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	<title>Agriculture et Commodités | Finances AO</title>
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	<description>L&#039;actualité économique au cœur de l&#039;Afrique de l&#039;Ouest</description>
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	<title>Agriculture et Commodités | Finances AO</title>
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		<title>Cameroun : le PROFIP valide son plan 2027 pour accélérer la production piscicole</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 16:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture et Commodités]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
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									<p>Le Cameroun entend renforcer sa production piscicole pour répondre à une demande intérieure qui reste largement supérieure à l’offre nationale. Le 15 septembre à Yaoundé, le comité de pilotage du <strong>Projet de promotion de la filière piscicole continentale (PROFIP)</strong> a approuvé son plan de travail pour 2027. L’initiative prévoit notamment de renforcer les compétences des pisciculteurs, d’améliorer leur accès aux intrants de qualité et de faciliter la commercialisation du poisson d’élevage.</p><p>Soutenu par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), le projet dispose d’une enveloppe de <strong>1,2 milliard de FCFA sur cinq ans</strong>, pour la période 2024-2028, selon le ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales.</p><p><strong>Formation, intrants et accès au marché au cœur du plan 2027</strong></p><p>Le plan de travail approuvé prévoit plusieurs actions destinées à améliorer les performances de la filière piscicole continentale.</p><p>Les interventions porteront notamment sur :</p><ul><li>la formation technique des pisciculteurs ;</li><li>l’amélioration de l’accès à des alevins et à des aliments de qualité ;</li><li>le renforcement des circuits de distribution et de l’accès au marché ;</li><li>l’évaluation du secteur et l’amélioration de son organisation.</li></ul><p>Lors de la réunion du 15 septembre, les responsables ont également examiné les progrès et les résultats de la première phase du projet, ainsi que le dispositif de suivi et les indicateurs de performance.</p><p>Bien que sa période de mise en œuvre soit fixée de 2024 à 2028, le PROFIP a été officiellement lancé le <strong>25 juillet 2025</strong>.</p><p><strong>Quatre régions ciblées et trois espèces d’eau douce concernées</strong></p><p>Le projet est déployé dans les régions du <strong>Centre, du Littoral, de l’Ouest et du Sud</strong>. Il vise à améliorer les conditions de production et de commercialisation du poisson d’élevage, en mettant l’accent sur les compétences techniques et la disponibilité des intrants.</p><p>Les espèces ciblées comprennent notamment le <strong>tilapia, le poisson-chat et la carpe</strong>.</p><p>L’amélioration de l’accès aux alevins et aux aliments de qualité constitue un enjeu important pour la filière, tout comme le développement de débouchés permettant aux producteurs d’écouler leur production.</p><p><strong>Plus de 207 000 tonnes de poisson congelé importées en 2024</strong></p><p>L’initiative intervient dans un contexte de forte dépendance du Cameroun aux importations de poisson.</p><p>En 2024, le pays a importé <strong>207 092 tonnes de poisson congelé</strong>, pour une valeur de <strong>167,3 milliards de FCFA</strong>, soit environ 291,8 millions de dollars. Ces importations étaient en baisse par rapport à 2023, année au cours de laquelle elles avaient atteint <strong>234 573 tonnes</strong>, pour une valeur d’environ <strong>182 milliards de FCFA</strong>, selon les données de l’Institut national de la statistique rapportées par <em>Business in Cameroon</em>.</p><p>D’autres données ministérielles citées plus tôt en 2026 indiquent que la consommation nationale de poisson a dépassé <strong>476 000 tonnes en 2024</strong>, tandis que le déficit de production intérieure était estimé à environ <strong>225 000 tonnes</strong>.</p><p>Ces chiffres illustrent l’écart persistant entre la demande et l’offre locale, malgré le recul des importations de poisson congelé enregistré en 2024.</p><p><strong>La substitution aux importations comme objectif économique</strong></p><p>Le PROFIP s’inscrit dans la <strong>Stratégie nationale de développement 2020-2030</strong> du Cameroun et dans les efforts visant à accroître la production locale de produits agricoles, d’élevage et halieutiques.</p><p>En renforçant les capacités des pisciculteurs et les circuits de commercialisation, le projet cherche à contribuer au développement d’une offre nationale capable de répondre davantage aux besoins du marché.</p><p>La portée de cette démarche dépendra notamment de la capacité à améliorer durablement la productivité des exploitations, à garantir l’accès aux intrants et à organiser la mise en marché du poisson d’élevage. Le plan 2027 constitue une nouvelle étape dans la mise en œuvre de ces objectifs.</p>								</div>
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		<title>Togo &#8211; Japon : 800 millions FCFA pour renforcer la sécurité alimentaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Sep 2026 10:21:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture et Commodités]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Coopération]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité Alimentaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Japon renforce son soutien à la sécurité alimentaire au Togo. Le ministre de l’Agriculture, de l’Hydraulique villageoise et du Développement rural, Antoine Lékpa Gbegbeni, et l’ambassadeur du Japon au Togo, Gomakubo Junji, ont signé le 8 septembre 2026 à Lomé un accord de financement dans le cadre du programme d’assistance alimentaire Kennedy Round (KR). [&#8230;]</p>
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									<p>Le Japon renforce son soutien à la sécurité alimentaire au Togo. Le ministre de l’Agriculture, de l’Hydraulique villageoise et du Développement rural, <strong>Antoine</strong> <strong>Lékpa Gbegbeni</strong>, et l’ambassadeur du Japon au Togo, <strong>Gomakubo Junji</strong>, ont signé le 8 septembre 2026 à Lomé un accord de financement dans le cadre du programme d’assistance alimentaire <strong>Kennedy Round (KR)</strong>.</p><p><strong>200 millions de yens pour l’achat de riz</strong></p><p>Le financement s’élève à <strong>200 millions de yens</strong>, soit environ <strong>800 millions de FCFA</strong>. Il permettra d’acquérir du riz destiné à être mis à la disposition des populations, notamment des ménages vulnérables, à un <strong>prix subventionné</strong>.</p><p>Le programme KR relève de la coopération financière non remboursable du Japon. Il prévoit principalement la fourniture de céréales, notamment du riz et du blé, aux pays partenaires.</p><p>Au Togo, l&rsquo;objectif est double : <strong>accroître l’offre de riz disponible sur le marché et contribuer à contenir les prix</strong> des produits alimentaires.</p><p>Selon Lékpa Gbegbeni, la mise sur le marché du riz financé par le programme KR contribue à la fois au renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à la stabilité des prix.</p><p><strong>Un mécanisme qui va au-delà de l’aide alimentaire</strong></p><p>Le dispositif japonais ne se limite toutefois pas à l’approvisionnement en céréales. Le riz importé est vendu sur le marché national et les recettes générées sont destinées à alimenter un <strong>fonds de contrepartie</strong>.