie fiable et abordable constitue l&rsquo;un des principaux facteurs susceptibles d&rsquo;accélérer le développement du continent.</p><p>Le rapport insiste notamment sur la nécessité d&rsquo;élargir l&rsquo;accès aux énergies propres tout en développant les infrastructures nécessaires à l&rsquo;industrialisation et à la transformation numérique.</p><p>Les villes représentent également un enjeu majeur. Avec une urbanisation rapide, les pays africains doivent investir davantage dans les transports, l&rsquo;eau, l&rsquo;assainissement, le logement et les infrastructures urbaines afin de transformer la croissance démographique en opportunité économique.</p><p>Ces investissements doivent parallèlement intégrer les risques climatiques afin de rendre les infrastructures et les territoires plus résilients.</p><p><strong>L&rsquo;intégration régionale comme accélérateur</strong></p><p>L&rsquo;une des recommandations fortes du rapport concerne le renforcement de la coopération régionale.</p><p>L&rsquo;intégration des marchés africains peut contribuer à élargir les débouchés des entreprises, faciliter les échanges, renforcer les chaînes de valeur régionales et améliorer la capacité des économies africaines à absorber les chocs extérieurs.</p><p>La coopération régionale apparaît ainsi comme un levier transversal pour accélérer les progrès dans plusieurs ODD, notamment ceux liés aux infrastructures, à l&rsquo;industrialisation, à l&rsquo;énergie et aux partenariats.</p><p>La secrétaire générale adjointe des Nations unies, <strong>Amina Mohammed</strong>, a notamment estimé que les principaux obstacles entre les plans de développement et leur traduction concrète pour les populations résident dans la fragmentation de la mise en œuvre, le manque de financement et les capacités institutionnelles limitées.</p><p><strong>Agenda 2030 et Agenda 2063 : une même trajectoire</strong></p><p>Le rapport insiste également sur la complémentarité entre les deux grandes feuilles de route du continent.</p><p>Pour la vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, <strong>Selma Malika Haddadi</strong>, l&rsquo;Agenda 2063 et l&rsquo;Agenda 2030 doivent être considérés comme une trajectoire commune vers une Afrique plus prospère, inclusive et durable.</p><p>Cette convergence doit permettre d&rsquo;éviter la multiplication de programmes parallèles et de favoriser une meilleure utilisation des ressources disponibles.</p><p>L&rsquo;enjeu est désormais de passer d&rsquo;une logique principalement fondée sur la planification à une logique davantage orientée vers <strong>l&rsquo;exécution, le suivi des résultats et l&rsquo;impact concret sur les populations</strong>.</p><p><strong>Les données et les institutions au centre de l&rsquo;action</strong></p><p>L&rsquo;accélération des ODD dépend également de la capacité des États africains à disposer de données fiables pour mesurer les progrès et orienter les politiques publiques.</p><p>L&rsquo;ASDR 2026 souligne ainsi l&rsquo;importance de renforcer les systèmes statistiques, les capacités institutionnelles et les mécanismes de suivi et d&rsquo;évaluation.</p><p>Le développement des technologies numériques et de l&rsquo;innovation peut contribuer à améliorer la collecte des données, la fourniture des services publics et l&rsquo;efficacité des politiques de développement.</p><p>Pour la CEA, l&rsquo;enjeu consiste désormais à combiner <strong>renforcement institutionnel, mobilisation des financements et innovation</strong> afin de transformer les contraintes actuelles en opportunités de développement.</p><p><strong>Une décennie qui entre dans sa phase décisive</strong></p><p>À l&rsquo;approche de 2030, le message du rapport est sans ambiguïté : les progrès enregistrés restent insuffisants au regard de l&rsquo;ampleur des défis.</p><p>L&rsquo;Afrique dispose néanmoins de plusieurs leviers pour accélérer sa trajectoire : investissements dans les populations et les infrastructures, développement des énergies propres, transformation numérique, intégration régionale, mobilisation du secteur privé et renforcement des institutions.</p><p>Pour les institutions ayant contribué à l&rsquo;ASDR 2026, l&rsquo;urgence consiste désormais à passer <strong>de l&rsquo;engagement à la mise en œuvre à grande échelle</strong>.</p><p>La réussite de cette transition dépendra toutefois de la capacité des pays africains et de leurs partenaires à mobiliser davantage de ressources, à mieux coordonner leurs interventions et à adapter les solutions aux réalités nationales.</p><p><strong>À moins de cinq ans de 2030, le défi n&rsquo;est donc plus seulement de définir les priorités de développement, mais de les financer, de les mettre en œuvre et d&rsquo;en mesurer rapidement les résultats.</strong></p>								</div>
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