Burkina Faso : les EPE affichent de solides performances financières en 2025
Les Établissements publics de l’État (EPE) et les Fonds nationaux ont enregistré des performances financières jugées remarquables au Burkina Faso au titre de l’exercice 2025. Réunis le vendredi 31 juillet 2026 à Ouagadougou, à l’occasion de la 27e Assemblée générale des EPE, les responsables des structures publiques ont dressé le bilan de leurs activités et examiné leur contribution au développement économique et social du pays.
La session, présidée par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, Président par délégation de l’Assemblée générale des EPE, s’est tenue autour du thème : « La gestion des Établissements publics de l’État dans un contexte de Révolution progressiste populaire ».
Au-delà de l’évaluation des résultats financiers, cette rencontre traduit la volonté des autorités de renforcer la performance des structures publiques et d’en faire des instruments plus efficaces de transformation économique.
518,6 milliards de FCFA de ressources mobilisées par les établissements publics
Les données présentées lors de cette 27e Assemblée générale font ressortir une évolution favorable des performances des 106 Établissements publics de l’État et Fonds nationaux concernés par l’évaluation.
À eux seuls, les 88 établissements publics classiques ont mobilisé 518,6 milliards de FCFA de ressources au cours de l’année 2025.
Sur la même période, leurs dépenses se sont élevées à 405,6 milliards de FCFA, tandis que leur trésorerie finale a atteint 172,3 milliards de FCFA.
Ces chiffres témoignent, selon les résultats présentés, d’une situation financière globalement solide des établissements publics, malgré les contraintes auxquelles sont confrontées les finances publiques et l’économie nationale.
Un taux d’autofinancement supérieur au seuil de référence
L’un des principaux indicateurs mis en avant lors de la rencontre concerne la capacité d’autofinancement des établissements publics.
Le taux d’autofinancement des 88 établissements publics classiques s’est établi à 27,88 %, dépassant ainsi le seuil de référence fixé à 20 %.
Cette performance traduit une capacité accrue des structures concernées à générer des ressources propres pour financer une partie de leurs activités et réduire leur dépendance aux financements publics.
Pour les autorités, l’amélioration de cet indicateur constitue un enjeu majeur dans la recherche d’une gestion plus efficace et plus soutenable des établissements publics.
Une meilleure capacité d’autofinancement permet notamment de renforcer la résilience financière des structures, de soutenir leurs investissements et de garantir une plus grande continuité dans la fourniture des services publics.
Les Fonds nationaux injectent 314,7 milliards de FCFA dans l’économie
Les Fonds nationaux ont également affiché des résultats significatifs au titre de l’exercice 2025.
Selon les données communiquées, ils ont mobilisé 371,8 milliards de FCFA de ressources et injecté 314,7 milliards de FCFA dans l’économie nationale.
Leur taux d’autofinancement s’est établi à 111,27 %, soit plus de cinq fois le seuil de référence de 20 %.
Ce niveau particulièrement élevé traduit, selon les résultats présentés, une capacité importante de ces instruments publics à générer et mobiliser les ressources nécessaires au financement de leurs missions.
À travers leurs interventions, les Fonds nationaux contribuent ainsi au financement de différentes politiques et actions de développement économique et social.
Des performances financières à transformer en impact économique
Si les résultats financiers constituent un indicateur important de la santé des structures publiques, le gouvernement entend désormais aller plus loin.
L’objectif affiché est de faire des Établissements publics de l’État de véritables leviers de transformation économique et sociale.
La performance financière ne doit donc pas être considérée comme une finalité en soi. Elle doit également permettre aux EPE de renforcer leur capacité à créer de la valeur, soutenir l’activité économique et améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Cette orientation implique notamment une gestion plus rigoureuse des ressources, une meilleure efficacité opérationnelle et une capacité accrue à répondre aux priorités nationales de développement.
Les EPE appelés à jouer un rôle central dans l’action publique
La 27e Assemblée générale s’inscrit dans une volonté de repositionner les établissements publics au cœur de la stratégie de développement du Burkina Faso.
Dans le contexte de la Révolution progressiste populaire, les autorités souhaitent renforcer leur rôle en tant qu’acteurs de la transformation économique.
Les EPE sont ainsi appelés à contribuer davantage à la création de valeur et à la mobilisation des ressources nécessaires au financement du développement.
Cette ambition suppose également de consolider leur gouvernance, d’améliorer leurs performances et de renforcer leur capacité à produire des résultats mesurables.
Une nouvelle étape pour la gestion des structures publiques
Les résultats de l’exercice 2025 offrent une base favorable pour poursuivre cette dynamique.
Avec 518,6 milliards de FCFA de ressources mobilisées par les établissements publics classiques et 371,8 milliards de FCFA par les Fonds nationaux, les structures évaluées disposent d’un poids financier significatif dans l’économie nationale.
L’enjeu pour les prochaines années sera de transformer cette capacité financière en impacts économiques et sociaux plus importants.
Cela passera notamment par une meilleure allocation des ressources, le renforcement de l’autofinancement et une plus grande efficacité dans la mise en œuvre des missions confiées aux structures publiques.
Vers des établissements publics davantage orientés vers la performance
La 27e Assemblée générale des EPE aura ainsi permis de mettre en évidence une amélioration des indicateurs financiers des structures publiques burkinabè au titre de 2025.
Le dépassement des seuils de référence en matière d’autofinancement constitue un signal positif pour la soutenabilité financière des établissements et des Fonds nationaux.
Mais au-delà des chiffres, le gouvernement entend désormais inscrire les EPE dans une logique de performance plus ambitieuse.
L’objectif est de faire de ces structures des pivots de l’action publique, capables de mobiliser efficacement les ressources, de soutenir la transformation économique et de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations.
La prochaine étape consistera donc à consolider les acquis financiers enregistrés en 2025 tout en veillant à ce que les performances des établissements publics se traduisent concrètement par davantage de valeur créée, d’investissements productifs et d’impact sur le développement socio-économique du Burkina Faso.