</p><p>Ces ressources pourront ensuite être utilisées pour financer des projets de développement au Togo, après concertation entre les autorités togolaises et japonaises.</p><p><strong>Agriculture et éducation parmi les secteurs ciblés</strong></p><p>L’ambassadeur Gomakubo Junji a indiqué que les ressources issues de la vente du riz pourraient notamment soutenir des projets dans les secteurs de <strong>l’agriculture et de l’éducation</strong>.</p><p>Le programme KR constitue ainsi à la fois un instrument d&rsquo;assistance alimentaire et un mécanisme permettant de soutenir des initiatives socio-économiques dans les pays bénéficiaires.</p><p>Cette approche permet au Japon d&rsquo;inscrire son appui alimentaire dans une logique plus large de coopération et de développement.</p><p><strong>1 570 tonnes de riz attendues en décembre</strong></p><p>Cette nouvelle opération intervient alors qu’une précédente cargaison est déjà programmée. <strong>1 570 tonnes de riz blanc</strong>, financées dans le cadre du KR 2025 pour une valeur de <strong>200 millions de yens, soit environ 800 millions de FCFA</strong>, sont attendues au <strong>Port autonome de Lomé en décembre 2026</strong>.</p><p>L’accord relatif à cette précédente opération avait été signé en 2025.</p><p>À travers ces différentes interventions, le Japon poursuit donc son accompagnement du Togo dans ses efforts visant à <strong>améliorer la disponibilité des produits alimentaires, soutenir les ménages vulnérables et renforcer durablement la sécurité alimentaire nationale</strong>.</p>								</div>
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		<title>Cacao : le prix CAF atteint 3 654 FCFA le kilo au Cameroun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Sep 2026 12:28:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture et Commodités]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Cacao]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Prix]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le cacao camerounais démarre la campagne sur un prix élevé La campagne cacaoyère 2026-2027 au Cameroun s’ouvre sur un niveau de prix de référence particulièrement élevé. Au 1er septembre 2026, le kilogramme de fèves de cacao est fixé à 3 654 FCFA en valeur CAF, selon les données publiées par l’Office national du cacao et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="34132" class="elementor elementor-34132">
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									<p><strong>Le cacao camerounais démarre la campagne sur un prix élevé</strong></p><p>La campagne cacaoyère <strong>2026-2027 au Cameroun</strong> s’ouvre sur un niveau de prix de référence particulièrement élevé. Au <strong>1er septembre 2026</strong>, le kilogramme de fèves de cacao est fixé à <strong>3 654 FCFA en valeur CAF</strong>, selon les données publiées par l’<strong>Office national du cacao et du café (ONCC)</strong>.</p><p>Cette valeur correspond au prix <strong>Coût, Assurance et Fret (CAF)</strong>, c’est-à-dire au prix de la marchandise à son arrivée au port de destination. Elle constitue un indicateur important pour les différents acteurs de la filière, mais <strong>ne correspond pas directement au prix payé aux producteurs au bord du champ</strong>.</p><p><strong>Un prix CAF à distinguer du prix bord-champ</strong></p><p>Le prix de référence CAF sert notamment de base aux transactions entre les différents maillons de la chaîne. Une fois les coûts logistiques, les marges des intermédiaires et les prélèvements applicables pris en compte, le niveau de référence contribue à déterminer les conditions de rémunération des producteurs.</p><p>À <strong>3 654 FCFA le kilogramme</strong>, le niveau annoncé offre donc un signal favorable aux acteurs de la filière. Toutefois, son impact réel sur les revenus des planteurs dépendra des prix effectivement pratiqués dans les bassins de production.</p><p>Les écarts peuvent notamment varier selon la <strong>qualité des fèves, la zone de production, les conditions de commercialisation et le pouvoir de négociation des producteurs et des acheteurs</strong>.</p><p><strong>Le Cameroun profite du regain des cours mondiaux</strong></p><p>Cette évolution intervient dans un contexte international marqué par une forte volatilité du marché du cacao. Les difficultés de production observées ces dernières années dans plusieurs grands pays producteurs d’Afrique de l’Ouest ont contribué à maintenir les cours internationaux à des niveaux élevés.</p><p>Maladies des cacaoyers, vieillissement des plantations et perturbations climatiques ont notamment affecté l&rsquo;offre mondiale. Le Cameroun bénéficie ainsi indirectement de cette situation, même si sa production reste nettement inférieure à celle des principaux producteurs mondiaux.</p><p>Le pays figure parmi les principaux producteurs mondiaux de cacao et la filière constitue une source importante de revenus pour les exploitations agricoles ainsi que de recettes d’exportation.</p><p><a href="https://financesao.com/cote-divoire-le-prix-du-cacao-chute-a-1-200-fcfa-pour-2026-2027/"><strong><em>Lire aussi : Côte d’Ivoire : le prix du cacao chute à 1 200 FCFA pour 2026-2027</em></strong></a></p><p><strong>La traçabilité devient un enjeu majeur</strong></p><p>Le niveau des prix n’est toutefois pas le seul défi auquel la filière camerounaise doit faire face. L&rsquo;accès aux principaux marchés internationaux impose désormais des exigences croissantes en matière de <strong>traçabilité, de durabilité et de lutte contre la déforestation</strong>.</p><p>Pour les producteurs et les exportateurs camerounais, la capacité à démontrer l&rsquo;origine des fèves et leur conformité aux nouvelles exigences des marchés internationaux devient donc un facteur déterminant de compétitivité.</p><p>Cette évolution impose également aux coopératives et aux autres acteurs de la chaîne de renforcer leurs systèmes de collecte et de suivi des productions.</p><p><strong>La transformation locale au cœur des enjeux</strong></p><p>Au-delà de la hausse du prix de référence, la question de la <strong>transformation locale du cacao</strong> reste stratégique pour le Cameroun.</p><p>Le développement des capacités de transformation permettrait au pays de conserver davantage de valeur ajoutée sur son territoire, plutôt que de dépendre principalement de l&rsquo;exportation de fèves brutes.</p><p>Cette ambition suppose toutefois de trouver un équilibre entre les intérêts des producteurs, des exportateurs et des industriels locaux. Un prix élevé des fèves peut améliorer les revenus agricoles, mais il peut également augmenter les coûts d&rsquo;approvisionnement des transformateurs camerounais confrontés à la concurrence des acheteurs internationaux.</p><p><strong>Les producteurs veulent une meilleure transmission des prix</strong></p><p>Pour les organisations de producteurs, le principal enjeu reste désormais la <strong>transmission effective des niveaux de prix internationaux jusqu&rsquo;au producteur</strong>.</p><p>Le prix CAF de <strong>3 654 FCFA le kilogramme</strong> constitue un indicateur favorable, mais il ne garantit pas à lui seul une amélioration équivalente du revenu des planteurs.</p><p>La transparence des mécanismes de commercialisation, l&rsquo;amélioration de la qualité des fèves, le renforcement des coopératives et le développement de la transformation locale seront donc déterminants pour permettre à la filière camerounaise de tirer pleinement profit de la conjoncture actuelle.</p><p><strong>Avec ce nouveau repère de 3 654 FCFA le kilogramme, la campagne 2026-2027 démarre ainsi dans un environnement favorable sur le plan des prix. Reste à savoir quelle part de cette valeur se traduira concrètement dans le revenu des producteurs camerounais.</strong></p>								</div>
