Equity Group : l’expansion africaine soutient fortement les résultats au premier semestre 2026
Le groupe bancaire kényan Equity Group confirme la solidité de sa stratégie d’expansion régionale. Au premier semestre 2026, ses filiales en République démocratique du Congo (RDC), en Ouganda, au Rwanda, en Tanzanie et au Soudan du Sud ont généré 42 % de la rentabilité des activités bancaires et 47 % du produit net bancaire (PNB) du groupe.
Cette contribution croissante des marchés régionaux intervient alors qu’Equity Group a enregistré une nette amélioration de ses performances financières entre janvier et juin 2026.
Le bénéfice net progresse de 32 %
Le bénéfice net du groupe s’est établi à 45,5 milliards de shillings kényans, soit environ 351,6 millions de dollars, au terme des six premiers mois de 2026. Il affiche ainsi une progression de 32 % sur un an.
Cette performance a notamment été soutenue par la progression des revenus nets d’intérêts. Ceux-ci ont augmenté de 17 %, passant de 59,3 milliards à 69,3 milliards de shillings.
Le PNB a, pour sa part, progressé de 25 % pour atteindre 124,9 milliards de shillings. La dynamique des revenus hors intérêts s’est également renforcée. Ces revenus, principalement constitués des commissions issues des services bancaires et des activités de marché, représentent désormais 44,5 % du PNB, contre 40,8 % un an auparavant.
Un bilan en forte croissance
La croissance d’Equity Group se reflète également dans l’évolution de son bilan. Le total des actifs a progressé de 20 %, pour atteindre 2 160 milliards de shillings à fin juin 2026.
Cette évolution repose notamment sur une hausse de 21 % des dépôts de la clientèle, tandis que l’encours des crédits a augmenté de 19 %.
Ces indicateurs témoignent d’une progression simultanée de la collecte de ressources et du financement de l’économie sur les différents marchés où le groupe est présent.
Les filiales régionales deviennent un moteur de croissance
L’empreinte panafricaine d’Equity Group joue désormais un rôle déterminant dans ses performances. Les activités réalisées hors du Kenya ont représenté 42 % de la rentabilité bancaire et 47 % des revenus bancaires au premier semestre.
La RDC s’est notamment distinguée avec une progression de 30 % de son bénéfice net, à 11,8 milliards de shillings.
Au Rwanda, le résultat net d’Equity a augmenté de 12 %, pour atteindre 2,9 milliards de shillings. La Tanzanie a enregistré la progression la plus spectaculaire parmi les filiales citées, avec un bénéfice net en hausse de 82 %, à 2 milliards de shillings.
Ces performances renforcent le poids des activités régionales dans le modèle économique du groupe kényan.
La transformation numérique accélère
La stratégie d’Equity Group repose également sur une digitalisation croissante de ses opérations. Selon la direction, 98,3 % des transactions du groupe sont désormais réalisées en dehors des agences.
Les canaux numériques représentent à eux seuls 89,7 % des transactions, illustrant le changement progressif des habitudes des clients et la volonté du groupe de réduire sa dépendance aux réseaux physiques.
Cette digitalisation accompagne l’expansion géographique d’Equity en permettant au groupe de développer ses services auprès d’une clientèle plus large tout en maîtrisant ses coûts de distribution.
Des perspectives soutenues par la croissance régionale
Le directeur général d’Equity Group, James Mwangi, a attribué ces performances à la vigueur de l’activité économique sur les principaux marchés du groupe. Il a notamment cité des perspectives de croissance de 4,5 % à 5 % au Kenya, 5,6 % en RDC, 5,9 % en Tanzanie, 6,4 % en Ouganda, 6,8 % au Rwanda et 20 % au Soudan du Sud.
Selon lui, cette dynamique bénéficie notamment de la fermeté des prix des matières premières et des réformes économiques engagées dans plusieurs pays.
Pour Equity Group, l’enjeu consiste désormais à transformer cette présence régionale en un moteur durable de croissance. La contribution de ses filiales à près de la moitié du PNB et de la rentabilité bancaire montre en tout cas que l’expansion panafricaine n’est plus un relais secondaire, mais constitue désormais un pilier majeur de la performance du groupe.








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