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		<title>Burkina Faso : 500 éleveurs soutenus pour relancer l’aviculture</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Sep 2026 08:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture et Commodités]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Aviculture]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Burkina Faso : 500 éleveurs soutenus pour relancer l’aviculture Le Burkina Faso veut accélérer la relance de sa filière avicole à travers l’opération « Zéro poulailler vide ». Lancée dans le cadre de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028, l’initiative prévoit d’accompagner 500 promoteurs disposant déjà d’infrastructures adaptées. Présentée le 21 août 2026 à Ouagadougou [&#8230;]</p>
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									<h1>Burkina Faso : 500 éleveurs soutenus pour relancer l’aviculture</h1><p class="isselectedend">Le Burkina Faso veut accélérer la relance de sa filière avicole à travers l’opération « Zéro poulailler vide ». Lancée dans le cadre de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028, l’initiative prévoit d’accompagner <strong>500 promoteurs</strong> disposant déjà d’infrastructures adaptées.</p><p class="isselectedend">Présentée le 21 août 2026 à Ouagadougou par le Directeur général des productions animales, Emmanuel Ulrich Yisso Bakoné, l’opération vise à remettre en activité des exploitations à l’arrêt, renforcer celles qui produisent déjà et soutenir de nouvelles initiatives.</p><h3>Deux kits d’élevage pour 500 bénéficiaires</h3><p class="isselectedend">Le dispositif repose sur deux modèles adaptés aux réalités des exploitations modernes et traditionnelles.</p><p class="isselectedend">Pour l’élevage moderne de reproduction, chaque bénéficiaire recevra un kit d’une valeur de <strong>2,14 millions FCFA</strong>. Il comprend 1 000 poussins de race ou de souche locale améliorée, 3 350 kg d’aliments ainsi que des produits vétérinaires et un accompagnement sanitaire.</p><p class="isselectedend">Le kit destiné à l’élevage traditionnel est évalué à <strong>1,335 million FCFA</strong>. Il prévoit 100 volailles adultes, dont 10 coqs et 90 poules, ainsi que 2 000 kg d’aliments couvrant six mois d’élevage.</p><p class="isselectedend">Sur la base de ces montants, la valeur théorique des kits pourrait atteindre <strong>plus de 867,5 millions FCFA</strong> si les 500 bénéficiaires étaient répartis entre les deux catégories.</p><h3>Des exploitations sélectionnées selon leurs capacités</h3><p class="isselectedend">L’opération ne s’adresse pas à tous les candidats indistinctement. Les promoteurs doivent disposer d’infrastructures et d’équipements adaptés à la conduite de l’activité.</p><p class="isselectedend">Pour le volet moderne, les exploitations doivent notamment pouvoir accueillir au moins 1 000 poussins par cycle et être engagées dans la production de poulets de chair. Les bénéficiaires du volet traditionnel devront, pour leur part, disposer d’un site pouvant accueillir au moins 100 volailles adultes.</p><p class="isselectedend">La sélection doit s&rsquo;effectuer en plusieurs étapes, allant de l&rsquo;inscription en ligne à l&rsquo;inspection physique des exploitations, avant l&rsquo;établissement de la liste définitive des bénéficiaires.</p><h3>Une sélection entièrement digitalisée</h3><p class="isselectedend">Le ministère mise également sur la digitalisation pour renforcer la transparence du processus. Les inscriptions ont débuté le <strong>24 août 2026</strong> sur la plateforme dédiée à l&rsquo;opération.</p><p class="isselectedend">Après la présélection des dossiers, les services techniques procéderont à des visites de terrain afin de vérifier les informations déclarées et la conformité des infrastructures. Les promoteurs retenus devront ensuite signer un engagement, suivre une formation et bénéficier d’un accompagnement technique durant la mise en œuvre.</p><p class="isselectedend">Cette organisation doit permettre de limiter les risques de détournement du dispositif et de s’assurer que les ressources mobilisées bénéficient effectivement aux exploitations ciblées.</p><h3>Soutenir toute la chaîne de valeur avicole</h3><p class="isselectedend">Au-delà du soutien direct aux éleveurs, l&rsquo;opération devrait également bénéficier aux autres acteurs de la filière. À l’exception des produits vétérinaires, les composantes des kits seront acquises auprès d’opérateurs locaux.</p><p class="isselectedend">L’achat de poussins et d’aliments auprès de fournisseurs nationaux doit ainsi créer un effet d’entraînement sur les différentes activités liées à l’aviculture. Le dispositif entend donc agir simultanément sur la production, l’approvisionnement et la commercialisation.</p><p class="isselectedend">Cette approche répond à plusieurs difficultés qui pèsent sur la filière burkinabè, notamment le coût des aliments, la disponibilité de poussins de qualité, l&rsquo;accès au financement et les problèmes sanitaires.</p><h3>Miser sur une relance durable</h3><p class="isselectedend">L’un des enjeux majeurs de « Zéro poulailler vide » réside dans la pérennisation des exploitations après l’appui initial. Les bénéficiaires devront s’engager à poursuivre leur activité au-delà de la période couverte par le kit.</p><p class="isselectedend">Le gouvernement cherche ainsi à dépasser une logique de soutien ponctuel pour favoriser la création d’exploitations capables de maintenir leur production dans la durée.</p><p>À travers cette opération, les autorités burkinabè veulent accroître l’offre nationale de produits avicoles, soutenir les revenus des producteurs et contribuer à la disponibilité des protéines animales. La réussite du dispositif dépendra toutefois de la capacité des bénéficiaires à maintenir leurs exploitations en activité, mais aussi de l’évolution des coûts des intrants et de l’accès durable au marché.</p>								</div>
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		<title>Côte d’Ivoire : le prix du cacao chute à 1 200 FCFA pour 2026-2027</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 12:20:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture et Commodités]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Cacao]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d'Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[prix bord champ]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Côte d’Ivoire : le cacao et le café changent de prix Les producteurs ivoiriens de cacao et de café connaissent désormais les prix minimums garantis pour la campagne 2026-2027. À l’ouverture de la nouvelle campagne, ce mardi 1er septembre, le gouvernement ivoirien a fixé le prix du cacao à 1 200 FCFA le kilogramme, tandis [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="34007" class="elementor elementor-34007">
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									<p><strong>Côte d’Ivoire : le cacao et le café changent de prix</strong></p><p>Les producteurs ivoiriens de cacao et de café connaissent désormais les prix minimums garantis pour la campagne 2026-2027. À l’ouverture de la nouvelle campagne, ce mardi 1er septembre, le gouvernement ivoirien a fixé le <strong>prix du cacao à 1 200 FCFA le kilogramme</strong>, tandis que celui du <strong>café s’établit à 1 300 FCFA le kilogramme</strong>.</p><p>L’annonce a été faite par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, <strong>Bruno Nabagné Koné</strong>, lors de la 10ᵉ édition des Journées nationales du Cacao et du Chocolat (JNCC), organisée au Parc des expositions d’Abidjan, à Port-Bouët.</p><p>Cette nouvelle grille tarifaire intervient dans un contexte marqué par le recul des cours internationaux du cacao après les niveaux exceptionnellement élevés enregistrés fin 2024.</p><p><a href="https://financesao.com/cote-divoire-annonce-dune-baisse-du-prix-du-cacao/"><strong><em>Lire aussi : Côte d’Ivoire : annonce d’une baisse du prix du cacao</em></strong></a></p><p><strong>Un recul de 57 % pour le prix du cacao</strong></p><p>La nouvelle campagne marque une forte baisse du prix garanti aux producteurs.</p><p>Pour la campagne 2025-2026, le kilogramme de cacao était rémunéré à <strong>2 800 FCFA</strong> au bord champ. Il passe désormais à <strong>1 200 FCFA</strong>, soit une diminution de <strong>1 600 FCFA par kilogramme</strong>, correspondant à une baisse d&rsquo;environ <strong>57 %</strong>.</p><p>Le café connaît également un repli, mais dans une proportion moins importante. Son prix passe de <strong>1 700 FCFA à 1 300 FCFA le kilogramme</strong>, soit une baisse de <strong>400 FCFA</strong>, équivalente à environ <strong>24 %</strong>.La configuration est particulièrement notable pour le cacao. Pour la première fois depuis plusieurs années, son prix minimum garanti se retrouve <strong>inférieur à celui du café</strong>.</p><p><strong>Les cours mondiaux du cacao sous pression</strong></p><p>Cette baisse intervient alors que le marché international du cacao s&rsquo;est fortement retourné après les sommets atteints fin 2024.</p><p>À cette période, la tonne de cacao avait approché les <strong>13 000 dollars</strong> sur les marchés de Londres et de New York. Les cours ont ensuite connu une importante correction, évoluant autour de <strong>3 000 à 3 900 dollars la tonne au premier semestre 2026</strong>.</p><p>Fin août, le marché a toutefois montré des signes de reprise. La tonne de cacao s&rsquo;échangeait autour de <strong>4 300 à 4 400 dollars à Londres</strong> sur l&rsquo;échéance de septembre. Cette remontée reste néanmoins très éloignée des niveaux records observés quelques mois auparavant.</p><p>Le marché reste par ailleurs attentif à l&rsquo;évolution des perspectives de production mondiale pour la campagne 2026-2027, plusieurs opérateurs ayant revu à la baisse leurs prévisions d&rsquo;excédent.</p><p><strong>Le café suit une trajectoire différente</strong></p><p>L&rsquo;évolution du marché du café est différente de celle du cacao.</p><p>Fin août, le <strong>robusta</strong> se maintenait autour de <strong>3 500 dollars la tonne à Londres</strong>. À New York, l&rsquo;<strong>arabica</strong> bénéficiait pour sa part d&rsquo;une dynamique plus favorable, notamment en raison des retards de récolte observés au Brésil, premier producteur mondial de café.</p><p>Cette situation contribue à expliquer pourquoi la baisse du prix garanti du café est moins prononcée que celle enregistrée pour le cacao en Côte d&rsquo;Ivoire.</p><p><strong>Le cacao reste stratégique pour l&rsquo;économie ivoirienne</strong></p><p>Malgré la forte correction des prix, le cacao demeure au cœur de l&rsquo;économie agricole ivoirienne.</p><p>La <strong>Côte d&rsquo;Ivoire conserve son statut de premier producteur mondial de cacao</strong> et représente environ <strong>40 % de l&rsquo;offre mondiale</strong>. La filière fait vivre directement et indirectement plusieurs millions de personnes à travers les producteurs, les coopératives, les négociants, les exportateurs et les entreprises de transformation.</p><p>Le cacao représente également une part importante des recettes extérieures du pays. Selon les estimations couramment avancées, la filière pèse entre <strong>15 % et 20 % du PIB</strong> et génère environ <strong>40 % des recettes d&rsquo;exportation</strong> ivoiriennes.</p><p>Le café occupe lui aussi une place historique dans l&rsquo;agriculture d&rsquo;exportation de la Côte d&rsquo;Ivoire. Les deux filières constituent ainsi un secteur stratégique pour les revenus ruraux et les échanges commerciaux du pays.</p><p><strong>Les JNCC au cœur des enjeux de la filière</strong></p><p>La fixation des nouveaux prix constitue l&rsquo;un des principaux temps forts de la <strong>10ᵉ édition des Journées nationales du Cacao et du Chocolat</strong>.</p><p>Ce rendez-vous réunit producteurs, coopératives, transformateurs, opérateurs économiques et pouvoirs publics autour des principaux défis des filières café-cacao.</p><p>Au-delà de la question du prix bord champ, les discussions portent notamment sur la transformation locale, la compétitivité des producteurs, la durabilité des chaînes de valeur et l&rsquo;avenir de ces deux cultures stratégiques.</p><p><strong>Un nouveau défi pour les producteurs ivoiriens</strong></p><p>Avec un prix garanti ramené à <strong>1 200 FCFA le kilogramme</strong>, les producteurs de cacao abordent la campagne 2026-2027 dans un environnement beaucoup moins favorable que celui de la campagne précédente.</p><p>Le principal enjeu sera désormais de préserver les revenus des producteurs tout en maintenant la compétitivité de la filière ivoirienne face aux fluctuations des marchés internationaux.</p><p>Pour le gouvernement, la nouvelle campagne ouvre ainsi une période délicate : <strong>accompagner les producteurs face au recul des cours tout en consolidant la transformation et la création de valeur autour du cacao et du café ivoiriens</strong>.</p>								</div>
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		<title>Coton : le Bénin, 1er producteur de la zone CFA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture et Commodités]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[BENIN]]></category>
		<category><![CDATA[Coton]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Bénin s’est hissé au premier rang des producteurs de coton-graine de la zone CFA au titre de la campagne 2025-2026, avec une production de 533 590 tonnes. Cette performance intervient toutefois dans un contexte difficile pour la filière cotonnière régionale, puisque la production béninoise a reculé de 16,3 % sur un an. Le changement [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="33799" class="elementor elementor-33799">
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									<p>Le <strong>Bénin</strong> s’est hissé au premier rang des producteurs de coton-graine de la zone CFA au titre de la campagne 2025-2026, avec une production de <strong>533 590 tonnes</strong>. Cette performance intervient toutefois dans un contexte difficile pour la filière cotonnière régionale, puisque la production béninoise a reculé de <strong>16,3 %</strong> sur un an.</p><p>Le changement de leadership s’explique donc moins par une progression de la production béninoise que par le recul particulièrement marqué des principaux concurrents, notamment le Mali. À l’échelle de la zone CFA, la production s’est établie à <strong>1,98 million de tonnes</strong>, soit une baisse de <strong>14,2 %</strong> sur un an.</p><p><strong>Le Bénin devient leader malgré une baisse de production</strong></p><p>Avec 533 590 tonnes récoltées, le Bénin devance désormais le Mali, qui occupait auparavant la première place. La production malienne est tombée à <strong>397 540 tonnes</strong>, contre 656 751 tonnes lors de la campagne précédente, soit une chute de <strong>39,5 %</strong>.</p><p>Le Burkina Faso arrive derrière avec <strong>313 042 tonnes</strong>, en hausse de 7 %. La Côte d’Ivoire suit de très près avec <strong>310 407 tonnes</strong>, tandis que le Cameroun a produit environ 11,9 % de moins que lors de la campagne précédente.</p><p>Cette nouvelle hiérarchie traduit ainsi une recomposition du paysage cotonnier régional plutôt qu’un véritable regain de vigueur de la filière.</p><p><a href="https://financesao.com/coton-le-benin-leader-ouest-africain-avec-647-290-tonnes/"><strong><em>Lire aussi : Coton : le Bénin, leader ouest-africain avec 647 290 tonnes</em></strong></a></p><p><strong>Une production régionale en forte contraction</strong></p><p>La baisse enregistrée en 2025-2026 confirme une tendance déjà observée lors de la campagne précédente.</p><p>Selon les données du <strong>Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA)</strong>, la production de la zone CFA a diminué de <strong>14,2 %</strong>, pour atteindre 1,98 million de tonnes.</p><p>En deux campagnes, les volumes récoltés ont ainsi diminué de près de <strong>24 %</strong>. Cette contraction constitue un signal préoccupant pour une filière qui occupe une place importante dans les économies et les revenus ruraux de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.</p><p><strong>Le Mali lourdement pénalisé</strong></p><p>La principale rupture de la campagne 2025-2026 vient du Mali. Après avoir produit 656 751 tonnes en 2024-2025, le pays a vu ses volumes chuter à 397 540 tonnes.</p><p>Cette baisse de <strong>39,5 %</strong> intervient dans un environnement marqué par d’importants défis sécuritaires et agricoles. Le rendement malien s’est également établi à seulement <strong>745 kg par hectare</strong>, figurant parmi les niveaux les plus faibles de la zone.</p><p>La situation malienne pèse fortement sur les performances régionales, compte tenu du poids traditionnel du pays dans la production cotonnière de la zone CFA.</p><p><strong>Le Burkina Faso affiche une meilleure résistance</strong></p><p>À l’inverse, le <strong>Burkina Faso</strong> affiche une progression de sa production de 7 %, à <strong>313 042 tonnes</strong>.</p><p>Cette performance est d’autant plus notable que le pays évolue lui aussi dans un environnement marqué par des contraintes sécuritaires et climatiques. Elle témoigne d’une certaine capacité de résistance de la filière burkinabè, même si les volumes restent nettement inférieurs à ceux du Bénin et du Mali.</p><p>La Côte d’Ivoire conserve également une position importante avec <strong>310 407 tonnes</strong>, un niveau relativement stable par rapport à la campagne précédente.</p><p><strong>Des rendements très différents selon les pays</strong></p><p>Au-delà des volumes produits, les écarts de rendement mettent en évidence les différences de performance entre les filières nationales.</p><p>Le <strong>Cameroun</strong> affiche le meilleur rendement de la zone avec <strong>1 268 kg par hectare</strong>. Le Sénégal et la Côte d’Ivoire dépassent également la tonne à l’hectare.</p><p>À l’opposé, le Mali et le Tchad affichent des rendements inférieurs à 750 kg par hectare. Ces écarts peuvent notamment s’expliquer par les conditions climatiques, l’accès aux intrants, les pratiques culturales, l’encadrement des producteurs et les capacités d’accompagnement des filières.</p><p><strong>Le coton face au climat et aux attaques de jassides</strong></p><p>La contraction de la production régionale intervient alors que les producteurs doivent faire face à plusieurs difficultés.</p><p>Les <strong>attaques de jassides</strong>, des insectes particulièrement nuisibles aux cotonniers, ont affecté plusieurs zones de production. Les irrégularités pluviométriques ont également pesé sur les rendements.</p><p>À ces facteurs s’ajoutent les difficultés structurelles propres à certains pays, notamment les problèmes d’accès aux intrants, les contraintes logistiques et, dans certaines zones, l’insécurité qui perturbe les activités agricoles et les circuits de commercialisation.</p><p>La rentabilité de la production constitue également un enjeu majeur dans un contexte marqué par l’évolution des prix internationaux du coton et le coût élevé de certains intrants agricoles.</p><p><strong>Le dynamisme des petits producteurs ne suffit pas</strong></p><p>Certains pays enregistrent néanmoins des progressions significatives. Le Sénégal affiche ainsi une hausse de <strong>62,2 %</strong>, tandis que le Togo et le Tchad progressent chacun de <strong>30,3 %</strong>.</p><p>Ces performances restent toutefois insuffisantes pour compenser les pertes enregistrées chez les principaux producteurs de la zone.</p><p>Le cas du Bénin est particulièrement révélateur : le pays devient numéro un alors même que sa production recule de 16,3 %. Le changement de classement résulte donc principalement de la chute des volumes de ses concurrents.</p><p><strong>Une filière appelée à se transformer</strong></p><p>La campagne 2025-2026 met ainsi en évidence la vulnérabilité de la filière cotonnière de la zone CFA. La baisse des volumes sur deux années consécutives pose la question de la capacité des producteurs à faire face simultanément aux risques climatiques, aux pressions parasitaires, aux contraintes sécuritaires et aux évolutions du marché mondial.</p><p>Pour les pays producteurs, l’amélioration des rendements constitue l’un des principaux leviers pour préserver la compétitivité de la filière. Elle passe notamment par un meilleur accès aux intrants, la diffusion de techniques culturales adaptées, le renforcement de l’encadrement des producteurs et l’adaptation aux changements climatiques.</p><p>La diversification des activités agricoles et le développement de la transformation locale du coton pourraient également permettre de mieux valoriser la production et de réduire la dépendance aux exportations de coton-graine.</p><p><strong>Le leadership béninois ne doit pas masquer la crise régionale</strong></p><p>Le Bénin occupe désormais la première place de la production cotonnière dans la zone CFA avec <strong>533 590 tonnes</strong>, mais ce nouveau leadership intervient dans une période de contraction généralisée.</p><p>Avec une production régionale ramenée à <strong>1,98 million de tonnes</strong>, la filière a perdu près d’un quart de ses volumes en deux campagnes. Le recul du Mali constitue le principal facteur de cette recomposition, tandis que la progression du Burkina Faso montre que des trajectoires différentes restent possibles.</p><p>Le véritable enjeu pour la région ne sera donc pas seulement de savoir quel pays occupera la première place du classement, mais de parvenir à <strong>relancer durablement la production, améliorer les rendements et renforcer la résilience des filières cotonnières face aux chocs climatiques, sécuritaires et économiques</strong>.</p>								</div>
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		<title>Niger : une nouvelle politique agricole pour 2027-2035</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 15:16:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture et Commodités]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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		<category><![CDATA[politique agricole]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Niger prépare une nouvelle politique nationale de l’Agriculture pour la période 2027-2035. Le processus d’élaboration du document stratégique et de son premier plan d’action 2027-2029 a été officiellement lancé le 17 août 2026 à Niamey par le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le Colonel Mahaman El Hadji Ousmane. Cette nouvelle politique doit servir [&#8230;]</p>
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									<p><strong>Le Niger prépare une nouvelle politique nationale de l’Agriculture pour la période 2027-2035.</strong> Le processus d’élaboration du document stratégique et de son premier plan d’action 2027-2029 a été officiellement lancé le 17 août 2026 à Niamey par le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le Colonel Mahaman El Hadji Ousmane.</p><p>Cette nouvelle politique doit servir de cadre de référence aux interventions publiques et aux investissements dans le secteur rural. Elle vise notamment à renforcer la productivité agricole, la résilience face aux changements climatiques et la sécurité alimentaire du pays.</p><p><strong>Capitaliser les stratégies agricoles existantes</strong></p><p>La future politique nationale de l’Agriculture doit s’appuyer sur plusieurs initiatives déjà engagées au Niger. Elle intégrera notamment le <strong>programme de grande irrigation</strong>, la stratégie de gestion durable des terres, les stratégies de développement de la pêche et de l’aquaculture, de la riziculture et de la petite irrigation.</p><p>Le document prendra également en compte la politique foncière rurale, la stratégie de développement durable de l’élevage ainsi que la stratégie recherche-formation-innovation pour l’agriculture à moyen et long terme, dans le cadre de la vision Niger 2040.</p><p>Les énergies renouvelables et l’entrepreneuriat des jeunes figurent également parmi les domaines appelés à être intégrés dans cette nouvelle architecture stratégique.</p><p><strong>Un processus basé sur les consultations régionales</strong></p><p>L’élaboration de la politique sera pilotée par deux structures : un <strong>comité de pilotage</strong>, chargé de l’orientation et de la prise de décisions, et un <strong>comité technique</strong>, qui assurera la coordination des travaux.</p><p>Le gouvernement prévoit également une large participation des acteurs locaux. Chaque région devra organiser des consultations à travers des ateliers départementaux et régionaux réunissant les différentes parties prenantes du secteur agricole.</p><p>Cette approche doit permettre de prendre en compte les réalités et les potentialités propres à chaque territoire dans la définition des priorités nationales.</p><p><strong>Agriculture : un secteur stratégique pour l’économie nigérienne</strong></p><p>L’importance de cette réforme s’explique par le poids considérable de l’agriculture dans l’économie du Niger. Selon Johan Mistiaen, chef de file des partenaires techniques et financiers, le secteur contribue à <strong>environ 42 % du PIB et emploie près de 80 % de la population active</strong>.</p><p>Malgré cette importance, le secteur demeure exposé à de nombreux risques, notamment les aléas climatiques, les déficits hydriques et les difficultés d&rsquo;accès aux ressources productives et aux financements.</p><p>La nouvelle politique devra donc favoriser le passage d’une agriculture vulnérable aux chocs à une agriculture <strong>plus résiliente, productive et créatrice de valeur ajoutée</strong>.</p><p><a href="https://financesao.com/niger-la-bad-accorde-180-millions-aux-jeunes-agripreneurs/"><strong><em>Lire aussi : Niger : la BAD accorde 180 millions $ aux jeunes agripreneurs</em></strong></a></p><p><strong>Miser sur la résilience climatique et l’innovation</strong></p><p>Pour les autorités, la transformation du secteur agricole ne pourra pas se limiter à l’augmentation des volumes de production. Elle devra également intégrer les enjeux liés à la transition écologique et à la résilience climatique.</p><p>Le gouvernement souhaite notamment encourager des modèles de production <strong>économes en eau, respectueux des ressources naturelles et capables de générer davantage de valeur ajoutée localement</strong>.</p><p>La mobilisation de nouveaux investissements constituera également un enjeu majeur afin de renforcer la capacité des producteurs et des différents acteurs des chaînes de valeur à faire face aux risques climatiques et économiques.</p><p><strong>Une attention particulière aux femmes et aux jeunes</strong></p><p>Les partenaires techniques et financiers insistent également sur la nécessité d&rsquo;améliorer l’accès des femmes aux ressources productives, au financement, aux technologies et aux marchés.</p><p>Une meilleure intégration des femmes et des jeunes dans les chaînes de valeur agricoles doit permettre d’élargir les opportunités économiques et de renforcer la création d’emplois dans les territoires.</p><p>Cette orientation rejoint les objectifs du nouveau cadre de partenariat pays du Groupe de la Banque mondiale pour le Niger, qui place notamment la productivité agricole, la sécurité alimentaire, l’emploi et la résilience au cœur de ses priorités.</p><p><strong>Une feuille de route jusqu’en 2035</strong></p><p>À terme, la <strong>Politique nationale de l’Agriculture 2027-2035</strong> devra constituer le principal cadre stratégique du secteur rural nigérien. Son plan d’action 2027-2029 permettra de traduire les orientations retenues en mesures et programmes opérationnels.</p><p>Pour le gouvernement, l’enjeu est désormais de transformer les consultations et les orientations en une stratégie réaliste, financée et adaptée aux contraintes du pays.</p><p>Une fois adopté, le document devrait ainsi servir de <strong>cadre de référence pour l’ensemble des interventions dans le secteur agricole et rural au Niger</strong>, avec l’ambition de renforcer durablement la sécurité alimentaire, les revenus ruraux et la résilience de l’économie face aux changements climatiques.</p>								</div>
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		<title>Côte d’Ivoire : 300 milliards FCFA de la BNI pour la prochaine campagne cacao</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture et Commodités]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[BNI]]></category>
		<category><![CDATA[Cacao]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d'Ivoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Côte d’Ivoire : la BNI mobilise 300 milliards FCFA pour le café-cacao À l’approche de l’ouverture de la campagne 2026-2027, la Banque Nationale d’Investissement (BNI) renforce son soutien à la filière café-cacao ivoirienne. La banque prévoit de mobiliser 300 milliards de FCFA pour accompagner producteurs, coopératives et entreprises, dans un contexte marqué par la réforme [&#8230;]</p>
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									<p><strong>Côte d’Ivoire : la BNI mobilise 300 milliards FCFA pour le café-cacao</strong></p><p><strong>À l’approche de l’ouverture de la campagne 2026-2027, la Banque Nationale d’Investissement (BNI) renforce son soutien à la filière café-cacao ivoirienne. La banque prévoit de mobiliser 300 milliards de FCFA pour accompagner producteurs, coopératives et entreprises, dans un contexte marqué par la réforme du calendrier de commercialisation et les incertitudes sur les cours mondiaux.</strong></p><p>La <strong>BNI</strong> entend jouer un rôle majeur dans le financement de la prochaine campagne café-cacao en Côte d’Ivoire. Le 20 août 2026 à Abidjan, lors de la 8ᵉ édition du <strong>Networking Café-Cacao BNI</strong>, son directeur général, <strong>Youssouf Fadiga</strong>, a annoncé une enveloppe de <strong>300 milliards de FCFA</strong> destinée aux acteurs de la filière.</p><p>Ce montant représente une progression de <strong>6 %</strong> par rapport à l&rsquo;enveloppe mobilisée lors de la précédente campagne.</p><p><strong>300 milliards pour financer la chaîne de valeur</strong></p><p>Les ressources annoncées doivent permettre de répondre aux différents besoins de financement des acteurs du secteur.</p><p>Producteurs, coopératives et entreprises pourront notamment utiliser ces financements pour <strong>l&rsquo;acquisition de matériel, le paiement des récoltes et le développement de leurs activités</strong>.</p><p>À travers cette enveloppe, la BNI cherche ainsi à renforcer son positionnement comme partenaire financier de référence d&rsquo;une filière qui occupe une place centrale dans l&rsquo;économie ivoirienne.</p><p>La banque a réaffirmé cette ambition lors de la rencontre organisée à Abidjan, qui a réuni différents acteurs de la chaîne de valeur, de la production jusqu&rsquo;à l&rsquo;exportation.</p><p><a href="https://financesao.com/cafe-cacao-la-bni-injecte-284-milliards-fcfa-pour-booster-la-campagne-2025-2026/"><strong><em>Lire aussi : Café-cacao : la BNI injecte 284 milliards FCFA pour booster la campagne 2025-2026</em></strong></a></p><p><strong>Une campagne 2026-2027 qui démarre plus tôt</strong></p><p>L&rsquo;annonce de la BNI intervient à quelques jours d&rsquo;une réforme importante du calendrier de commercialisation.</p><p>Pour la première fois, la <strong>campagne principale 2026-2027 débutera le 1er septembre 2026</strong>, contre le 1er octobre auparavant.</p><p>Le nouveau calendrier prévoit une campagne principale allant du <strong>1er septembre au 28 février</strong>, suivie d&rsquo;une campagne intermédiaire du <strong>1er mars au 31 août</strong>.</p><p>Cette modification vise notamment à accélérer l&rsquo;écoulement des fèves, à améliorer la régulation du marché et à sécuriser les opérations des différents acteurs de la filière.</p><p><strong>Le prix bord champ très attendu</strong></p><p>L&rsquo;ouverture anticipée de la campagne intervient alors que les producteurs restent particulièrement attentifs à la fixation du nouveau prix bord champ.</p><p>Lors de la campagne 2025-2026, le prix garanti avait atteint un niveau historique de <strong>2 800 FCFA le kilogramme</strong> au début de la campagne principale. Mais la forte baisse des cours internationaux avait ensuite entraîné une réduction importante du prix applicable à la campagne intermédiaire, fixé à <strong>1 200 FCFA/kg</strong>.</p><p>Le niveau qui sera retenu pour la campagne 2026-2027 constituera donc un indicateur majeur pour les producteurs et l&rsquo;ensemble de la chaîne de valeur.</p><p><strong>Des perspectives de production plus prudentes</strong></p><p>Après une campagne 2025-2026 exceptionnelle, avec une production estimée à plus de <strong>2 millions de tonnes</strong>, les perspectives apparaissent moins favorables pour la nouvelle saison.</p><p>Les prévisions tablent sur une récolte comprise entre <strong>1,7 et 1,8 million de tonnes</strong>. Cette baisse attendue s&rsquo;explique notamment par des conditions climatiques moins favorables et la progression du <strong>swollen shoot</strong>, une maladie virale qui affecte les cacaoyers.</p><p>Dans ce contexte, l&rsquo;accès au financement devient particulièrement important pour permettre aux producteurs et aux entreprises de maintenir leurs capacités opérationnelles.</p><p><strong>La traçabilité au cœur de la nouvelle campagne</strong></p><p>La Côte d&rsquo;Ivoire poursuit également la modernisation de son système de commercialisation à travers le renforcement de la <strong>traçabilité du cacao</strong>.</p><p>Des expérimentations sont déjà menées dans certaines zones de production afin de permettre un meilleur suivi des fèves, depuis la parcelle jusqu&rsquo;à leur première commercialisation.</p><p>Autre changement majeur : <strong>la carte du producteur devient obligatoire à partir du 1er septembre 2026 pour vendre le cacao</strong>.</p><p>Cette mesure doit contribuer à mieux identifier les producteurs et à renforcer la transparence de la chaîne d&rsquo;approvisionnement.</p><p><strong>La BNI renforce son rôle dans une filière stratégique</strong></p><p>Avec cette enveloppe de <strong>300 milliards de FCFA</strong>, la BNI intervient donc à un moment charnière pour la filière ivoirienne.</p><p>Entre réforme du calendrier, incertitudes sur les prix internationaux, baisse attendue de la production et renforcement de la traçabilité, la campagne 2026-2027 s&rsquo;annonce particulièrement stratégique.</p><p>Pour la banque, le défi sera désormais de transformer cette capacité de financement en soutien concret à l&rsquo;ensemble de la chaîne de valeur, alors que la Côte d&rsquo;Ivoire cherche à préserver la compétitivité d&rsquo;une filière dont dépendent directement ou indirectement <strong>plus d&rsquo;un million de familles</strong>.</p>								</div>
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		<title>Angola : la BAD soutient la transformation des chaînes de valeur agricoles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 16:43:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture et Commodités]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique australe]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Angola]]></category>
		<category><![CDATA[BAD]]></category>
		<category><![CDATA[Banques Multilatérales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Angola : un projet agricole de la BAD pour toucher 1,2 million de personnes Le gouvernement angolais et le Groupe de la Banque africaine de développement ont lancé, le 16 juillet 2026, le projet de développement des chaînes de valeur agricoles dans la région orientale. L’initiative vise à accélérer la transformation du secteur agricole et [&#8230;]</p>
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									<p><strong>Angola : un projet agricole de la BAD pour toucher 1,2 million de personnes</strong></p><p>Le gouvernement angolais et le Groupe de la Banque africaine de développement ont lancé, le <strong>16 juillet 2026</strong>, le projet de développement des chaînes de valeur agricoles dans la région orientale. L’initiative vise à accélérer la transformation du secteur agricole et à faire de l’agriculture un moteur de diversification économique du pays.</p><p>Le projet devrait bénéficier à environ <strong>240 000 foyers</strong>, soit près de <strong>1,2 million de personnes</strong>, avec une attention particulière accordée à l’inclusion économique des <strong>femmes et des jeunes</strong>.</p><p><strong>Huit filières agricoles ciblées</strong></p><p>L’intervention entend favoriser l’émergence d’une agriculture plus moderne, résiliente et orientée vers les marchés. Elle ciblera plusieurs chaînes de valeur stratégiques, notamment les <strong>céréales, les haricots, le soja, les arachides, le manioc, le café, le cacao et l’huile de palme</strong>.</p><p>Une attention particulière sera accordée à la production de <strong>blé et de riz</strong>. L’objectif est notamment de contribuer à réduire la dépendance de l’Angola aux importations alimentaires, tout en renforçant les capacités de production des petits exploitants agricoles.</p><p>Le projet doit ainsi permettre aux producteurs d’améliorer leur accès aux <strong>connaissances, aux technologies, au financement et aux marchés</strong>, afin de favoriser le passage d’une agriculture principalement de subsistance à une agriculture davantage productive et commerciale.</p><p><strong>Le corridor de Lobito comme levier de développement</strong></p><p>La localisation du projet constitue également un atout stratégique. La région orientale de l’Angola bénéficie de sa proximité avec le <strong>corridor de Lobito</strong>, qui doit faciliter l’accès aux marchés et contribuer à renforcer les échanges.</p><p><a href="https://financesao.com/zambie-la-bad-mobilise-265-millions-pour-le-corridor-de-lobito/"><strong><em>Lire aussi : Zambie : la BAD mobilise 265 millions $ pour le corridor de Lobito</em></strong></a></p><p>La Banque africaine de développement mise ainsi sur le développement des infrastructures et des chaînes de valeur pour favoriser la croissance agricole, attirer davantage d’investissements privés et renforcer l’intégration des producteurs aux marchés.</p><p>Pour le ministre angolais de l’Agriculture et des Forêts, <strong>Isaac dos Anjos</strong>, cette initiative doit créer les conditions permettant aux familles agricoles d&rsquo;accéder à davantage de ressources et de débouchés.</p><p>« Le lancement du projet de développement des chaînes de valeur agricoles de la région orientale marque une étape importante dans la transformation du secteur agricole angolais », a-t-il déclaré.</p><p>Le ministre a également souligné que le projet s’inscrit dans la volonté du gouvernement de construire un secteur agricole <strong>moderne, durable et inclusif</strong>, capable de générer des revenus et des emplois tout en améliorant les conditions de vie dans les zones rurales.</p><p><strong>La BAD veut faire de l’agriculture un moteur de diversification</strong></p><p>Pour la Banque africaine de développement, l’enjeu dépasse l’augmentation de la production agricole. L’institution entend soutenir une approche intégrée associant <strong>infrastructures, expertise technique, innovation et développement du secteur privé</strong>.</p><p><strong>Pietro Toigo</strong>, représentant de la Banque africaine de développement en Angola et à São Tomé, estime que le projet doit permettre de mieux exploiter le potentiel agricole de la région orientale.</p><p>« Ce projet représente un investissement transformateur visant à accroître la productivité agricole, à renforcer les chaînes de valeur et à créer des opportunités économiques pour les hommes, les femmes et les jeunes », a-t-il déclaré.</p><p>Selon lui, l’investissement pourrait contribuer à faire de l’agriculture angolaise un socle pour <strong>l’industrialisation, la diversification économique et la croissance inclusive</strong>.</p><p><strong>Réduire les importations et renforcer la production locale</strong></p><p>À travers le développement des filières agricoles prioritaires, le projet cherche donc à agir simultanément sur plusieurs défis de l’économie angolaise : la dépendance aux importations alimentaires, la faible intégration des petits producteurs aux marchés, le manque d’opportunités économiques en milieu rural et la nécessité de diversifier une économie encore fortement dépendante des ressources extractives.</p><p>Avec un périmètre potentiel de <strong>1,2 million de bénéficiaires</strong>, l’initiative constitue ainsi un volet important du partenariat entre l’Angola et la Banque africaine de développement pour accélérer la transformation structurelle du pays.</p>								</div>
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		<title>Niger : la couverture des semis atteint 94 % à fin juillet 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 15:12:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture et Commodités]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Niger : les semis couvrent 94 % des villages suivis fin juillet 2026 La campagne agricole 2026 au Niger progresse, mais accuse un léger retard par rapport à l’année précédente. Selon le bulletin décadaire de juillet 2026 du ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, le taux national de couverture des semis s’établit à 94 %, [&#8230;]</p>
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									<p><strong>Niger : les semis couvrent 94 % des villages suivis fin juillet 2026</strong></p><p>La campagne agricole 2026 au Niger progresse, mais accuse un léger retard par rapport à l’année précédente. Selon le bulletin décadaire de juillet 2026 du ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, le <strong>taux national de couverture des semis s’établit à 94 %</strong>, soit <strong>13 182 villages sur 14 013 suivis</strong>.</p><p>Ce niveau reste toutefois inférieur à celui enregistré à la même période en 2025, lorsque la couverture des semis atteignait <strong>99 %</strong>. Le principal retard est enregistré dans la région de <strong>Diffa</strong>, où seulement <strong>57 % des villages suivis</strong> sont couverts.</p><p><strong>Une pluviométrie plus régulière, mais des pauses persistantes</strong></p><p>La troisième décade de juillet a été caractérisée par une amélioration de la régularité des pluies sur l’ensemble du territoire nigérien. Cette évolution favorise la poursuite des activités agricoles dans plusieurs zones du pays.</p><p>Cependant, certaines localités continuent de subir des <strong>pauses pluviométriques de 14 à 28 jours</strong>. Les régions de <strong>Diffa, Maradi, Tahoua, Tillabéri et Zinder</strong> sont notamment concernées.</p><p>Ces interruptions prolongées ont déjà provoqué des <strong>avortements de semis de mil</strong> dans certaines zones, accentuant les disparités entre les régions et entre les différentes zones agroécologiques.</p><p><strong>Les cultures progressent malgré les difficultés</strong></p><p>Sur le plan phénologique, les cultures se situent principalement entre les phases de <strong>levée et de levée avancée</strong>. Un début d’épiaison du mil est également observé dans plusieurs départements.</p><p>La situation phytosanitaire demeure, pour sa part, <strong>globalement maîtrisée</strong>, même si des infestations localisées sont signalées.</p><p>Cette évolution reste déterminante pour les perspectives de production céréalière, dans un pays où le calendrier des pluies et leur répartition géographique conditionnent fortement les rendements agricoles.</p><p><strong>Des prix céréaliers encore inférieurs à ceux de 2025</strong></p><p>Sur les marchés, les prix des céréales affichent une <strong>légère tendance à la hausse</strong> par rapport à la décade précédente. Ils restent néanmoins nettement inférieurs aux niveaux observés à la même période en 2025.</p><p>Cette situation constitue un élément relativement favorable pour l’approvisionnement des ménages, alors que le déroulement de la campagne agricole reste surveillé en raison des disparités pluviométriques.</p><p><strong>La situation pastorale s&rsquo;améliore progressivement</strong></p><p>Le bulletin fait également état d’une <strong>amélioration progressive de la situation pastorale</strong>. Des poches de sécheresse persistent toutefois dans le nord de Tahoua et dans certaines zones de Maradi.</p><p>Les conditions d’alimentation du bétail restent notamment difficiles, voire préoccupantes, dans la zone pastorale de <strong>Bermo</strong>, où les ressources disponibles demeurent insuffisantes.</p><p><strong>Une saison des pluies attendue globalement normale à excédentaire</strong></p><p>Les perspectives météorologiques restent néanmoins relativement favorables. En mai 2026, la Direction nationale de la météorologie avait prévu, pour la période <strong>juillet-août-septembre 2026</strong>, une saison des pluies <strong>normale à tendance excédentaire sur la bande agropastorale du Niger</strong>.</p><p>Les cumuls attendus devraient globalement être proches ou supérieurs aux moyennes enregistrées sur la période de référence <strong>1991-2020</strong>.</p><p>Pour l’agriculture nigérienne, l’enjeu sera désormais de transformer cette amélioration pluviométrique en conditions suffisamment régulières pour permettre aux cultures de poursuivre leur développement jusqu’à la récolte. L’évolution des pauses pluviométriques dans les zones déjà déficitaires, notamment à Diffa, restera donc un facteur déterminant pour la suite de la campagne 2026.</p>								</div>
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